Un parti politique, c’est avant tout une équipe. Une sorte de club de hockey où, quand l’identité est forte et qu’on gagne des victoires, tout semble aller comme sur des roulettes. Mais quand arrivent les jours sombres, c’est un peu comme si on n’arrivait même plus à patiner et à « acheter un but », selon la célèbre expression sportive.

C’est exactement ce qui arrive au PQ actuellement.

Tantôt on veut réviser le programme, tantôt changer le chef, tantôt « reprendre contact avec les régions », mais au fond est-ce que tout ceci ne camoufle pas le vrai problème du parti, son manque d’identité au niveau social?

Quand une équipe n’a pas d’identité, elle dépense son énergie à s’entre-déchirer, à organiser ou mater des rébellions internes, à contrôler son image et elle n’arrive à rien. Elle perd son temps à achever on ne sait trop quoi, et on a l’impression que chaque joueur « fait son temps » en espérant un miracle pouvant changer les choses. Puis ça bavasse, puis ça s’accuse, puis ça se défile, et ça continue, alouette!

Le Parti Québécois a perdu son identité en refusant de bien se situer sur l’échiquier gauche-droite. On ne peut plus affirmer simplement qu’on fera l’indépendance sans expliquer en quoi l’indépendance est un moyen et non une fin. L’indépendance doit s’inscrire dans le cadre d’un programme politique de centre-gauche clairement établi et rassemblant autour de lui l’ensemble des progressistes quand ça compte.

Un peu comme en France.

Bien sûr, la situation est différente de l’autre côté de l’Atlantique, car lors d’un deuxième tour des présidentielles, par exemple, l’unité est automatique pour le candidat de gauche ou de droite. Mais le PQ peut – doit – travailler à renforcer l’unité des progressistes en son sein en rejetant tous les éléments inappropriés. Pourrait-on par exemple imaginer le Parti Socialiste français avoir des députés appuyant le néolibéralisme, comme le PQ en a déjà eu (et en a encore, bien que silencieux)?

Le Parti Québécois va revenir dans la partie en assumant son identité, en présentant un solide programme social complet et de gauche impliquant non seulement la classe moyenne, mais aussi les plus démunis, les écologistes, et tous ceux qui lui ont tourné le dos au cours des années. Ce n’est qu’en s’assumant entièrement que le parti arrivera à convaincre une majorité de la population de se joindre à lui, à son projet de société.

Car les gens ont horreur du vide. Ils veulent un plan; ils veulent du concret.

Le premier objectif pour le parti est donc de se débarrasser de Boisclair et de ses positions sociales ambigües. Ensuite, on montre la porte à tous les éléments rejettant une véritable social-démocratie. Puis, on invite des politologues, des chercheurs, des étudiants, des syndicats, des représentants d’organisme, et on rebâti un véritable programme moderne, basé sur la réduction des inégalités sociales engendrées par des années de néolibéralisme et on repense une indépendance qui veut vraiment dire de quoi pour Monsieur Tout-le-monde.

Le parti n’a pas le choix de se recadrer et de s’assumer. Sinon, l’équipe qu’il devrait être pourrait bien éclater et ce seraient les citoyens du Québec qui seraient perdants, se condamnant à un parlement dirigé par deux partis de droite n’ayant de différence majeure que le nom.




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43 commentaires à propos de «L’équipe sans identité»

  1. DJ Lordee dit :

    Pour continuer avec l’analogie de la notion d’équipe; il y a plusieurs facteurs qui font que l’identité d’une équipe disparaît.

    D’une part, le « coach » peut ne pas avoir de plan de match, peut ne pas connaître la théorie des systèmes de jeux dans un contexte en constante évolution, les joueurs peuvent ne pas croire à ce que les entraîneurs essaient d’inculquer, la direction ne donne pas les moyens pour matérialiser le plan de match – On dirait une autopsie du Canadien de Montréal de cette année :-) :-) :-)

    Je crois que le Parti Québecois souffre de tous ces maux à la fois; ce n’est donc pas juste la faute à Boisclair. Ce serait faux de croire que le vote du 26 mars en était un essentiellement de désaveu du « coach »; c’était aussi un vote de désaveu du plan de match et du système de jeu du PQ qui n’a pas su s’adapter au contexte évolutif de la société québecoise.

    Dans ta proposition de rassemblement de diverses factions et groupes d’intérêt pour revitaliser le PQ et, par ricochet, ramener le rêve de l’indépendance, tu ne mentionnes que des groupes d’intérêts qui ont tous la caractéristique commune de prétendre que la richesse collective leur appartient tout en refusant très souvent, par leur attitude, de participer à la création de cette richesse.

