Je n’ai jamais rien eu contre Patrick Bourgeois avant aujourd’hui, promis. Mais laissez-moi revenir au début… *Baguette magique*

Je participais à des discussions sur Facebook sur le babillard d’une connaissance. En décembre dernier, j’ai « discuté » brièvement avec Christian Bergevin, un sympathisant du Réseau de Résistance du Québécois (RRQ). Je mets « discuté » entre parenthèses, car rien n’est facile avec lui. On m’avait déjà averti de me méfier de lui, qu’il était dangereux, manipulateur, etc. Bref, ça s’est bien passé, sinon qu’il s’attaquait sans cesse à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour d’obscures raisons et que je devais défendre l’institution. Il y a quelques jours, récidive. une discussion banale. Du genre: « les syndicats ont trop de pouvoir ». Et moi de lui faire remarquer que syndicalisme et classe moyenne vont main dans la main et que l’indépendance, c’est autre chose qu’un pays sur une « mappe ». De fil en aiguille, la conversation s’est approfondie et il a commencé à m’insulter parce que j’avais sous-entendu qu’il était un soi-disant indépendantiste, et la connaissance commune entre nous a décidé, sans raison apparente, de m’enlever de ses amis Facebook.

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Le lendemain, je constate que j’ai perdu cinq ou six « amis » Facebook. Et un autre ami m’écrit pour me dire que Christian Bergevin a lancé une campagne de salissage contre moi en demandant à tous les membres du réseau RRQ qui me connaissaient de m’enlever de leurs contacts. Dans le message, le bla-bla usuel du genre « je suis un traître », etc. etc. etc. Soudainement, même des lecteurs réguliers de mon blogue et qui me citaient régulièrement m’enlevaient, sans raison. Simplement parce que j’avais discuté avec Bergevin et avait insinué – je dis bien insinuer – qu’il était un soi-disant indépendantiste parce qu’il ne pouvait pas définir clairement sa position.

Cette campagne de salissage m’a fait réfléchir à certaines choses. Je me suis d’abord souvenu de lui, vers 1997-1998, au Mouvement de libération nationale du Québec (MLNQ), sorte de country-club où on tapait des anglais plutôt que d’aller à la chasse (Bergevin était très bon là-dedans, si ma mémoire est bonne), Bref, j’étais membre du MLNQ, et – fait étrange – également d’une association de défense des droits sociaux en même temps. Vous voyez l’idée, si vous me connaissez: l’indépendance, mais pour le peuple. Alors, un jour quand j’ai parlé de mon appartenance à un organisme de la sorte au MLNQ, je me suis fait rejeter. Et après, lorsque j’ai parlé que j’étais membre du MLNQ à l’association de défense des droits sociaux, je me suis fait renvoyer manu militari. On ne badine pas avec ces choses; étant dans deux cases à la fois, il était difficile de choisir. Même impossible. J’ai donc appris à haïr la pensée en bloc, fermée aux compromis, pensée de clan qui ne peut ni discuter ni accepter la pluralité des points de vue.

Donc, je réfléchissais à tout cela et j’ai eu l’idée de mon dernier billet: les indépendantristes. Que sont les indépendantristes? Simplement, une faction fermée, hostile, qui complote et qui déteste les discussions d’idées. Bref, une minorité parmi les minorités. J’ai écrit le texte, sachant qu’il ferait réagir, mais sûrement pas à ce point.

On m’a accusé de traître, de sale fédé vendu, et j’en passe. Pourquoi? Parce que j’aurais laissé entendre que ces gens avaient un chandail du RRQ ou que je parlais au nom de tous les indépendantistes. En fait, ceux qui étaient les plus vindicatifs avaient une chose en commun: ils venaient tous du RRQ, alimenté par Patrick Bourgeois, qui n’a pas tardé à parler de mon texte comme étant très très très mauvais.

Bon, ça m’arrive d’écrire de mauvais textes. Était-il mauvais? Peut-être. Mais en m’attaquant personnellement, on a surtout évité de discuter du fond de mon questionnement: se pourrait-il qu’il existe, dans le milieu indépendantiste, des gens à ce point fermés qu’ils sont hostiles à toute discussion, toute argumentation, toute remise en question? Je posais la question avec, en filigrane je dois le dire, Christian Bergevin et sa campagne de salissage qui, selon une source, visait en fait à se servir de moi pour atteindre mes patrons, qui ont porté plainte contre lui. Mais ce n’était pas par vengeance; je ne l’ai pas nommé. C’était une réflexion comme j’en ai très souvent à partir de mes expériences personnelles. Je me suis demandé, simplement, si de tels individus hostiles à la discussion et qui lancent des campagnes de salissage pour un oui ou un non étaient utiles au mouvement indépendantiste.

Bref, après la publication du texte, je notai qu’une personne a republié le lien sur le babillard de Patrick Bourgeois, leader du RRQ. Plusieurs commentaires négatifs y ont été écrits, avec toute l’intelligence propre à certains: « esti sale fédé vendu » et autres joyeuses aménités. J’ai pris patiemment la peine de répondre à chacun, de leur expliquer que je ne m’en prenais pas au RRQ, que je visais seulement une minorité d’extrémistes radicaux, que j’aimais le RRQ, que j’appuyais le RRQ, etc. La situation semblait se calmer, et j’ai même publié une notice explicative où j’expliquais sur mon blogue que je m’étais peut-être mal expliqué et où je reclarifiais mon texte en prenant soin de bien surligner et resurligner que je ne m’en prenais pas au RRQ. Moins de nuances, plus de phrases simples.

