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	<title>Commentaires sur : Je connais un Afghan</title>
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	<link>http://louisprefontaine.com/2007/11/08/je-connais-un-afghan</link>
	<description>Opinions tranchées, réflexions pertinentes, anecdotes et journalisme-citoyen</description>
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		<title>Par : H. Dufort</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2007/11/08/je-connais-un-afghan#comment-9527</link>
		<dc:creator>H. Dufort</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 01:30:37 +0000</pubDate>
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		<description>Le joual est en perte de vitesse depuis les années 1960, malgré ce qu&#039;on pourrait croire en lisant les brûlots des journalistes. La diffusion de la culture a aplani les différences régionales au sein du territoire québécois, ce qui fait que (par exemple) les accents gaspésien, beauceron ou saguenéen sont beaucoup moins prononcés qu&#039;autrefois (chez la jeune génération).

Le même phénomène de normalisation linguistique s&#039;est produit dans beaucoup de pays, dont la France qui a étouffé ses régionalismes, imposant le parler parisien (même si celui-ci n&#039;est ni le plus riche ni le plus juste, au niveau phonétique). Au passage, des mots et expressions se sont perdus, mais d&#039;autres ont été diffusés.

Si le Québec désire conserver sa langue, il fait face à trois choix.
1. La soumission au parler parisien et l&#039;abandon de toutes nos innovations linguistiques (et de nos soi-disant archaïsmes), au moment même où les régions de France contestent cette domination linguistique (on parle d&#039;un renouveau dans certaines régions).
2. La créolisation de la langue québécoise. Cela pourrait se produire si notre majorité et notre poids politiques sont érodés. On n&#039;a qu&#039;à comparer notre langue, certes imparfaite, à ce qui se dit à Moncton, à Winnipeg ou en Nouvelle-Écosse -- cela commence à ressembler à des créoles, à du franglais.
3. Le maintien du statu quo, c&#039;est-à-dire un dialecte québécois fier et dynamique dans une francophonie unie.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le joual est en perte de vitesse depuis les années 1960, malgré ce qu&#8217;on pourrait croire en lisant les brûlots des journalistes. La diffusion de la culture a aplani les différences régionales au sein du territoire québécois, ce qui fait que (par exemple) les accents gaspésien, beauceron ou saguenéen sont beaucoup moins prononcés qu&#8217;autrefois (chez la jeune génération).</p>
<p>Le même phénomène de normalisation linguistique s&#8217;est produit dans beaucoup de pays, dont la France qui a étouffé ses régionalismes, imposant le parler parisien (même si celui-ci n&#8217;est ni le plus riche ni le plus juste, au niveau phonétique). Au passage, des mots et expressions se sont perdus, mais d&#8217;autres ont été diffusés.</p>
<p>Si le Québec désire conserver sa langue, il fait face à trois choix.<br />
1. La soumission au parler parisien et l&#8217;abandon de toutes nos innovations linguistiques (et de nos soi-disant archaïsmes), au moment même où les régions de France contestent cette domination linguistique (on parle d&#8217;un renouveau dans certaines régions).<br />
2. La créolisation de la langue québécoise. Cela pourrait se produire si notre majorité et notre poids politiques sont érodés. On n&#8217;a qu&#8217;à comparer notre langue, certes imparfaite, à ce qui se dit à Moncton, à Winnipeg ou en Nouvelle-Écosse &#8212; cela commence à ressembler à des créoles, à du franglais.<br />
3. Le maintien du statu quo, c&#8217;est-à-dire un dialecte québécois fier et dynamique dans une francophonie unie.</p>
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		<title>Par : Christian Rioux</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2007/11/08/je-connais-un-afghan#comment-9526</link>
		<dc:creator>Christian Rioux</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 01:21:37 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour l&#039;info, très intéressant, j&#039;ignorais qu&#039;il y avait plusieurs Créole, mais pour ce qui est du Joual, je doute qu&#039;une langue unique parlée par seulement 6 millions de personnes puisse survivre face à une masse de pres de 400 millions d&#039;anglophones.  Alors que le francais lui pourrait survivre grâce à l&#039;appui de tous les autres pays francophones.  Par exemple, en supposant une avancée du joual qui éclipserait le francais, à la créole, devrait-on traduire tous les livres et les films en joual parce que le gens ne comprendraient plus ceux en français?  Ca serait presqu&#039;impossible alors les gens se retourneraient probablement vers la 2e option: l&#039;anglais.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour l&#8217;info, très intéressant, j&#8217;ignorais qu&#8217;il y avait plusieurs Créole, mais pour ce qui est du Joual, je doute qu&#8217;une langue unique parlée par seulement 6 millions de personnes puisse survivre face à une masse de pres de 400 millions d&#8217;anglophones.  Alors que le francais lui pourrait survivre grâce à l&#8217;appui de tous les autres pays francophones.  Par exemple, en supposant une avancée du joual qui éclipserait le francais, à la créole, devrait-on traduire tous les livres et les films en joual parce que le gens ne comprendraient plus ceux en français?  Ca serait presqu&#8217;impossible alors les gens se retourneraient probablement vers la 2e option: l&#8217;anglais.</p>
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		<title>Par : H. Dufort</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2007/11/08/je-connais-un-afghan#comment-9525</link>
		<dc:creator>H. Dufort</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 21:33:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lelectronlibre.net/2007/11/08/514/#comment-9525</guid>
		<description>Question de Christian Rioux:
« Alors l&#039;Afrikaan et le créole sont quoi ? Pourtant ce sont des langues tellement diférentes de l&#039;original. »