    Tu oublies donc des groupes d’intérêt qui sont fondamentaux à la société; ceux qui génèrent cette richesse. Si on pense créer une « nation », je crois que ces groupes ont un rôle majeur et fondamental dans tout projet de société. Les ignorer serait encore se « peinturer » dans le coin et de se demander par suite, ce qui n’a pas marché…

    Que l’on veuille ou non, nous vivons dans un système fondamentalement capitaliste et même s’il est permis de se donner des orientations sociales-démocrates, le système capitaliste est fondamentalement un système où l’actif doit égaler le passif et les avoirs des actionnaires. C’est la seule équation qui permet de se donner les moyens de nos ambitions.

    En regardant l’état des finances publiques depuis 10-15 ans, l’actif n’est plus au rendez-vous mais on continue à ajouter au passif. Même des paradis sociaux-démocrates d’Europe du Nord commence à reconsidérer leurs choix de société; les partis sociaux-démocrates sont défaits les uns après les autres car leur vision ne colle plus à la réalité vécue dans le monde occidental.

    Le PQ est donc dû pour ce que les anglophones appellent un « reality check »; sera-t’il capable de faire cet exercice douloureux mais combien nécessaire?

  2. Ce parti est maintenant révolu. Inutile. Nuisible, même, car il empêche le Québec d’avoir une gauche de laquelle on pourrait cesser de rire. C’est quand même pas Khadir et l’autre tarte qui représentent la gauche, voyons, ils ne sont que des clowns.

    Le parti Québécois doit se saborder, abandonner définitivement la notion de séparatisme et disséminer ses membres aux quatres vents.

    Ensuite, un intellectuel, un vrai, doit fonder un parti sur les bases d’un socialisme sensé. D’un socialisme lucide (puisque c’est à la mode). Quelqu’un avec du charisme et de l’intelligence, pas un tata qui joue la comédie avec de la crème fouettée, un vrai politicien.

    Et, une fois ceci fait, ce parti devrait être dans l’opposition à jamais et laisser les vrais gestionnaires de la droite gérer le Québec, en critiquant, mais pas trop fort pour ne pas nous déranger pendant qu’on répare les dégâts du PQ…

  3. @DJ Lordee

    Premièrement, le PQ a perdu des voix suite au succès relatif de Québec Solidaire et du Parti Vert, dont les tendances souverainnistes et sociale-domémocrates sont fortes. Ce 8% de plus aurait fait gagné le PQ aux élections.

    De plus, prétendre que tous les partis de gauche sont en déclin est faux. Soit, peut-être en Amérique du Nord, terre du nihilisme social, mais en Europe il existe encore un mouvement social-démocrate et progressiste assez puissant. Et là on ne parle pas de l’Amérique Latine dont les partis de gauches l’emportent un peu partout en réponse au néolibéralisme agressif dont elle est victime depuis deux décennies.

    @Louis

    Nous avons encore la même opinion. Cela ressemble à un billet que j’ai émis sur mon blogue. « La traversée du désert du PQ »

  4. Hubert dit :

    Sujet intéressant s’il en est un ! Voici mes observations.

    Je tiens ici à préciser qu’il est inutile de m’attaquer sur mes opinions, car je n’en formule ici strictement aucune. Je me livre à une simple analyse.

    S’il ne suffisait que de situer le PQ à gauche pour qu’il gagne une élection et fasse ensuite la souveraineté, ce serait déjà fait depuis longtemps ! Si la réalité était aussi simple, André Boisclair adopterait le programme de Québec Solidaire et deviendrait un gauchiste assumé.

    La réalité n’est malheureusement pas aussi simple. Le PQ a perdu depuis 1994 plus du tiers (36%) de ses électeurs, passant de 44% à 28% de la faveur populaire.

    Or la question centrale devrait ici être: qui en a profité ?

    Beaucoup de gens affirment que les tiers partis (QS et Parti Vert) en furent les premiers bénéficiaires. La chose semble vraie pour QS: dans tous les sondages CROP et Léger effectués depuis qu’existe QS (mars 2006), il semble que dans l’éventualité où QS n’existerait pas, le second choix de plus de 70% des électeurs de QS serait en effet le PQ. On peut donc parler ici d’un transfert de votes direct entre le PQ et QS.

    Dans le cas du Parti Vert, la chose est moins sûre: le second choix de la plupart des électeurs verts se fragmente entre QS, le Parti Libéral, et à peine un quart d’entre eux (un quart de 3.9%, donc 0.95% de l’électorat) voteraient pour le PQ. Le parti Vert ne se dit pas à gauche, et rejoint beaucoup plus des fédéralistes progressistes que de souverainistes de gauche.

    Donc: additionons les votes des électeurs de QS et ceux du PV qui pourraient en certaines circonstances voter PQ lors d’une élection générale, et vous avez au MAXIMUM un gros 4% de l’électorat.

    Or, le PQ a perdu beaucoup plus que 4% depuis 1994: il en a perdu 16% !