Donc, tout était bien qui semblait bien. Je concluais en affirmant que je devais réfléchir à la meilleure façon d’allier mon emploi et ce blogue et que, dans le doute, j’allais choisir le pain sur la table.

Intervient Patrick Bourgeois.

Il commence à m’invectiver, à me blâmer de choisir le pain sur la table. « J’ai fait suffisamment de sacrifices dans ma vie pour dire que je n’ai jamais priorisé (sic) le pain au détriment de la cause. La cause exige l’abnégation. À tous de voir jusqu’où ils sont prêts à aller. Mais je n’ai jamais vu un excellent militant qui avait l’argent comme priorité. » Je lui réponds gentiment que c’est bien beau ses rêveries, mais que dans le monde réel, on n’a pas à crever de faim pour avoir des idéaux. On n’a pas à jeûner pour atteindre ses objectifs.

Par la suite, il commence à m’accuser de le « chercher depuis plusieurs chroniques », de m’en être pris à son réseau, le tout en m’insultant dans des mots que je n’aurais pas cru pouvoir sortir de la bouche d’une personne qui se veut crédible. Et il me ressort ce vieil article que j’ai écrit le 21 novembre:

Lors d’une manifestation contre le jugement de la Cour suprême sur la loi 104, alors qu’un orateur s’est fait tirer par la jambe, sans avertissement, par un policier et qu’il aurait pu se casser le cou en tombant. Des membres du Réseau de résistance du Québécois (RRQ) s’en sont pris aux policiers en les traitant de tous les noms. Lorsque certains – dont l’auteur de ces lignes – leur ont suggéré de faire une plainte en déontologie et d’utiliser les moyens légaux pour faire valoir leurs droits, ils se sont défilés comme un voleur pris en flagrant délit. Plus facile de crier des noms aux policiers, non?

La vraie hypocrisie, la malsaine, selon moi, se trouve dans les gestes plutôt que dans les paroles. L’hypocrisie, c’est de chialer contre le résultat d’une élection quand on est resté à la maison le jour du vote. C’est se plaindre d’une politique en particulier quand on n’a même pas daigné se présenter au jour du vote. C’est blâmer un collègue qui s’exprime lors d’une assemblée syndicale quand, soi-même, on a préféré se taire. C’est accuser l’autre d’hypocrisie parce qu’il prône la bonne entente quand, au moment où il était possible de se faire entendre selon les règles, on a préféré écouter la télévision chez soi. C’est accuser les autres de corruption ou de collusion quand, soi-même, on essaie de contourner les règles dès que c’est possible. C’est insulter un policier au lieu de porter plainte en déontologie.

Ainsi, voilà ce qu’avait le grand leader du RRQ sur le coeur. Je lui ai dit: « tu n’avais qu’à me téléphoner, à m’écrire! » Ben non, il préférait m’invectiver, me traiter de tous les noms. Pathétique, con, débile, idiot; c’était un véritable flashback vers la pré-adolescence. Et l’insulte suprême: je suis un opposant du RRQ depuis le début. C’est le tout ou rien: ou bien tu appuies entièrement et complètement ce que veut sa majesté Bourgeois, ou bien tu es contre le RRQ. Pas de nuances, pas de mesures.

Une personne qui le connaît bien m’a écrit, sous couvert de l’anonymat, pour me dire à son sujet:

patrick [Bourgeois] s’est énormément donner pour la cause mais depuis la naissance du RRQ, j’ai l’impression qu’il veut éliminer un à un tout militants qui OSERAS critiquer (même avec bonnes intentions), SON RRQ.

Ses batailles ne sont jamais au niveau des idées mais au niveau des personnalités. Ne pas le connaître, je ne t’écrirais pas tous ceci mais depuis quelques mois, je le regarde allé et il est manifestement de très mauvaise foi.

Il est du genre « p’tit bum de fond de ruelle ». Il y a un début de débat d’idées sur son forum? il n’y participe pratiquement jamais. Un conflit avec quelqu’un? Il y est!

Dans son genre, il fais assez « terroriste », d’où la crainte qu’il inspire à plusieurs dont moi.

Oui, p’tit bum de fond de ruelle. Sa gang, ses tatouages, c’est le RRQ. Ce qu’il aime, c’est la bataille, la bastonnade, taper des anglais. Le discours? Connais pas. Ce qui compte, c’est l’honneur du RRQ, trois lettres, et qui veulent dire quoi finalement? Pas grand chose. Résistance, mais résistance contre quoi? Que Gilles Duceppe ait refusé de partager la même scène que lui, en novembre dernier, lors d’un rassemblement indépendantiste, m’avait déçu à l’époque. Mais là j’ai compris.

J’ai véritablement compris.

Tant que la cause indépendantiste s’alliera à des p’tits bums de fond de ruelle comme Patrick Bourgeois, elle stagnera. Ce n’est pas en lançant de gros cris révolutionnaires au milieu de badauds plus intéressés par le spectacle de ses pitreries que par la cause elle-même qu’on fait avancer l’indépendance. Ce n’est pas avec des chandails, des crayons, des suppositoires Le Québécois qu’on fait progresser l’idée d’un Québec souverain. Ce n’est pas en confrontant les policiers, en proférant des menaces voilées, en agissant comme des p’tits bums de ruelle qu’on convainc ses citoyens du bien-fondé de la cause.

