Pierre Curzi pose une bonne question du bout des lèvres: le Québec reçoit-il trop d’immigrants? « Proportionnellement à la population totale du Québec, c’est trois fois plus que la France et deux fois plus que les États-Unis » note le député péquiste. Voilà une question qui mérite d’être posée.

En fait, on pourrait ajouter qu’à partir de 2010, lorsque le Québec recevra 55 000 immigrants à chaque année (sur une population estimée à 7 850 000 personnes), nous en recevrons, toujours proportionnellement à notre population, 1% de plus que l’Autriche, 15% que l’Angleterre, 18% que la Suède, 22% que la République Tchèque, 26% que la Corée du Sud et la Norvège, 83% que les Pays-Bas, 86% que les États-Unis, 104% que l’Italie, 108% que la Belgique, 111% que le Danemark, 140% que l’Allemagne, 150% que la France, 176% que la Hongrie, 189% que la Finlande, 202% que la Turquie, 391% que la Slovaquie, 539% que le Portugal, 601% que la Pologne, 1003% que le Japon et 1806% que le Mexique!1 Seule une poignée de pays développés accueilleront davantage d’immigrants que le Québec.

quebec-immigrants

Source de l’image

En outre, il faut peut-être se questionner sur l’origine des immigrants. Sur le nombre total de nouveaux arrivants au Québec, près de 40,8% ne sont pas, théoriquement, d’origine latine2. Ce sont là des individus qui, s’ils peuvent déclarer une certaine connaissance du français (on ne leur fait pas passer de test), n’ont aucune affinité naturelle avec notre langue.

Or, comme le démontre une publication du Conseil supérieur de la langue française, le pourcentage de transferts linguistiques vers le français chez les immigrants d’influence non-latine se maintient entre 14 et 22%. En clair, sur le 40,8% d’immigrants d’origine autre que latine que nous recevons à chaque année, seulement une personne sur cinq s’intègre vers le français. C’est donc dire qu’à partir de 2010, le Québec « s’enrichira » de près de 17 920 (40,8% de 55 000, puis 80% (100%-20%) de ce nombre) nouveaux anglophones à chaque année. En une décennie, c’est davantage que la ville de Sherbrooke au complet qui vient s’installer ici et qui refuse d’apprendre notre langue! Et c’est seulement pour la portion du 40,8% de non-latins!

Dans un contexte où le taux de fécondité des Québécoises est en forte hausse (de 71 825 en 2000 à 85 900 en 2007)3, il m’apparait plus que sain de se questionner sur cette hausse de l’immigration. Serait-il possible de l’arrimer à un niveau plus acceptable, comme cela se fait dans des pays n’ayant pas le même fardeau de la disparition sur nos épaules? Comme je le notais dans ce billet, le ratio naissances/immigration est passé de 4,7 en 1982 (4,7 fois plus de naissances que d’immigrants reçus en une année) à 1,8, en 2007. Pour un nombre de naissances semblable (88 580 naissances en 1982 contre 85 900 en 2007), nous recevons donc trois fois plus d’immigrants! Est-ce vraiment nécessaire? D’autant plus que l’immigration comporte ses coûts

Au-delà de cette marée montante de statistiques, il faut peut-être se poser la seule et unique question véritablement pertinente: comment peut-on espérer sauver notre langue, dans un pays étranger, dans une Amérique du Nord où nous ne sommes que 2%, si en plus on nous impose une immigration supérieure à la majorité des pays développés? Comment rivaliser, en terme d’intégration, avec l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Angleterre ou l’Espagne? Ce sont tous des pays souverains dont la langue commune est unanimement reconnue et où le potentiel d’intégration y est donc beaucoup plus élevé qu’au Québec. Comment exiger d’un Asiatique qui croit arriver dans un Canada anglophone qu’il se francise et nous rejoigne si d’autres pays souverains recevant une immigrant comparable connaissent eux-aussi des ratés au niveau de l’intégration?