    Retranchons de ce 16% les 4% qui iraient donc aux petits partis, principalement à QS: il reste 12%. En admettant qu’une partie non-négligeable de ces électeurs soient devenus abstentionnistes (l’étude Drouilly en 2003 les estimait à environs 40% de la perte sèche du PQ), on peut donc conclure que depuis 1994 un péquiste sur CINQ a quitté le PQ et n’est PAS devenu abstentionniste, NI électeur de QS et du PV.

    Où cet électorat a-t-il été se réfugier?

    Réponse: à l’ADQ.

    Le fait que les syndicats constituent l’une des composantes essentielles de la coalition péquiste a tendance à occulter l’importance réciproque d’un nationalisme plus centriste ou même conservateur hors de la région métropolitaine. Longtemps à l’aise à l’intérieur du mouvement souverainiste, ce mouvement devint après le dernier référendum graduellement inconfortable avec certaines orientations du mouvement souverainiste : multiculturalisme, Étatisme, et discours jugé trop centré sur la région métropolitaine.

    Au Québec comme ailleurs, le nationalisme n’est pas un phénomène que l’on peut identifier clairement à un endroit précis de l’axe gauche-droite. Il y a au Québec des souverainistes de gauche, des souverainistes du centre et des souverainistes de droite.

    Tout comme en France, où la coalition nationaliste qui a voté contre la Constitution européenne en mai 2005 rassemblait des gens des syndicats, de l’extrême-gauche, du Parti Socialiste, certaines personnes du centre, ainsi que des gens de l’extrême droite (Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen).

    S’il ne réussi pas à rassembler tout ce beau monde autour d’une coalition souverainiste arc-en-ciel, le PQ n’a plus de chances, et la souveraineté ne se fera pas.

    Merci beaucoup!

  5. Écire et écrire, philosopher et philosopher pour trouver LA cause. Les gens n’en veulent pas du plan PQ. Les gens n’en veulent pas d’une terre de refuge ou on pourra se prélacer toute la journée en se faisant materner par l’état. Le PQ ne présente rien d’autre que ça. La forte présence de l’ADQ et la débandade du PQ le démontrent clairement. Le monde d’aujourd’hui ne veulent pas se faire vendre un rêve, ils veulent du concrêt accompagné d’une garantie prolongée. On est plus dans la décénie ‘70, la décénie du flower-power où tout le monde il était beau et toule monde il était fin, mais en 2007; l’époque de la rationalité et du terre à terre. La conjoncture économique de la masse, la réalité des soins de santé etc… ne fait rafermir le fait que, désormais, les gens vivent sur le plancher des vaches.

  6. AntiPollution dit :

    Le programme parfait du PQ serait en plus de conserver l’article #1 , d’y inclure aussi ce qui ferait l’affaire de la drouate et de la gauche.

    Ainsi, le programme pourrait prévoir le dégel total des frais de scolarité pour les riches et un gel total pour les pauvres.

    Un programme volontaire de remboursement à l’État de tous les frais d’hospitalisation et d’éducation depuis 1967 par ceux qui contre les vaches sacrées de l’État. J’ai bien hâte de voir ce que nos parvenus auront à spinner sur ce point.

    Une carte d’assurance-maladie ne serait plus donnée aux riches mais seulement aux pauvres.

    Des routes et autoroutes à péages pour tous les véhicules ayant un poids dépassant les 600kg

    Faire payer les pollueurs pour la pollution émise.

  7. le Poursuivi dit :

    Que Boisclair démissionne et le plus gros problème est réglé.

  8. @AntiPollution, je ne sais pas si c’est une joke, si s’en est une elle est drôle si non et bien c’est pathétique au boutte ton affaire…

  9. AntiPollution dit :

    Monsieur Francois Richard, quels sont les points de mon commentaire qui est une joke ou qui est pathétique ?

  10. le Poursuivi dit :

    Pauvre imbécile de François Richard. L’ADQ te fais venir encore dans tes petites culottes. Reviens-en! Attends de voir ta gang de clowns performer. Festival Juste pour Rire prise deux.
    C’était une joke…

  11. @le Poursuivi Tu réflète le progrès, à coup d’insultes tu dégage une forte odeur de démocrate et de respect, bravo…Tu es très fort et imposant derrière ton clavier. Tu réflète la bravour.

    Continuez de chercher des causes à la débacle du PQ, des gars comme lui il y en a trop qui parlent et ça nuit à votre cause. C’est platte à dire mais les insultes comme celle de ce personnage viennent souvent de votre bord et ça écoeure une grande partie des gens peu importe leur alégeance. Il y trop de gens comme lui. Quand on est pas assez mature pour dialoguer on se trouve un autre passe temps

    @AntiPollution ce n’est pas en donnant tout aux pauvres que tu va créer une forte économie et sortir justement les gens de la pauvreté, au contraire tu risque d’en créer encore plus et insiter une plus grande partie de ces gens là à rester là où ils sont.