Non, tout ça, c’est des affaires de p’tit bums de fond de ruelle. C’est ce que font les brutes et les truands. Ce ne sont pas ainsi qu’agissent les Patriotes et les citoyens responsables.

Est-ce que j’ai merdé dans mon dernier billet? Oui, j’ai merdé. J’ai été trop subtil inutilement, et le résultat fut que tout le monde y a vu ce qu’il voulait bien voir. J’ai voulu épargner la chèvre et le choux, mais les deux sont passés dans le tordeur par ma maladresse. J’ai transformé un billet où je voulais célébrer l’union de tous les mouvements indépendantistes dépourvus de leurs éléments les plus radicaux en une symphonie discordante de justifications. Est-ce que j’ai mérité de me faire insulter, stigmatiser et traîner dans la boue par Patrick Bourgeois parce que le p’tit bum avait des petites crottes sur le coeur? Je ne crois pas.

Je lui ai écrit et je peux l’écrire encore ici: jusqu’à cet épisode, je respectais beaucoup Patrick Bourgeois. Je me suis simplement laissé embarquer dans une mauvaise ruelle où un Christian Bergevin m’a tendu un guet-apens et où le chef des p’tits bums lui-même m’a asséné des coups qu’il espérait fatals. J’ignore encore les conséquences de ces gestes, mais je sais une chose, et cette chose vaut de l’or: jamais je ne me laisserai dicter quoi penser ou dire par un p’tit bum de fond de ruelle qui croit que l’indépendance se fait avec des menaces et dont la plus grande réalisation est d’avoir bâti un mouvement national de p’tits bums à son image.

Règlement de comptes? Peut-être. Et alors? Les comptes sont en souffrance, qu’on dévoile la véritable nature de chacun! Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je me méfie souverainement d’un mouvement refusant la moindre critique et dont le chef est plus occupé à attaquer à ses détracteurs – dont le plus indépendantiste des indépendantistes que je suis – qu’à bâtir un argumentaire crédible. Si le RRQ était un mouvement religieux, il serait déjà qualifié de secte.

Le mouvement indépendantiste a besoin de deux choses: d’unité et d’un discours cohérent, moderne et basé sur des faits. L’unité ne pourra se faire qu’avec un leader crédible et articulé; le discours ne pourra se bâtir qu’en acceptant la nécessaire confrontation des idées.

C’est moins chic qu’une bonne bataille à coup de pancartes, mais c’est drôlement plus efficace et civilisé!

« Toute certitude conduit à la violence. » – Oliver Wendell Holmes (Merci à George Paquet pour la citation)




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60 commentaires à propos de «Le p’tit bum Bourgeois»

  1. Réal Croteau dit :

    3 textes en 24 heures, Louis, c’est beaucoup trop… L’objectivité y perd en qualité et se transforme en batailles d’égos.

    Ne pas perdre de vue le grand objectif de l’indépendance qui commande l’union des forces du Québec plus que jamais. S’il y a des éléments plus radicaux à l’oeuvre, laissons-leur jouer leur rôle qui peut être utile jusqu’à un certain point (exemple les Plaines l’an dernier) et s’ils vont beaucoup trop loin, le peuple va s’en détacher rapidement. J’ai les événements d’octobre 70 en tête…

    Continue ton excellent travail Louis et maintient la barre haute comme tu sais si bien le faire généralement. Tu es un rouage important dans la venue de l’indépendance du Québec en favorisant le choc des idées qui sont porteur d’avenir. Il faut choisir ses batailles en fonction des objectifs premiers et non des combattants qui peuvent être de tout acabit.

  2. Christophe Gauthier dit :

    Honnêtement, je doute de la pertinence de cet article. Bien que je ne me sente pas proche des idées de Patrick Bourgeois et de la frange d’indépendantistes décrite hier, étendre son fiel de cette manière ne me semble pas constructif pour le projet d’indépendance.

  3. Marc-André Lepage dit :

    Lors d’une manifestation contre le jugement de la Cour suprême sur la loi 104, alors qu’un orateur s’est fait tirer par la jambe, sans avertissement, par un policier et qu’il aurait pu se casser le cou en tombant. Des membres du Réseau de résistance du Québécois (RRQ) s’en sont pris aux policiers en les traitant de tous les noms. Lorsque certains – dont l’auteur de ces lignes – leur ont suggéré de faire une plainte en déontologie et d’utiliser les moyens légaux pour faire valoir leurs droits, ils se sont défilés comme un voleur pris en flagrant délit. Plus facile de crier des noms aux policiers, non?

    ton chum de gars de se fait agressé par un policier que fait tu toit louis tu le laisse se faire tapper dessu ???? OU tu va lui porté assiatance oubli pas que la police eux il la attaqué pour aucune raison valabe et que c’était juste un acte de bavure et que cella ont doit directetement aller déontologie et se battre contre la fraternité des policier qui une très grosse machine imbattable

    je pense que quand c’est le temps de rendre la monnais de sont change il faut lui donner et vite et le corriger qui soit policier ou pas

  4. Pierre Schneider dit :

    Il serait 5impérieux que vous vous parliez en pleine face et en privé, toi et
    Patrick. Cette guerre de qualificatifs devient une bagarre d’egos. Allons, ne vous laissez pas
    piéger par quelques agents provocateurs bien connus depuis longtemps. L’un de ces derniers
    a déjà appelé ma femme pour me dénigrer bassement…parce que j’avais osé
    être en désaccord avec ses méthodes de fier à bras de basse cour.