L&#039;Afrikaans pourrait être considéré comme un mélange d&#039;anglais, de néerlandais et d&#039;emprunts à diverses langues locales africaines. Il s&#039;agit en fait d&#039;un dialecte du néerlandais (&quot;Cape Dutch&quot;) qui a dérivé à cause d&#039;accidents historiques. Aujourd&#039;hui, cette langue est considérée comme une LANGUE À PART ENTIÈRE. Elle est parlée dans 8 pays d&#039;Afrique. Son code ISO est: &quot;af&quot; ou &quot;afr&quot;.

Le cas DES langues créoles (il y en a une bonne vingtaine) est plus problématique. J&#039;ai des amis qui parlent le créole de l&#039;île Maurice, qui est l&#039;une des langues officielles là-bas. Un autre amis parle créole d&#039;Haïti. Ils ne se comprennent pas vraiment entre eux.

Le créole d&#039;Haïti est langue nationale (1961) et aussi langue d&#039;enseignement universitaire qui tente de s&#039;imposer, dans une forme normalisée. Le créole de l&#039;île Maurice possède un statut semblable, mais plus récent.

Toute langue vernaculaire (parlure du peuple) voulant se définir comme langue doit obligatoirement passer par ce processus: normalisation de l&#039;orthographe et des règles de grammaire, normalisation de la forme écrite, création de dictionnaires, adoption comme langue administrative et d&#039;enseignement, adoption comme langue littéraire et médiatique.

Dans le cas d&#039;Haïti et de l&#039;île Maurice, ces deux créoles se sont imposés en tant que langues distinctes, officialisées, et leur utilisation en littérature et dans les médias tend à confirmer cet état. Évidemment, il y aura toujours des détracteurs, qui utilisent une imagerie coloniale surannée pour qualifier ces parlures de &quot;parler petit nègre&quot; ou de &quot;charabia dégénéré&quot;. (Expressions glanées dans divers forums sur l&#039;immigration et sur la culture.)

D&#039;autres créoles n&#039;ont pas obtenu ce type de reconnaissance, soit parce que le nombre de locuteurs n&#039;est pas suffisant, soit parce que leur poids politique n&#039;est pas suffisant.

Toutes nos langues occidentales contemporaines n&#039;ont-elles pas été, à un moment de leur histoire, le créole d&#039;une langue mourante?