  12. le Poursuivi dit :

    @Richard
    tu ne prends pas les jokes?

  13. Les jokes oui, je suis moi même pas mal jokeur, me faire traiter d’imbécile j’ai un peu plus de difficulté.

  14. le Poursuivi dit :

    je te répète…c’était une joke!

  15. AntiPollution dit :

    @Monsieur Richard, OK, je vous prend aux mots : on en donne moins aux pauvres et on fait payer les riches tous leurs frais d’éducations, d’hospitalisations, d’usages de la routes etc.
    C’est sur ce point que j’aimerais voir votre spin.

    Deuxio : comment font les riches pour s’enrichir si ce n’en qu’en s’enrichissant sur le dos des plus pauvres qu’eux ?

  16. @ le Poursuivi C’est good, on repart en 9 dans ce cas. Longue vie à l’ADQ

  17. AntiPollution dit :

    Avez-vous remarquer que le serveur blodspot réussi à pénétrer votre barre d’adresse si vous cliquez sur votre nom ou pseudo.

  18. @AntiPollution, sérieusement je n’arrive pas à suivre ta logique. Il n’y a que dans les sports professionels ou presque que les employés gagnent plus cher que le boss, autrement pourquoi qu’un propriétaire de resto devrait gagner moins ou égal à ses employés? Quelle avantage quelqu’un aurait t’il de prndre des risques et de se lancer en affaire? Des Péladeau, des Lemaire, des Démarais etc… il n’en mouille pas à la tonne.

    Les plus riches dépensent plus, payent plus d’impots donc contribuent plus au système qu’un plus pauvre. Si tu me parle des tour de passe passe des plus riche pour payer moins alors là on change de sujet.

  19. Manx dit :

    Si la débacle du PQ était due simplement à une chose et que tout le reste en découlait, ce serait déjà fini vous savez…

    La « chute » du PQ a été lente et s’explique par plusieurs facteurs.

    -Le chef, pour certains
    Je crois que c’est plutôt que le chef n’a pas été capable de capter l’attention sur les bonnes choses et que les gens ont préféré retenir les mauvaises.

    -La fin du bipartisme pour d’autres
    Le vote étant traditionnellement protestataire chez les Québécois, les gens ont vu qu’ils pouvaient protester contre le PQ et le PLQ en même temps.

    -Des gens de gauche qui ne voyaient plus dans le projet souverainiste du PQ un moyen d’aider la classe plus pauvre
    Le PQ a déçu une bonne partie de son électorat de gauche avec Lucien Bouchard… Ces gens ont préféré QS.

    -La montée d’un parti régionnaliste
    Bon, il faut s’entendre que le vote en régions vaut plus que celui en villes, que l’ADQ a charmé l’électorat des régions, mais pas celui de Montréal (mais il a réussi de nouveaux gains à Québec)

    -La pensée autonomiste, selon laquelle le Québec peut former une nation dans un Canada uni, qu’il n’a pas besoin de souveraineté pour s’affirmer en tant que nation.
    Les gens voient que la souveraineté n’est pas la seule façon de faire valoir l’identité québécoise. Le PQ devrait expliquer pourquoi ils voient cela comme « aller plus loin » que de prôner un statu quo autonomiste, s’ils ne veulent pas perdre plus de plumes. Mais bon, comme je ne crois pas à l’autonomisme, je crois que si à long terme, les gens s’apercevront que cela ne sert pas à grand chose, ils reviendront au PQ (s’il reste un PQ fort rendu là).

    Par contre:
    -Le programme

    WOW! LES MOTEURS! Qui parmi vous peut me citer vers quoi se centrait le programme du PQ, hormi la souveraineté? Quelles étaient les positions du PQ en santé? En éducation? En familles? En lutte sociale? Qui parmi vous peut me dire que c’était de mauvaises idées (mis à part les fédéralistes dur comme fer qui vont marteler le même mot).

  20. AntiPollution dit :

    La logique est que le Parti Québécois était à l’origine un parti d’une vraie, mais d’une vraie coalition d’esprits libres de la gauche et du centre et de la droite et cette coalition arc-en-ciel a dérivée, tantôt trop à gauche, tantôt trop à droite tantot trop au centre-droit.

    Pour ce qui est de votre affirmation que les plus riches dépensent plus et payent plus d’impôts, alors là vous acceptez une vache sacrée de l’État car c’est Monsieur Parizeau qui a imposé la taxe et l’impôt ascenseur.
    Dites-moi monsieur Richard, est-ce que les pauvres va tout dépenser sa richesse au Québec en achetant des produits locaux tandis que le riche lui va voyager à l’étranger, va s’acheter des produits de luxe le plus souvent produits à l’étranger laissant ainsi une grosse partie de sa fortune ailleurs?

    En ces temps ci, l’employé prend autant de risque que son employeur, car l’employé ne sait pas quand son patron fermera ses portes pour toutes sortes de raisons, bonnes ou mauvaises.