Nous sommes un peuple ouvert, peut-être le plus ouvert au monde, mais faut-il s’ouvrir jusqu’à l’extinction? À partir de quel moment, quel seuil psychologique, quel recul inadmissible du français devra-t-on se réveiller et finalement se donner les moyens d’assurer la survie de notre langue et de nos valeurs? Nous sommes généreux, nous aimons aider les autres, mais qui aidera-t-on lorsque plus personne ne parlera notre langue ou partagera notre culture? Les quelques poussières éparpillées qu’on appelle encore Canadiens-français, hors-Québec, sont-ils d’un grand secours pour intégrer les nouveaux arrivants et leur donner le goût de participer à un destin commun? Quel service rend-on aux immigrants en les parquant dans des ghettos, faute de pouvoir les intégrer?

À quand un véritable débat sur une saine réduction du nombre d’immigrants?

Tant de questions pour un débat auquel il est mal vu de participer, dans un Québec englué dans le dogme du multiculturalisme à la canadienne…

  1. Chiffres de la population et de l’immigration pour 2005, données de l’OCDE. Données de StatCan pour population du Québec. []
  2. J’ai utilisé les données issu de ce document; j’ai additionné le pourcentage provenant d’Asie à celui de l’Afrique sans le Maghreb []
  3. Statistique Canada, Tableau 051-00041, Composantes de l’accroissement démographique, Canada, provinces et territoires, annuel (personnes) []



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28 commentaires à propos de «Le Québec reçoit-il trop d’immigrants?»

  1. Garamond dit :

    On devrait accueillir 85% d’immigrants parlant français; pas moins !
    Sinon c’est comme l’histoire du gars qui vendait des pipes de plâtre à 10¢ mais qu’il payait 12¢… «Pas grave ! j’en vends beaucoup !» disait-il……

  2. Gébé Tremblay dit :

    « Avec l’ajout, dans la seule région de Montréal de plus d’un demi-million de nouveaux Québécois nous arrivant de l’étranger au cours des 10 prochaines années »(Pierre Curzi)

    Wow! Il nous arrive des Québécois de pays étrangers !

    Y’en a pas de problème ! :-)

  3. Steph dit :

    Impressionnant! Ce sont des données tour simplement décapantes. Jamais je ne me serais douté de l’ampleur de la disproportion.

  4. reblochon dit :

    Pour une nation occupée, qui recoit des immigrants au nom d’une autre nation, oui beaucoup trop. La grande majorité sont à leur arrivé des néo-canadiens. Apres quand ils decouvrent où ils ont atteri, certains deviennent des néo-quebecois et c’est loin d’etre la majorité.

    Controlons 100% de notre immigration, de la demande à l’accueil, gerons les 33% de rapprochement familiaux et refugiés, apres on pourra dire si c’est trop ou pas.

    A ce rythme là, on va finir dans une reserve et appliquer le droit du sang comme le font les premieres nations pour se proteger. Gébé, tu m’adoptes ?

    • Gébé Tremblay dit :

      Tu es sûr de pas être de souche ?

      C’est quoi ton nom de famille ?

      • Çaparle Aupopette dit :

        Emmental.

      • reblochon dit :

        Étant arrivé ici il y a 16 ans, je suis sur de ne pas être un pure-laine.

      • Gébé Tremblay dit :

        « je suis ici chez moi en tant que citoyen quebecois. Ceux qui ne sont pas chez eux ici à la rigueur sont les citoyens canadiens.

        Mes enfants ont du sang amerindien, je ne vais pas les charcuter pour renvoyer en France leur partie francaise. Ils sont ici chez eux et sont eux aussi des Quebecois. Pas des canadiens. »(Reblochon)

        Alors c’est ta femme qui est Québécoise. En effet tes enfants sont Québécois de par ta femme et du territoire qu’ils habitent, mais pas de toi.

