Archives pour 2010
11 mars 2010
Oui, ça prenait un Français à Québec. C’est un bon coup de la part de Labeaume. Car au-delà de la langue, de l’architecture et de la situation géographique, ce qui devrait réellement différencier Québec et permettre de la vendre, c’est l’unicité de la survivance d’une pensée française certes abrutie par des siècles de colonisation, mais qui s’accroche et qui tente, telle une plante grimpant le long du mur de notre Histoire, d’implanter ses racines dans un terreau infertile.
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8 mars 2010
Non, ce refus d’imposer les mieux-nantis, entreprises ou individus, ne constitue pas un fait divers. C’est la prémisse d’un changement de l’ordre social, d’une attaque non seulement contre l’État-providence, mais également contre la civilisation, contre nos valeurs humaines, contre cette conception que la vie est sacrée et que chaque humain a le droit de la vivre pleinement.
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7 mars 2010
Trente ans, c’est la maturité. C’est l’âge où les enfants te disent « monsieur » et où les personnes âgées commencent à te vouvoyer. C’est la décennie où tu penses à une maison et où tu te rends compte que, à force de t’être fait volé et enculé dans la vingtaine, tu dois te contenter d’un appartement ordinaire. C’est l’époque où tu penses à des enfants, peut-être parce que la jeunesse qui s’éloigne appelle à elle-même une nouvelle jeunesse, comme un hiver appelle n’importe quel printemps.
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5 mars 2010
La machine idéologique mise en place par le gouvernement et par ses sbires d’une droite affamée du sang financier de la classe moyenne et des moins-nantis est sans limite. On veut vous faire peur, on veut votre argent, on vous gave de publi-reportages « le Québec dans le rouge » et on veut vous convaincre de vous appauvrir pendant que les mieux-nantis continuent de faire le party.
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4 mars 2010
En faisant primer la liberté individuelle d’individus atomisés et déconnectés des valeurs globales de la nation québécoise, on rend toute protection de nos libertés collectives infiniment plus difficile à réaliser. On gaspille quantité d’énergie en procès, en requêtes, en lois, en amendement, alors qu’il pourrait être si simple de déterminer la suprématie du parlement. On regarde, comme un match de tennis ennuyant, la démocratie québécoise voter des lois à l’unanimité pour protéger notre langue, et une minorité d’avocats défendant une minorité d’anglophones les défaire en Cour suprême.
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