  5. internationaliste dit :

    Je trouve toute cette affaire vraiment dommage et je pense comme d’autres commentateurs que vous auriez du vous expliquer en privé plutôt que de vous livrer à cette querelle en public.

  6. Pontiak dit :

    Vous vous êtes faite faire la passe, les deux.

  7. Gébé Tremblay dit :

    Le RRQ n’est pas un mouvement, Louis. Il n’a aucune structure démocratique.

    C’est une organisation privée. C’est avant tout un journal qui cherche à garder sa clientelle avec des actions d’éclats.

    Moi je les trouve intéressants. Ils font des bons coups. Ils dérangent tous les partis.

    S’il y avait un véritable mouvement national québécois, le RRQ n’existerait pas.

    Il est l’incarnation du vide politique québécois.

    Un peu comme le personnage de Faladeau, Elvis Gratton, qu’on devrais pourtant haïr mais qui est devenu une vedette au Québec et un succès à Radio-Canada. Le seul héro québécois est un fédéraliste bête.

  8. Jaques-Michel Desfossés dit :

    Ta tête est mise à prix sur FaceBook. Pour avoir un peut suivis l’évolution de la situation depuis quelques jours. Le texte de ce matin n’étais qu’un aboutissement logique a la fermeture et au refus de dialogue auquel tu as été confronté.

    Tu n’as pas fait face à un mouvement politique sois disant pacifique. Tu as été confronté à une secte. Cette secte t’as maintenant décrété suppôt du diable.

    Tes coordonnées au travail on été publier avec instruction de te mener la vie dure. Je souhaite que ces gens n’ai pas ton adresse privé. Tu risque de trouvé un bombe artisanale devant ta porte.

    Les prochain jours risques d’être vraiment éprouvant pour toi. Je te souhaite bon courage.

    • bon, encore une affaire que j’ai manqué!

      Cette idée que j’ai eu aussi de m’en prendre à des pseudo-libertariens adékiss et la clique sectaire d’extrême-gauche durant ces derniers jours. Les gars, c’est quoi l’idée de se taper sur la gueule? Vous voulez jouer aux vikings? Manque de baston?

  9. Steph dit :

    Je t’appuie, louis.

    Ma position constitutionnelle n’est pas ferme. Avec Parizeau, j’aurais opté pour l’indépendance. Mais avec Bourgeois et ses radicaux, avec Duceppe, non merci.

    L’indépendance, pour moi, n’est pas un but mais un moyen. Une indépendance qui me rendrait malheureux ne m’attire pas.

    Une indépendance atteinte par l’émotivité (à la Lévesque) me semble dangereuse. Une indépendance atteinte par l’intellect et dans le respect le plus total m’apparaît tellement plus souhaitable…

    L’indépendance, c’est un divorce. De quelle façon voulons-nous divorcer: dans la rancoeur et le goût de vengeance ou dans l’entente de bonne foi?

    • reblochon dit :

      Ce n’est pas un divorce, on n’a jamais ete marié. C’est un enfant qui quitte papa et va enfin vivre sa vie en homme en assumant ces gestes et ses actes, quelqu’un qui serait enfin reconnu par les autres adultes comme tel.

      Et on ne fait pas l’independance contre, mais pour.

      Par contre, c’est un but ET un moyen.

      C’est le but de toute nation devenue mature dans l’histoire du monde. Une reconnaissance reelle de son statut egale aux autres nations libres et qui s’assument.

      Un moyen car pour relever tous nos defis, mettre en place toutes nos politiques, il faut avoir cette fameuse boite à outils et il est reconnu qu’un pays a des pouvoirs qu’une province n’aura jamais.

  10. Henry dit :

    Personnellement, je suis un membre du RRQ. Je trouve dommage que vous vous soyez pogné de même et ayez mis tout ça sur la place publique quand semble t-il il s’agit d’un problème à régler entre deux personnes. Nous ne somme pas tous des indépendantristes et nous ne sommes pas tous des fanatiques ne rêvant qu’à bûcher sur Louis Préfontaine ou toutes autres personnes qui n’est pas d’accord avec notre organisation. Commencer à dire que les gens du RRQ sont tous pareil à ceux qui font des problèmes à Louis revient à dire que tous les anglophones sont racistes et que tous les musulmans sont des terroristes en devenir. Ça a pas de bon sens. Encore une fois on voient que les indépendantistes au lieu d’essayer de s’unir et de régler les petites chicanes internes entre nous sans les mettre sur la place publique se font la guerre ouverte. Résultat, nos ennemis d’en face se frottent les mains d’aise, c’est vrai on leurs facilite la tâche, ils ont pas peur de nous autres, juste à nous regarder aller ils voient bien qu’on est pas près de faire l’indépendance, on se tapent dessus entre nous autres! Pour quelqu’un de l’extérieur un tant sois peut indépendantiste, qu’est-ce qu’il remarque: une parodie du village d’Astérix ou les habitants se cognent dessus pour une niaiserie. Si vous vous voulez vraiment aider la cause, arrêter de jouer à celui qui pissent le plus loin et régler ça entre vous comme des adultes responsables.

    • Gébé Tremblay dit :

      « Encore une fois on voient que les indépendantistes au lieu d’essayer de s’unir et de régler les petites chicanes internes entre nous sans les mettre sur la place publique se font la guerre ouverte. »(Henry)

      Les indépendantistes ne sont pas tous pareils.

      « Résultat, nos ennemis d’en face se frottent les mains d’aise, »(Henry)

      Nos ennemis d’en face ne sont pas tous pareils.