  21. Manx dit :

    @ François:

    Tu as raison, 1% des QuébécoisEs déclarent plus de 100 000$ en impôt. Ça fait un total de 50 000 personnes.

    Par contre, le vieil adage dit aussi: « Si tu fais 100 000$ et que tu paies 10 000$ en impôts grâce à ton comptable, change de comptable! » Les mesures de déductions fiscales pour la classe riche pullulent, au point de pouvoir sauver 30 000$ en impôts en payant un comptable pour 1000$. Ça, c’est de l’argent qui devrait revenir à l’état, mais qui revient dans leurs poches.

    Regardez par exemple le séminaire de Donald Trump qui a été fait il y a pas longtemps. Il annonce même qu’il montre des moyens pour « payer de faibles taxes » (lire: fourer l’impôt). C’est pas normal que des gens, pourtant riches, tentent d’échapper à des contributions à l’état, alors que leurs moyens sont largement élevés et assez grands pour pouvoir survivre en donnant une contribution décente et proportionnelle à leur travail.

  22. Même si le PQ n’avait eu que des bonnes idées, les meilleurs, quand tu dis a un électorat que si vous votez pour moi on fait un referundum et que t’explique pas l’après et le pourquoi mis à part la sauvegarde du français et de la culture en amérique du nord et qu’en plus ceux qui présentent ce projet sont toujours à couteaux tirés entre eux, il arrive ce qui arrive. Pour présenter un projet pas trop rassurant pour plusieurs tu te dois de dégager toi et ta gagne de l’assurance et l’unification.

  23. @ Manx je suis d’accord, donc qu’on s’attaque à ça. Pas besoin dans ce cas de tout donner gratuit aux plus démunis sous prétexte que les riches fourrent légalement le système

  24. Manx dit :

    En effet, c’est pour ça que le problème du chef doit être remis en cause. Boisclair n’a pas su montrer en quoi c’était bien la souveraineté et s’est fait avoir par le mirage du referendum. Il avait un bon programme, il n’a pas su le défendre. Il n’a pas su défendre l’idée de la souveraineté en profondeur non plus, affirmant à tord qu’une élection n’est pas un vote pour ou contre cette idée, et n’en parlant très peu (pourtant, si on veut que le PQ soit élu, c’est aussi pour qu’il fasse la souveraineté, il faut la défendre). Il n’a pas capté l’attention sur les bonnes choses et les autres partis et les médias en ont profité pour mettre l’emphase sur les mauvaises (ce qui est tout à fait légitime de leur part).

  25. Manx dit :

    @ François:
    Riche ou pauvre, légal ou illégal, un crosseur c’est un crosseur et je suis d’accord que l’on accorde une lutte importante à tous ces gens qui veulent se déresponsabiliser de l’état.

    Pour les BS (qui abusent du système), ça passe par l’aide mieux encadrée dans la démarche d’emploi et pour les problèmes psychologiques de certains, et par des services de déductions fiscales aux entreprises prêtes à leur laisser une chance. Il existe déjà des déductions de ce type pour les entreprises qui engagent un certain quota de femmes ou de minorités visibles, afin de lutter contre les préjugés.

    Pour les riches (qui abusent du système), c’est de serrer en étau leurs moyens de déductions pour s’assurer qu’ils puissent offrir une contribution raisonnable en fonction de leurs gains, qu’ils gagnent à la sueur de leur front, comme tout le monde qui paie des impôts.

  26. Il ne faudrait pas oublier, avant d’enterrer le PQ que:

    - le taux de participation a été étrangement faible (70%);
    - il n’y a que 200000 voies de différences entre le PLQ et le PQ;

    Je voudrais également préciser que si le PQ a perdu des votes, le Parti Libéral également beaucoup. Le PQ a perdu un peu de votes à gauche et plusieurs péquistes déçus ne sont pas allés voter. Mais le Parti Libéral est rendu à, quoi, 16% des voies francophones? La montée de l’ADQ s’est beaucoup faite au détriment du PLQ.

    Il y a une foule de causes à la descente aux enfers du PQ. Je crois qu’une des principales c’est le mépris des gaugauches du parti envers les idées de droite, comme le contrôle des finances publiques et la dette. Le PQ a également pris les jeunes et les habitants de Québec pour acquis, mais en fait le PQ est demeuré essentiellement un parti de babyboomers qui parlent de solidarité, mais qui sont les privilégiés de la société. Facile d’être de gauche quand t’es un professeur d’université qui voyage à longueur d’année à travers le monde ou quand t’es un fonctionnaire avec sécurité d’emploi à vie!