        Tu n’est même pas citoyen québécois, puisqu’il n’y a même pas de citoyenneté québécoise. Tes enfants non plus ne sont donc pas citoyens québécois. Ils sont Québécois (de souche) de par leur mère (ethnique) et de la culture qu’elle leur a donné depuis la tendre enfance ainsi que par leur peuple au Québec.

        Mais toi, tu n’est pas Québécois. Tu es un immigrant Français et citoyen de la fédération du Canada anglais comme tes enfants et tous les Québécois.

        Si le Québec était un pays ta citoyenneté serait différente biensûr. Mais ce n’est pas le cas.

  5. Omi-san dit :

    C’est clair que l’on reçoit beaucoup trop d’immigrants. Plus que l’on peut en absorber.

    Malheureusement, ce problème n’est pas dans la mire des médias et surtout pas dans celle des politiciens. Évidemment, les immigrants ne vont pas s’opposer à l’immigration. Il ne reste que nous, les cons de Québecois qui peuvent dire quelque chose, avec la conséquence immédiate d’être qualifié de raciste et de xénophobe.

    • Gébé Tremblay dit :

      « avec la conséquence immédiate d’être qualifié de raciste et de xénophobe. »

      Alors arrêtez de vous en défendre.

      Ceux qui traitent les Québécois de racistes sont des communautés les plus racistes qui soient ! C’est même des lois chez-eux !

      Nous avons des racines comme tout le monde ! Pourquoi s’en défendre ?

    • reblochon dit :

      Merde, on a censuré ma blague. J’ai du oublier d’ecrire entre parenthese « c’t'une joke »

  6. Darwin dit :

    @ Steph

    «Ce sont des données tour simplement décapantes. »

    Bon sang, vous ne vérifiez pas les sources avant de tout gober ?

    Louis écrit : «Or, comme le démontre une publication du Conseil supérieur de la langue française, le pourcentage de transferts linguistiques vers le français chez les immigrants d’influence non-latine se maintient entre 14 et 22%. En clair, sur le 41,8% d’immigrants d’origine autre que latine que nous recevons à chaque année, seulement une personne sur cinq s’intègre vers le français. » Il ajoute en bas de page : «J’ai utilisé les données issu(es) de ce document; j’ai additionné le pourcentage provenant d’Asie à celui de l’Afrique sans le Maghreb  »

    Étant sceptique de nature, je suis allé voir la publication en question (http://www.cslf.gouv.qc.ca/publications/pubf228/f228.pdf ). À la page 14, on peut lire : «Les analyses antérieures ont montré que ces francophiles peuvent être aisément identifiés : ils sont de langue maternelle latine ou ils viennent d’un des pays de la francophonie internationale, en général une ancienne colonie ou un ancien protectorat français» (en fait, le document d’origine, http://www.cslf.gouv.qc.ca/publications/pubb149/b149.pdf , parle aussi des colonies belges).

    À la page 15, on peut voir le graphique qui contient les données que Louis mentionne, mais aussi la définition des termes utilisés dans ce graphique : «1) les immigrants d’influence latine, qui comprennent ceux de langue maternelle latine et ceux nés dans un pays de la francophonie internationale (peu importe leur langue maternelle); 2) tous les autres immigrants.».

    Comme il aurait été trop long d’écrire dans un graphique «immigrants de langue maternelle latine ou d’un des pays de la francophonie internationale, en général une ancienne colonie ou un ancien protectorat français (ou belge)», on a utilisé le terme «immigrants d’influence latine», ayant pris soin de bien définir ce terme avant. Encore fallait-il le lire avant de le commenter…