  11. Marc-André Lepage dit :

    IL FAUDRAIS toute cadnassé ce monde en un meme lieu et qui se battent pendant 1 heure 10 heure si il faut mais par la suite il faudrais en sortir avec un vrais plan pour accedé a l’indépendance

  12. Pierrick dit :

    Patrick Bourgeois est un triste personnage. Si les indépendantistes veulent servir leur cause, ils ne devraient pas le laisser salir l’image de leur cause. Laissez-le parler, c’est son droit, mais dissociez-vous de lui ! Je suis tombé dans le camps des fédéralistes quand j’ai été confronté aux discours des indépendantristes. Falardeau est mort, mais Bourgeois continue le travail de sape du mouvement indépendantiste québécois.

    • Patrice Vachon dit :

      « Je suis tombé dans le camps des fédéralistes quand j’ai été confronté aux discours des indépendantristes… »

      On voit que tu es un homme de grande conviction… =P

      • Pierrick dit :

        Une conviction, ça se construit et une opinion, ça se change. Si je fais fausse-route, c’est tout à mon honneur de savoir faire demi-tour.

      • reblochon dit :

        Et les discours des federalistes ne t’ont pas fait devenir independantiste ?

        Parce que niveau fanatisme, dogmes, intolerance, ils ne laissent pas leur place.

        Et arretez avec les histoires de sappes de Falardeau ou Bourgeois. Ce ne sont pas eux qui changent 1% au dernier sondage sur les appuis à la souveraineté. Ca c’est de la bouillie pour chat. Des pamphletaires y en a toujours eu et dans tous les pays, des grandes gueules et des revolutionnaires aussi, ca n’a jamais empeché un peuple de se liberer si il en avait vraiment envie.

        Mettez vos culottes et arretez de vous chercher des excuses !

      • Pierrick dit :

        Y’a pas d’excuse. Le multiculturalisme me sied mieux que l’obscurantisme.

      • reblochon dit :

        Patine, mais je ne te parle pas de ca. Je te parle justement de l’obscurantisme et des dogmes des federalistes. Tu ne les a jamais entendus ? Et leurs fanatiques, tu ne les a jamais vus ? Dis, tu vis sur quelle planete ?

        On voit que l’aveuglement te sied mieux que l’honneteté en tout cas. Sinon ca releve de la patologie lourde.

      • Pierrick dit :

        Du fanatisme fédéraliste ? Ça doit être très rare et seulement proche de chez toi, sinon on ne vit pas sur la même planète.

      • reblochon dit :

        Ha ha ha, mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !

        Des gens incapables de concevoir qu’il puisse y avoir une autre voie, tu appelles cela comment ? Des gens incapables de reconnaitre que le Quebec forme une nation, tu appelles cela comment ? Et tu vas me dire qu’ils sont rares !

        Ouais, comment perdre toute credibilité en une seconde !

  13. Ouhgo dit :

    L’ennemi, vous le trouvez ce matin: prés. Association d’études canadiennes Jack Jedwab! Il fait mine de s’étonner d’un sondage montrant les Québécois comme les plus détestés des Canadians, juste avant les Amérindiens! Lui, un leader des Commandites!

    Patrick? Il arrive de mission à Barcelone, où se tenait un référendum volontaire sur l’intention populaire du peuple catalan de sortir des griffes de l’impitoyable Madrid. Il côtoie tous les peuples en lutte. Il écrit plus vite que son ombre des volumes dénonçant les prédateurs à la Charest ou Desmarais (La Nébuleuse). Durant les manif, c’est lui qui raisonne les têtes brûlées qui s’exposent à tête nue devant les escouades carapaçonnées. Il résiste à l’invasion d’anglicisation, avec les moyens qu’il trouve, malgré le boycott du PQ frileux, malgré les avocats de Charest, malgré les snobs du Bloc qui prennent le thé avec le petit Trudeau. Patrick Bourgeois se fait tellement salir par les radiopoubelles d’extrême droite, qu’il doit parfois répondre par lui-même, face à face. Les insultes peuvent le faire sortir de ses gonds, mais c’est un tempérament sensible, comme tout Québécois qui voit son identité usurpée par l’autre nation haineuse qui n’a qu’un but: faire disparaître le français d’Amérique. Si c’est nous qu’on attaque, une seule solution, Nous unir pour sortir de ce pays les rapaces qui nous appauvrissent à dessein, qui nous coupent l’info et l’éducation supérieure, tout comme les fonds en santé. CUSM McGill, ça aussi, c’est Jack Jedwab, comme Galganow et ce West Island qui nous vampirise.

    • pourquoi ne pas laissez la job à nos «ennemis» de qualifier les partis indépendantistes de réservoirs à connerie?

    • Gébé Tremblay dit :

      Patrick Bourgeois est un gentilhomme comparé à Jack Jedwab.

      La seule raison de cet article par Jacob Jedwab (juif polonais), autre que cracher son racisme sur les Québécois, c’est de colporter le mensonge qu’il y a une telle chose qu’une ethnie juive ou peuple juif.

      Dans son petit sondage ridicule, Jacob n’ose pas y inclure l’attitude des Québécois envers les catholiques ou protestants ou musulmans, non, seulement envers les juifs car c’est tout ce qui l’intéresse vraiment. Son nombril qu’il s’imagine être l’univers entier.