    Je suis un souverainiste élevé dans une famille péquiste. Mais à partir de 1994, j’ai voté ADQ. J’ai même été candidat pour l’ADQ en 1998 dans la région de Québec, le comté de Jean-Talon. C’était clair pour moi à l’époque que le PQ était déconnecté de mes préoccupations quant à la dette et aux clauses orphelins. Mais au fil des ans, l’ADQ est passé d’anti-corporatiste à populiste et est devenue autonomiste. Du côté du PQ, un jeune réussissait à renouveller un parti de têtes grises avec l’ajout de 70000 nouveaux membres. J’ai donc voté pour le PQ de Boisclair car il me semblait le plus susceptible de rassembler les Québécois, autant de Montréal que d’ailleurs, autant les jeunes que les babyboomers, contrairement à l’ADQ, un parti alimentant les divisions.

    Maintenant on fait quoi? Je ne sais plus. Ce que je sais c’est que le Québec est plus divisé que jamais, le Québec francophone en particulier. Moi, un gars qui croit encore en l’urgence de faire la souveraineté pour la survie à long terme de la culture canadienne-française, je trouve ça grave. Je trouve d’ailleurs très ironique que Dumont parle de constitution, sans vouloir faire l’indépendance, et que ses partisans gueulent contre les accomodements raisonnables alors qu’ils affaiblissent le vote francophone en le divisant.

    Tout ceci étant dit, moi qui me considère de centre-gauche, je décrocherais encore une fois du PQ s’il redevenait un parti social-démocrate trop à gauche. Je suis inquiet de la montée de la droite me faut-il également préciser. Je trouve que la division gauche/droite est encore pire que celle entre souverainistes et fédéralistes.

    Nous ne sommes pas sortis du bois!

  27. Pour ce qui est de l’impôt, moi je pense qu’il faudrait légiférer pour qu’il y ait un impôt minimum à payer pour tous, un pourcentage égal pour tous (en laissant tranquilles les pauvres bien sûr…), les personnes morales incluses.

    Concernant le programme du PQ, on sait tous que les médias, pendant la campagne, ont préféré parler d’homosexualité, des Justiciers Masqués, etc., que des politiques proposées. Et je le dis même si je suis foncièrement anti-Boisclair.

  28. @Francois Richard

    « mais en 2007; l’époque de la rationalité et du terre à terre. La conjoncture économique de la masse, la réalité des soins de santé etc… ne fait rafermir le fait que, désormais, les gens vivent sur le plancher des vaches. »

    Wow, époque de rationnalité? On pollue l’environnement, on appauvrit le plus faible à l’autre bout de la planète, on se réfugie dans le matérialisme le plus crasse en attendant la fin des temps!

    Quelle époque terre à terre!!!

  29. @Jimmy St-Gelais T’as tout compris, le monde étant ce qu’il est avec sa réalité la vie n’est pas devenue aussi facile que l’on a voulu le faire croire dans les promesses des années ‘70. Les gens aujourd’hui ont fini de rêver et ce qu’il veulent c’est du pain sur la table. Du concrêt. Pas des promesse de rêveurs qui présentent encore 30 ans plus tard leur projet comme un rêve.

  30. Gilles Laplante dit :

    À tous ceux qui parlent de riches, pourriez-vos définir riche? C’est dificile d’évaluer un commentaire quand on ne sait pas la valeur du terme.

  31. @Gilles Laplante , bon point

  32. Ben oui, avec un taux de chômage aussi bas dans la région de Québec, c’est sûr qu’il doit y avoir beaucoup de gens qui n’ont pas de pain sur la table! La vérité c’est qu’on veut le beurre sur le pain et l’argent du beurre, oui.

    La classe moyenne québécoise paie beaucoup, mais sa condition est loin d’être misérable. Les « pauvres victimes du système socialiste qui freine le Québec depuis des décennies » sont parmi les personnes les plus privilégiées au monde, si on tient compte des services publics auxquels elles ont accès, de la sécurité dans laquelle ils vivent, etc. Et je ne parle pas uniquement des fonctionnaires et des syndiqués, là! Je parle aussi de tous ceux qui se regardent le nombril et veulent payer moins d’impôt en accusant les autres, bien sûr, de tous les maux.

    Pourquoi vouloir payer moins d’impôt au juste? Pour se payer l’essence pour la deuxième voiture? Pour s’acheter une télé haute-définition et un lecteur Blue-Ray? Pour faire de la motoneige ou du quatre-roues dans des pistes entretenues avec les deniers publics? Arrêtez de brailler, ciboire. S’il est vrai qu’on doit gérer les finances publiques avec responsabilité, il est faux de prétendre que c’est la catastrophe et que la dette est seulement la faute des fonctionnaires, des syndiqués et des béesses. Des réductions d’impôts et même de taxes ne changeront pas votre vie et ne relanceront pas l’économie québécoise. Il faut, contrairement à la tendance individualiste actuelle, se doter de projets de société, pas ceux des années 70, de nouveaux. Le Québec a tout ce qu’il faut pour réussir si on se projette avec un peu d’imagination dans l’avenir. Sans devenir un pays socialiste, le Québec pourrait être à l’avant-garde d’un mode de vie plus sain, plus respectueux de l’environnement, où les petites et moyennes entreprises florissent. Mais non, « on paye trop d’impôt » et on va magasiner chez Wal-Mart. Dans 50 ans il n’y aura plus de pétrole, mais les quelques citadins qui osent remettre en question l’importance de l’automobile se font traiter de tous les noms.