On ne parle plus guère alsacien ou frison en Europe, mais le français et le néerlandais se sont implantés de manière durable. Il n&#039;en tient qu&#039;à nous pour que le dialecte québécois rayonne en Amérique du nord et ne devienne un standard continental, comme le dialecte mexicain de la langue espagnole a fait sa place, au grand dam est rigoristes d&#039;Espagne.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Question de Christian Rioux:<br />
« Alors l&#8217;Afrikaan et le créole sont quoi ? Pourtant ce sont des langues tellement diférentes de l&#8217;original. »</p>
<p>L&#8217;Afrikaans pourrait être considéré comme un mélange d&#8217;anglais, de néerlandais et d&#8217;emprunts à diverses langues locales africaines. Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un dialecte du néerlandais (&laquo;&nbsp;Cape Dutch&nbsp;&raquo;) qui a dérivé à cause d&#8217;accidents historiques. Aujourd&#8217;hui, cette langue est considérée comme une LANGUE À PART ENTIÈRE. Elle est parlée dans 8 pays d&#8217;Afrique. Son code ISO est: &laquo;&nbsp;af&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;afr&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le cas DES langues créoles (il y en a une bonne vingtaine) est plus problématique. J&#8217;ai des amis qui parlent le créole de l&#8217;île Maurice, qui est l&#8217;une des langues officielles là-bas. Un autre amis parle créole d&#8217;Haïti. Ils ne se comprennent pas vraiment entre eux.</p>
<p>Le créole d&#8217;Haïti est langue nationale (1961) et aussi langue d&#8217;enseignement universitaire qui tente de s&#8217;imposer, dans une forme normalisée. Le créole de l&#8217;île Maurice possède un statut semblable, mais plus récent.</p>
<p>Toute langue vernaculaire (parlure du peuple) voulant se définir comme langue doit obligatoirement passer par ce processus: normalisation de l&#8217;orthographe et des règles de grammaire, normalisation de la forme écrite, création de dictionnaires, adoption comme langue administrative et d&#8217;enseignement, adoption comme langue littéraire et médiatique.</p>
<p>Dans le cas d&#8217;Haïti et de l&#8217;île Maurice, ces deux créoles se sont imposés en tant que langues distinctes, officialisées, et leur utilisation en littérature et dans les médias tend à confirmer cet état. Évidemment, il y aura toujours des détracteurs, qui utilisent une imagerie coloniale surannée pour qualifier ces parlures de &laquo;&nbsp;parler petit nègre&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;charabia dégénéré&nbsp;&raquo;. (Expressions glanées dans divers forums sur l&#8217;immigration et sur la culture.)</p>
<p>D&#8217;autres créoles n&#8217;ont pas obtenu ce type de reconnaissance, soit parce que le nombre de locuteurs n&#8217;est pas suffisant, soit parce que leur poids politique n&#8217;est pas suffisant.</p>
<p>Toutes nos langues occidentales contemporaines n&#8217;ont-elles pas été, à un moment de leur histoire, le créole d&#8217;une langue mourante?</p>
<p>On ne parle plus guère alsacien ou frison en Europe, mais le français et le néerlandais se sont implantés de manière durable. Il n&#8217;en tient qu&#8217;à nous pour que le dialecte québécois rayonne en Amérique du nord et ne devienne un standard continental, comme le dialecte mexicain de la langue espagnole a fait sa place, au grand dam est rigoristes d&#8217;Espagne.</p>
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	<item>
		<title>Par : Christian Rioux</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2007/11/08/je-connais-un-afghan#comment-9524</link>
		<dc:creator>Christian Rioux</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 21:03:44 +0000</pubDate>
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		<description>l&#039;ortograf alternativ nè pa le sujet de ce biyè.
On y pale de la kalité de la lang des imigrans et des kébékois.

a+</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>l&#8217;ortograf alternativ nè pa le sujet de ce biyè.<br />
On y pale de la kalité de la lang des imigrans et des kébékois.</p>
<p>a+</p>
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		<title>Par : Christian Rioux</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2007/11/08/je-connais-un-afghan#comment-9523</link>
		<dc:creator>Christian Rioux</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 21:01:29 +0000</pubDate>
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		<description>@davidg
&lt;blockquote&gt;
Par contre, vous blâmez les Québécois qui OSENT franciser des termes anglais (courriel). C’est le comble! Il ne faudrait pas franciser certains termes anglais dans la langue française!
&lt;/blockquote&gt;

J&#039;en ai pas contre toutes les traductions, mais contre les exagérations, les traductions à tout prix par peur du mot anglais: ex: Chien-chaud, hambourgeois, gratigiciel.  Des traductions inutiles que personne n&#039;utilise.

Alors que nous utilisons des mots provenant d&#039;autres langues sans problème: Tacos, Nacho, fiesta etc..</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@davidg</p>
<blockquote><p>
Par contre, vous blâmez les Québécois qui OSENT franciser des termes anglais (courriel). C’est le comble! Il ne faudrait pas franciser certains termes anglais dans la langue française!
</p></blockquote>
<p>J&#8217;en ai pas contre toutes les traductions, mais contre les exagérations, les traductions à tout prix par peur du mot anglais: ex: Chien-chaud, hambourgeois, gratigiciel.  Des traductions inutiles que personne n&#8217;utilise.</p>
<p>Alors que nous utilisons des mots provenant d&#8217;autres langues sans problème: Tacos, Nacho, fiesta etc..</p>
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