      La gang du RRQ sont pas des anges, mais ont mille fois plus de savoir-vivre et de bonne foi que ce Jedwab « The Hut ».

      http://2.bp.blogspot.com/_IlwcTx9Q628/RpjHtRseVuI/AAAAAAAAA38/GEazQj_wsL8/s400/jabba.jpg

  14. jcpomerleau dit :

    Ce que le groupe RRQ a compris c’est que la politique nait de l’antagonisme et ne désigne que l’intensité des unité en présence. Le reste c’est de la littérature. Cette appréciation commande d’avoir une doctrine politique claire et une discipline; donc une cohésion de groupe.

    Il s’agit donc d’un groupe qui ne peut se perdre dans des palabres de types communes des années 70 qui finirait par une dissolution de la cohésion si critique quand on veut confronté véritablement le système plutôt que de juste fantasmer sur des changements souhaités en périphérie.

    Est-ce que le RRQ dans la pratique réussit à obtenir de s résultats. La réponse est OUI. La victoire sur les Plaine qui a mener au Moulin à paroles est la leur:

    http://www.vigile.net/Moulin-a-paroles-Et-l-etoile-du

    Maintenant, la nature même du groupe fait que des membres sont déterminé et pour garder la cohésion doivent éviter des débats critiques sur des choix qui sont fait par la direction. Bref ce n’est pas l’endroit pour faire des débats sur ce qui a déjà été décidé: Il ne veulent pas jouer aux victimes; donc exit les plaintes en déontologie et procès pour les militants (on paient les amendes). Ce sont des choix stratégiques qui s’inscrivent dans la logiques de leurs actions (ais-je dis action).

    Et oui cette action est indispensable et il y a une attitude rugueuse qui vient avec. Et si on est pas d’accord on passe son tour.

    Conclure que le RRQ nuis à la cause, ce serais le cas s’il n’avait aucune doctrine politique, mais ce n’est pas le cas. Même si certains membres en manques encore.

  15. Simon Jodoin dit :

    Salut Louis,

    On ne se connait pas, en tout cas pas personnellement. Je suis chroniqueur et directeur du BangBang, magazine (web uniquement depuis mars 2009) que tu as peut-être croisé depuis quelques années, notamment dans l’histoire de « l’autre Saint-Jean » l’an dernier.

    Tout ça pour dire que, bien qu’on ne soit sans doute pas d’accord toi et moi sur bien des sujets, je n’hésiterais pas pour ma part à identifier très clairement ceux que tu pointais dans ton précédent billet, qui sont occupés à construire le mur que tu viens de rencontrer. À peu près toujours les mêmes. Oui, c’est le RRQ, ou en tout cas, une partie de ce mouvement et ses sympathisants. Et oui, il est de notoriété publique que Patrick Bourgeois fait partie de ces individus et les alimente en démagogie et en raccourcis intellectuels, comme on gave des oies.

    On m’a aussi traité, à tort, au sein de cette « mouvance identitaire » de sale fédé, de con, d’idiot, d’imbécile et autres noms d’oiseaux. C’est le scénario habituel. Faute d’arguments j’imagine.

    Peu importe ce dont il est question, si tu n’es pas d’accord, tu es condamné à être un con. Heureusement, comme tu le dis, ils sont minoritaires et peu crédibles. Mais malheureusement, la pomme qui fait pourrir le sac, elle est assez souvent minoritaire et même si tout le monde sait qu’elle n’est pas bonne à manger, le résultat est toujours le même… Tout le sac y passe.

    Patrick Bourgeois a raison sur un point, il a fait beaucoup de sacrifice dans sa vie pour la cause. Les deux premiers ont été l’intelligence et la crédibilité.

    En toute franchise, il pourrait troquer son t-shirt pour une chemise brune qu’on y verrait aucune différence.

    Pour finir, je te laisse sur une petite anecdote qui date un peu, mais qui vaut quand même la lecture… ;-)

    http://www.latribuduverbe.com/archives/2008/06/maniere_dentartage_virtuel_ii.html

    À la prochaine!

    S.

    • reblochon dit :

      Et je n’ai pas tout suivi … tu es federaliste ou independantiste alors ?

      • Pierrick dit :

        Pour le présent propos de M. Jodoin, ce n’est pas une information utile.

      • reblochon dit :

        Oh , il a meme un attaché de presse qui repond pour lui. C’est bien. Si ca peut etre utile pour savoir si cette personne fait de la partisannerie ou a juste un raisonnement eclairé. Parce que de l’autre bord, facile de cracher dans cette soupe. Je peux faire la meme chose tu sais … tu veux qu’on parle des ultra-nationalistes racistes canadiens ? Des Orangistes ? Des WASP ? Des comtés où ca vote à 99% contre les separatisses ? Etc.

      • Simon Jodoin dit :

        Oh. Désolé, je n’avais pas compris que tu me posais cette question à moi.

        Je ne vois effectivement pas ce que ça change, que l’on soit fédéraliste ou indépendantiste, lorsque vient le temps de dénoncer la démagogie et le manichéisme idéologique.

        Quoi qu’il en soit, si j’étais un fédéraliste convaincu, je serais plutôt porté à encourager Patrick Bourgeois à continuer son bon travail.

        @+

        S.

      • reblochon dit :

        Ce qui serait totalement logique d’ailleurs.

        C’est comme les federalistes qui sont contre le bloc, je n’ai jamais compris non plus.