    Oui il faut rêver et pas seulement à son chalet d’été ou ses vacances en Floride.

  33. AntiPollution dit :

    Pour certains, un riche est toute personne plus riche que toi.
    Mais c’est comme définir le terme autonome ou autonomiste, tout le monde a sa petite idée, mais personne ne peu nous le définir vraiment.
    C’est comme les esprits libres, les ont-ils quand ils font la promotion d’une doctrine en particulier.

  34. @Martin Beaudin-Lecours À combien évalue-tu le montant ou on doit cesser et arrêter son ambition? 20 milles$, 30milles$ 10milles$ 300milles$ par années? À combien que c’est assez?

  35. Francois Richard, est-ce que tu te rends compte que tu viens de dire (est-ce que je me trompe en pensant que tu parles de la classe moyenne?), que « Les gens aujourd’hui ont fini de rêver et ce qu’il veulent c’est du pain sur la table. Du concret. »?

    C’est un peu fort. Je mange à ma faim et toi aussi. Les pauvres eux veulent du pain sur la table. Et le fait qu’ils n’en ont pas beaucoup, et pas trop d’aide non plus, ne les aide pas à se botter le cul pour trouver les moyens d’en avoir plus (comme je le dis toujours, ils sont en situation de survie, donc moins alerte que nous).

    Et si tu parles de la classe moyenne, dont j’en suis, laisse-moi te dire que moi et ma copine on capote pas mal sur le fait qu’on veut des enfants et une maison et qu’on va avoir bien de la misère à avoir tout ça avec deux salaires quand même très très correct (on est pas mal au-dessus du seuil de la pauvreté). Elle a demandé la semaine dernière à sa mère des détails sur les finances de ses parents quand elle était petite et, malgré un comparatif à la hausse pour ses parents (ils étaient dans la classe moyenne aussi : maison normale, deux enfants), donc, un tout petit peu plus de moyens pour eux, ils arrivaient justes. Alors, imagine-nous!

    Certains diront que c’est la faute aux péquistes ou aux libéraux, mais moi je pense que c’est la faute au néolibéralisme qui augmente toujours le profit, creusant ainsi la différence entre les salaires et les dépenses pour la classe moyenne.

    @ Gilles/ Moi je me considère riche parce que je n’ai pas de besoins énormes et que tant que je peux manger, avoir un toit, m’habiller et vaquer à mes occupations, je trouve que je le suis. Et je devrai avoir un petit peu plus d’argent pour faire vivre un enfant quand j’en aurai un. Si tout le monde avait cette même définition, tout le monde serait riche, un peu plus également parce que le superflu ne serait pas important. Et je suis quand même d’accord avec le concept d’épargne et de s’assurer un confort à long terme. Je ne suis pas non plus un communiste. Je prône un équilibre.

    Mais je regarde aller un couple dans la famille de ma copine et là je comprends c’est quoi être riche pour toi. Ils n’ont pas d’enfants et avaient un immense condo assez grand pour en avoir au moins trois et là ils viennent d’acheter le condo de leurs voisins pour doubler la superficie. Je ne serai jamais capable de leur remettre ça sur le nez, mais je trouve inutile leur consommation : ils ont les moyens, mais combien ça coûte chauffer ça? C’est de l’énergie dépensée à la mauvaise place. Mais surtout, est-ce que cela les rendra plus heureux? J’en doute.

    Et, malgré le fait qu’ils sont très gentils, leurs valeurs vont de pair : l’apparence est très importante pour eux, leur générosité sert souvent à démontrer leur richesse, etc. Et je connais aussi d’autres riches (plus riches que ce couple-là) qui ne sont pas comme ça, ils acceptent de faire des efforts pour l’environnement même s’ils pourraient s’en foutre.

    Ça dépend toujours de ce qu’on fait avec sa richesse. Si moi je deviens un jour riche, croyez-moi que ça va servir de la bonne manière!

  36. François, mais c’est quoi cette ambition-là tu penses? Elle ne pourrait pas être remplacée par une autre? Si certains ne la ressentent pas et qu’ils sont vivants, est-ce qu’elle peut faire partie des besoins primaires?

  37. C’est un peu alambiqué ce que je viens d’écrire, mais j’espère que tu comprends pareil…

    Faut que je parte au travail, à plus!

  38. @François Richard

    Quelle question conne. L’ambition ne se mesure qu’au fric qu’on gagne? Ne peut-on pas avoir comme ambition d’être heureux? Ou d’écrire une pièce de théâtre? D’avoir une famille nombreuse?