    Cette petite erreur a de grandes conséquences. Je ne referai pas les calculs de Louis (je ne peux pas, les données ne sont pas dans le document qu’il met en lien, soit http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Note_synthese_Immigration.pdf ), mais quand on sait que deux pays du Maghreb, intentionnellement retirés de son calcul, mais faisant sans l’ombre d’un doute partie des « anciennes colonies ou anciens protectorats français ou belge», l’Algérie et le Maroc, se sont classés au premier et au troisième rang des principaux pays de naissance des immigrants arrivés au Québec entre 2004 et 2008 (voir http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Immigration-Quebec-2004-2008.pdf , page 25) et, avec la Tunisie, ont représenté 18,6 % des immigrants reçus au cours de cette période, son 41,8 % de non latins vient presque de fondre de moitié…

    Et s’il ne sait pas qu’une bonne partie de la hausse du taux de fécondité des dernières années provient des immigrants de première ou deuxième génération, c’est qu’il ne se promène pas souvent dans le métro et l’autobus de Montréal !

    Finalement, j’ai bien rigolé en consultant le lien qu’il a apposé sur le mot «multiculturalisme», lien qui mène à un article où Gérald Larose explique que l’interculturalisme québécois n’a rien à voir avec le multiculturalisme canadien ! Gérald Larose termine d’ailleurs son article avec ce paragraphe succulent : «Interculturalisme ou multiculturalisme? Deux grand écrivains, tous deux d’îles du Sud, l’un anglais, l’autre français, partagent le même point de vue en matière d’intégration. L’interculturalisme la rend possible. Le multiculturalisme l’empêche. »

    Finalement, Louis, si tu corrigeais ton billet de toutes ces erreurs et incongruités, peut-être serions-nous d’accord ! Et ce commentaire est déjà trop long pour que je dise ce que je pense vraiment du sujet…

    Misère…

  7. @Garamond: Bien d’accord!

    @Gébé Tremblay: Bien noté… C’est effectivement une drôle de formule.

    @Steph: Oui, c’est assez inquiétant, même un peu terrorisant…

    @Omi-san: Je crois que c’est à chacun de nous de prendre position fermement et d’exiger de nos représentants… qu’ils nous représentent!

    @Darwin: Mes données sont exactes. Tu affirmes que j’ai retiré du calcul des pays du Maghreb intentionnellement; c’est faux. À la page 3 de ce document, on peut lire:

    [L,immigration] se répartit comme suit selon les continents de naissance : Afrique 30,4 % (dont le Maghreb, 17,7 %), Asie 28,1 %, Amérique 22,7 % et Europe 18,6 %.

    Le Maghreb est inclus dans le 41,8%! Le calcul est le suivant: 28,1% (Asie) + (30,4%-17.7%)=41,8%.

    Avant d’insinuer que je tente d’induire mes lecteurs en erreur, essaie au moins de bien calculer et de lire les liens des documents que je poste ici. C’est pas comme si c’étaient des calculs bien compliqués…

    Merci pour vos commentaires.

    • Darwin dit :

      C’est vrai, j’avais mal compris ton calcul. Désolé.

      28,1% (Asie) + (30,4%-17.7%)=41,8%. Plutôt 40,8 %, mais bon, ne chipotons pas.

      N’empêche qu’il y a d’autres pays Africains et certains pays d’Asie qui sont des anciennes colonies ou anciens protectorats français ou belges (Voir par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_colonies_françaises).

      Parmi ces pays, je soulignerai le Liban qui est en Asie et arrivait au septième rang des pays d’origine des immigrants, avec 4,5 % de l’immigration en 2008. En Afrique hors Maghreb, la République démocratique du Congo (ancienne colonie belge), le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée fournissent aussi une proportion significative d’immigrants. Au total, ces pays représentent environ 10 % de l’immigration. Le 41,8 % est maintenant rendu à environ 30 %.