  16. Karl dit :

    Nous sommes présentement dans une crise dans la revendication de nos idées indépendantistes, puisque nous ne pouvons pas vraiment nous rallier à une caste qui sache revendiquer les intérêts du Québec souverain étant donné que la seule qui veuille ne serait-ce débattre de l’indépendance est celle qui est extrémiste. (Oui, nous avons besoin d’extrémistes, tel que le RRQ, parce que ces derniers mettent souvent la lumière sur des éléments, dont les autres associations n’osent pas discuter.) Seulement, nous avons besoin d’une association PRINCIPALE qui sache revendiquer le statut souverain du Québec.

    Et tant que nous ne trouverons pas cette association, ce vecteur public, c’est bien dommage, mais nous devons mettre nos petits différents de côté et lutter, au besoin, chacun de notre côté, MAIS tous unis pour le même but.

    Alors plutôt que de s’entremanger les uns les autres attaquons-nous au problème majeur.

  17. Simon Jodoin dit :

    Ah! Et j’oubliais, Louis…

    Tu as écrit : « Si le RRQ était un mouvement religieux, il serait déjà qualifié de secte. »

    En fait, oui, j’ai déjà fait ce constat :
    http://www.centpapiers.com/commemoration-de-1759-entre-propagande-et-prophetie/5336/

    Patrick Bourgeois est en fait le Raël des indépendantistes. Il est bel et bien question de foi aveugle.

    ;-)

    Allez, je te laisse à ces discussions. J’ai pour ma part déjà donné. Je ne peux que te souhaiter bonne chance dans tout ça. Et contrairement à ce que Bourgeois rapporte faussement en ce moment même sur son forum, je ne suis pas en train de te féliciter ou t’encourager, mais simplement en train de te dire que le dialogue nécessaire en société devra -malheureusement- se faire sans ces prophètes à la petite semaine, toujours prompts à régler un différent avec un poing sur la gueule… Que veux-tu, c’est ça la démocratie…

    @+

    S.

  18. On pourrait-tu passer à autre chose? svp?

  19. Jeanne dit :

    Tempête dans un verre d’eau…

  20. GV dit :

    Tempête dans un verre d’eau, certes. Mais qui est Louis Préfontaine ? Que sont ses faits d’armes ? A-t-il neutralisé des ennemis de l’indépendance ? A-t-il mis en échec des adversaires de l’indépendance, des fédéralistes à tout crin ? Voilà la seule question qui me semble à propos… Ce qui manque de nos jours c’est le respect envers ceux qui osent.

    GV

  21. GV dit :

    Pour Simon Jodoin, la «démocratie» que tu invoques c’est l’oligarchie mondialiste. Patrick Bourgeois est un ti-cul. Alors, si tu ne veux pas t’attaquer à qui t’opprime, prière de laisser Patrick Bourgeois tranquille. Grand merci et que Dieu te garde !

  22. @Réal Croteau: Merci Réal. Tu as raison, et je crois que je vais me reposer quelques jours! :)

    @Christophe Gauthier: Je crois que des batailles méritent d’être menées. Je ne veux pas rajouter de l’huile sur le feu, mais si des éléments extrémistes nuisent à la construction d’un discours cohérent pour le peuple québécois, je crois qu’il est du devoir de les dénoncer, surtout s’ils sont en position de pouvoir.

    @Marc-André Lepage: J’ai déjà été en déontologie et j’ai obtenu satisfaction. Les poings et les insultes, c’est ainsi qu’agissent les enfants. Être adulte, être modéré, c’est utiliser les moyens légaux. Le policier qui a tiré sur la jambe de ce militant aurait dû recevoir une plainte en déontologie, simplement. C’est cela qu’un citoyen responsable aurait dû faire.

    @Pierre Schneider: Si Patrick Bourgeois s’excuse publiquement de m’avoir sali sans raison comme il l’a fait, il est certain que je reconsidérerai ma position. Cela ne changera strictement rien à mon analyse actuelle, mais je pourrais être disposé à mettre de l’eau dans mon vin. Sache cependant que je ne fais pas de politique et je ne me tais pas pour plaire à un ou à l’autre; je dis ce que je pense, simplement.

    @internationaliste: Je trouve cela très dommage également. Si M. Bourgeois m’avait contacté en privé pour me parler de ses petites crottes sur le coeur, tout cela ne se serait peut-être pas produit de cette façon. Mais mon analyse sur certains éléments radicaux et indésirables du mouvement souverainiste demeurerait. L’indépendance se fera avec l’ensemble du peuple, et pas à coups de poings dans la rue par une minorité déconnectée des autres.

    @Gébé Tremblay: Bonne analyse. Je souscris à celle-ci. Le RRQ a du succès parce qu’il s’abreuve du vide actuel. J’ignore s’il peut être réformé, et honnêtement j’en sais trop peu pour me prononcer et je ne voudrais pas, malgré ce qu’en disent certains, qu’on pense que je m’en prends au mouvement lui-même. Je crois seulement que pour le futur, il faudra un chef cohérent, articulé, et qui est respecté du citoyen lambda. Et de la manière dont M. Bourgeois a agi avec moi, j’ai mes doutes…

    @Jaques-Michel Desfossés: Je suis heureux car j’ai l’appui des gens dont l’opinion est importante pour moi. Le reste m’importe peu. Je ne veux plus jeter de l’huile sur le feu; j’ai écrit ce que je pensais et c’est tout ce que je peux dire. Je demeure la personne la plus indépendantiste du monde, mais je conserve ma capacité de critique, chose que certains de mes détracteurs semblent avoir laissé au vestiaire en rejoignant le RRQ.