    L’hostie de fric, tout le monde ne parle que de ça.

  39. Gradlon dit :

    Il est clair que les résultats du 26 mars constituent un message envoyé au PQ. Cependant, si la population du Québec le croyait révolu, donc incapable de se remettre sur les rails, elle ne lui aura pas donné 36 sièges.

    Cependant, il est vrai que les déserteurs — et également ceux qui sont restés — ne donneront pas éternellement de dernière chance au PQ. C’est maintenant que le parti doit saisir sa chance.

    Enfin, le plus dangereux pour le PQ n’est pas que les non-péquistes disent qu’il est révolu (ils le disent depuis 1980), mais que les péquistes persistent à croire qu’il est parfait avec son contenant et son contenu actuels.

  40. @ Renart L’éveillé Quand je parle de pain sur la table c’est au sens figuré. Je parle des 35000 personnes qui ont en février uniquement ont perdus leurs emplois dans le domaine manufacturier. Eux ce qu’ils veulent entendre parler c’est de job. Le parle des jeunes familles que le PQ à foutu dans la merde et celles qui aspiraient à en fonder une quand ils ont coupé les allocations pour créer quelques places à 5$ pour laisser la majorité d’entre eux dans le misère et sans moyens. Eux ce qu’ils veulent savoir c’est: allez vous penser à nous? C’est la réalité de beaucoup de gens au Québec.

    @Martin Beaudin-Lecours Non ma question n’est pas conne, car si tu lis les messages, ça nous ramène toujours aux riches et au pauvres. Ça parle toujours d’argent. Lui en a trop, l’autre pas assez. l’ambition prend plusieurs forme et pour certain c’est de faire de l’argent au PC pour prendre une retraite a 45ans, d’autre c’est pour faire le tour du monde. D’autre c’est pour s’acheter une chaloupe 16′ avec un moteur 40 forces pour aller sur le lac St-Pierre… Il a ceux qui ne désirent pas être locataire. Comment être propriétaire si on a pas l’embition de gagner un minimun de fric?? L’ambition monétaire n’est pas toujours relié aux gros char et à la grosse cabane de 15 chambres alors qu’on y vit a deux.

  41. @François Richard

    Bon, admettons que ça prenne absolument du fric pour réaliser ses ambitions.

    Pour tenter de répondre à ta question, j’ajouterais que si ce n’était que de moi, oui je fixerais une limite à la propriété individuelle. Pour prendre un exemple extrême: avoir des milliards comme Bill Gates est indécent, peu importe ce qu’il a réalisé dans la vie. Combien cette limite? Tout chiffre précis est arbitraire. Mais je calculerais plus en fonction d’un salaire moyen.

    De toutes façons, nous ne sommes pas dans un monde qui permettrait une telle limite. Par contre, ce qu’il faudra inéxorablement changer, c’est notre façon de vivre, en sur-consommant, en polluant et en épuisant nos ressources naturelles comme le pétrole. Il y a des enjeux de société pas mal plus importants que de permettre à Ti-Clin de s’acheter son moteur 40 forces pour aller sur lac St-Pierre: va falloir entre autres qu’on cesse de polluer le fleuve et le Lac St-Pierre autant. C’est bien beau vouloir toujours plus et pour le moins cher possible, mais ça donne que les Chinois et les Indiens nous le produisent à un coût ridiculement bas que nos entreprises ne peuvent concurrencer.

    Ce que je veux dire avec tout ça, c’est que les soucis de ceux qui ont une job, qui trouvent qu’ils paient trop d’impôts et qui veulent « couper dans le BS », je m’en balance. Ça prend une vision d’avenir et le leardership politique pour l’imposer. Le Québec ne pourra survivre sans projets de société, sans un vrai soucis de l’environnement et une saine gestion des finances publiques. Le PQ, lui, ne pourra survivre sans proposer de s’attaquer à tout ça à la fois.

  42. @Martin Beaudin-Lecours Je suis tout à fait en accord avec ton dernier paragraphe. Et c’est ce que j’essais de passer comme message depuis des années. Le hic, du moins je crois, c’est que mes moyens et le façon d’y arriver sont peut être différents de ceux qu’on peut lire ici en général. Il n’existe, selon moi, qu’une façon d’y arriver et c’est de se relever les manches et de se mettre à l’ouvrage et ce dans tous les sphères d’emplois. Que ce soit de la cueillette des fraises au science aérospatiales….

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Je suis Louis Préfontaine

J’écris comme je vis. Je m’installe devant le clavier et mes doigts, insatiables, font le boulot. Mon but dans la vie est de vivre en écrivant des textes comme ceux que vous pouvez lire ici. J’ai des opinions fortes et le combat des idées ne me fait pas peur: je me suis déjà fait les dents!

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