      Le rapport le plus récent sur l’immigration, soit pour les 6 premiers mois de 2009 (http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/BulletinStatistique-2009trimestre2-ImmigrationQuebec.pdf) montre une hausse significative de la proportion d’immigrants parlant le français (64,5 % par rapport à 59,8 % pour les 6 mois correspondants de l’année précédente). De même, c’est corrélé, l’immigration provenant de l’Asie est en baisse. Ton calcul donnerait 37,1 % (32,6-20,9+25,4) plutôt que 40,8 %. En soustrayant les immigrants provenant des pays que j’ai mentionnés tantôt, on arriverait probablement cette fois à une proportion inférieure à 30 %. On verra à la fin de l’année.

      Bref, oui la situation est préoccupante, mais les tendances sur la langue des immigrants et leurs pays de provenance vont dans le bon sens.

      Cela dit, je m’excuse à nouveau…

      • Ouf, tu as raison, c’est 40,8% et non pas 41,8%. C’est ce qui arrive quand je calcule par coeur…

        Ceci dit, même si des pays comme le Liban ne sont pas comptabilisés, on pourrait aussi parler des immigrants turques, ou d’Europe de l’est, donc je crois que le 40% est une bonne appréciation de la situation.

        Quant à la connaissance du français par les immigrants, il n’y a pas de test. Donc, si cela doit constituer un facteur, évidemment que tout le monde va se découvrir une connaissance du français. Vois-tu, j’ai moi-même une connaissance de l’allemand et du russe… Suis-je apte à entretenir une conversation pour autant? Jamais de la vie!

        Je ne trouve pas que les statistiques vont dans le bon sens. L’augmentation du nombre d’immigrants annihilent les efforts pour en trouver des francophones.

        Sans rancune, les erreurs arrivent à tout le monde; j’avais fait une petite erreur moi-même! :)

  8. koval dit :

    Voilà un bout d’article que j’avais publié dans un petit journal. Pour moi, la connaissance de la langue (la capacité à la parler) est la statistiques la plus importante dans ce domaine.

    Voyons maintenant ce que disent les chiffres au niveau de la connaissance des langues officielles. Le tableau suivant montre les recensés qui peuvent soutenir une conversation en français seulement, en anglais seulement, en français et en anglais, ou dans aucune des deux langues officielles.

    Voici pour l’ensemble du Québec.

    Année de recensement Anglais Français Anglais ni un ni l’autre
    seul seul et Francais
    2001 327 0403 831 350 2 907 700 59 490
    4.59% 53.77% 40.81% 0.08%

    2006 336 785 4 010 880 3 017 860 70 375
    4.53% 53.94% 40.58% 0.09%

    Source: Stat Can.

    On observe une stabilité quasiment parfaite entre ces deux périodes. Il faut quand même souligner que ceci est très positif. Notons que le français a augmenté durant cette même période et que l’anglais a décliné même si ces changements sont très minimes. Nous savons parallèlement, qu’entre 2001 et 2006, l’immigration a augmenté. Donc il faut conclure plutôt à un progrès. C’est donc que plusieurs immigrants, bien que leur langue maternelle ne soit pas le français, connaissent notre langue. Il n’y a rien d’alarmant de ce coté, bien au contraire!

    Donc en conclusion, selon la lecture de ce tableau, la seule possibilité de gain de poids démographique français au Québec réside dans le rehaussement des programmes de francisation des immigrants. Or, d’après un article paru cet automne dans Le Devoir (Alexandre Shields, mardi 23 octobre 2007), le montant moyen investi par immigrant pour la francisation et l’intégration est passé de 3 428$ à 2 472$ depuis 2003. Il ne s’agit pas d’investir plus d’argent, les transferts proviennent d’Ottawa et sont redistribués à la
    province selon le prorata du nombre de nouveaux arrivants. Il s’agit simplement d’investir entièrement ce transfert à l’endroit auquel il est destiné, ce qui ne se fait pas actuellement sous ce gouvernement.

  9. koval dit :

    Shit! mon tableau est merdique! Je le refais.

    Année 2001 (population totale 7 125 580)

    Anglais seulement 4.59%
    Français seulement 53.77%
    Anglais et français 40.81%
    ni l’un ni l’autre 0.08%

    Année 2006 (population totale 7 435 905)

    Anglais seulement 4.53%
    Français seulement 53.94%
    Anglais et français 40.58%
    ni l’un ni l’autre 0.09%

  10. Benjamin dit :

    Accroitre le taux d’immigrant au Quebec,
    Quel serait d’apres vous, les conséquences positives et négative
    sur le Québec?

  11. alain maronani dit :

    L’augmentation de la fécondité des québécoises est de la poudre aux yeux…car ce maintien de la natalité est surtout le fait des populations immigrantes récentes…Regarder une sortie d’école primaire a Montréal est particulièrement intéressant….
    Trop d’immigrants pas avec le système économique actuel et pas avec les systèmes sociaux actuels. Si il n’y a pas de changements ici (solidarités intergénérationnels, diminution du temps de travail, aide familiale, etc.) les tendances lourdes mises en place par le faible taux de natalité des pappy-boomers continueront a orienter les politiques d’émigration du Québec. Les populations qui désirent migrer ici, proviennent principalement de pays pauvres. Oubliez les Belges, les Francais, les Suisses, etc…
    Dans un contexte de compétition pour attirer les meilleurs immigrants, de préférence formés par leur pays d’origine, l’exigence supplémentaire de parler francais est vue comme un obstacle supplémentaire que cela vous plaise ou non.

    On en revient a la case départ, avec des exceptions de temps en temps….soit

    Un pays qui contrôle strictement ses flux migratoires en imposant des conditions sélectives mais qui accepte un développement peut être au rabais ou des conditions de vie différentes (pas la vision(?) de Bernard Landry…)

    Un pays qui accepte beaucoup d’immigrants mais qui doit nécessairement adapter son mode de vie a ce choc culturel et dans ce contexte le francais est peu défendu.. Il est a noter que ce phénomène se déroule actuellement aux USA avec la population hispanique (référendum en Floride pour déclarer l’anglais seule langue officielle….) ou en France avec les problèmes d’intégration des populations d’origine africaine ou maghrébine…

  12. hehe dit :

    Pourquoi c’est toujours les meme independentistes qui ne connaissent rien du fonctionnement une societe donnent des commentaires stupide.

    • Reblochon dit :

      Hehe, un troll sans subtilité qui vient nous arroser de son argumentation beton en ce nouvel an… comme quoi, plus on avance rien ne change avec eux.

  13. hehe dit :

    Pourquoi c’est toujours les meme stupides independentistes sans connaissance du fonctionnement d’une societe ecrit des commentaires?

    Je crois qu’il y a seulement les meme dix personnes qui viennet a ce site.
    Pauvre l’editeur.

  14. Sebastien dit :

    Je suis d’accord avec le fait que le Quebec recoit trop d’immigrants d’origine non latine.

    Le Quebec aux quebecois de souche!

  15. Jacques Duval dit :

    Les immigrants devraient être obligé de passer un examen en Français avec une forte note de passage. Tu passes pas? Tu rentres pas, c’est tout.

    • Durandal dit :

      Et encore, faut pas laisser entrer n’importe qui juste car ils parlent français. C’est bien beau de faire débarquer des mahométans d’Algérie pour faire du chiffre français, mais ne vous attendez pas à ce qu’ils s’assimilent tous paisiblement aux valeurs occidentales…

      Comme Sébastien l’a dit : le Québec aux Québécois de souche ! Tout ce que ça prend pour perpétuer notre peuple, c’est un papa, une maman et deux enfants ; c’est pas beaucoup.

  16. Kramer auto Pingback[...] ? Le Québec reçoit-il trop d’immigrants ? [...]

  17. Jade dit :

    Trops d’immigrants musulmans ici ,les loi pas assez cévères .Il faut que les gouvernement change des lois .qu,ils vivent comme nous ou retournent chez eux.Jade

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