    @Steph: Merci Steph, c’est apprécié. J’apprécie tes nuances et ta contribution positive au débat.

    @Henry: Faire comme s’il n’y avait pas de divisions n’est pas utile, à mon avis. Des divisions existent parce que le mouvement est vivant, simplement. Quand tout le monde pensera pareil, quand tout le monde suivra aveuglément le « cheuf » en répétant inlassablement ses vieux discours usés en traitant de traître quiconque ne pense pas comme le groupe, ce ne sera plus un mouvement, mais une secte. Le débat est utile, nécessaire, et c’était cela que je désirais exprimé. Et c’est pour cela que certains m’en veulent. J’ébranle le fragile édifice de leur temple de fausses certitudes.

    @Pierrick: Pour ma part, je ne deviendrai pas fédéraliste parce que j’ai un conflit avec Patrick Bourgeois. Je suis indépendantiste non pas par opposition, mais par conviction. Pour moi, l’indépendance est un moyen et je suis en continuelle réflexion sur la finalité, sur les moyens, sur les actions, sur tout le projet au complet. La mort des idées, c’est la mort du projet.

    @Ouhgo: Les ennemis sont partout. À mes yeux, la bêtise mérite d’être dénoncée partout. Sur ce blogue, je dénonce toutes les formes de bêtise. Y compris la mienne, parfois. La recherche de la vérité est mon objectif et si je dois m’attaquer parfois à des indépendantistes, je le ferai. Mais en bout de ligne, il suffit de lire mes textes pour se rendre compte où je distribue la majorité de mes claques…

    @Julien Beauregard: Nos « ennemis », ce sont nos concitoyens, nos voisins, nos collègues. Pour moi, ce ne sont pas des ennemis. Ce sont des personnes à convaincre de la nécessité de se libérer des chaînes qui nous entravent.

    @jcpomerleau: Les résultats du RRQ, bravo. Mais ces résultats ne sont pas que les leurs, ils sont également ceux de tous les organismes, citoyens, chercheurs, statisticiens, démographes, linguistes, artistes, bref toute la société civile qui s’acharne à construire un discours cohérent. Le RRQ est simplement tributaire de ce discours. Il réussit grâce au travail des autres. Je ne veux pas lui enlever son mérite, mais il est important, à mon avis, de comprendre que la lutte se fait à tous les niveaux, et pas seulement dans l’action directe.

    @Simon Jodoin: À mon avis, s’il y a des dangers avec un discours en circuit-fermé où les membres sont hostiles à toute pensée extérieure, nous n’en sommes pas encore aux chemises brunes. Il faut cependant rester vigilants, et, surtout, ne pas tout confondre: on peut s’opposer aux méthodes de Bourgeois sans s’oppose aux objectifs. Et, aussi, on peut reconnaître ses bons coups et ses réussites; on peut féliciter le RRQ pour ce qu’il fait de bien tout en se rappelant d’être vigilant et en n’hésitant pas à questionner le discours officiel du mouvement.

    @Jeanne: Une source d’eau à laquelle beaucoup d’abreuvent…

    @GV: Je suis personne. Un simple gars qui écrit. Je ne fais pas de politique. J’écris ce que je pense, simplement, et ça semble parler à quelques centaines de personnes à tous les jours. C’est tout. Je ne suis pas un militant, je ne suis pas un héros, je ne suis pas un martyr. Je dénonce la connerie, simplement, partout où elle est, et je travaille à l’élaboration d’un discours nationaliste de résistance en phase avec le 21e siècle et les nécessaires luttes identitaires des autres peuples de la Terre.

    Merci à tous pour vos commentaires! Veuillez noter que j’ai modifié ma nétiquette et que je n’ai pas permis l’affichage de commentaires visant spécifiquement à ostraciser quelqu’un ou à atteindre un objectif politique de cette façon. Il s’agit évidemment d’une mesure temporaire pour éviter les débordements et les effusions qui ont caractérisé la réaction de certains membres du RRQ. Merci pour votre compréhension!

  23. Daniel Roy, C.A. dit :

    Ton texte n’était pas nécessaire. Le premier « les indépendantristes » était déjà de trop. Tu te dis indépendantiste mais tu es en train de te faire des amis parmi les fédéralistes, c’est pas peu dire sur le ton et les propos utilisés. J’ai déjà rencontré presque tous ceux dont tu fais référence et ils sont des tous des bons camarades dans la lutte pour l’indépendance. Tu prêche pour la cohésion, nous prêchons tous pour la cohésion. Nous dénonçons l’apathie des élites et des politiciens en général. Mais nous ne déconçons certainement pas ceux qui descendent dans la rue, car ils obtiennent des résultats. Oui, nous cherchons un chef, en attendant nous faisons ce que nous pouvons. Le chef est sûrement déjà parmi nous, mais nous ne le savons pas. J’imagine que nous sommes tous des chefs à différents niveaux, et que le jour où il n’y aura plus qu’une seule poignée de gens faisant la promotion de l’indépendance, nous réussirons enfin à se donner un pays.

    En passant, moi, je t’ai déjà pardonné. Continue à prêcher pour notre indépendance sans nous taper dessus, et oui, tu perdras quelques fédéralistes qui travaillent contre la nation québécoise, qui ne peut exister à l’intérieur d’un Canada assimilateur et discriminant, mais tu continueras à augmenter ta liste de lecteurs.

    Daniel Roy, C.A.

  24. reblochon dit :

    « les syndicats ont trop de pouvoir » mais c’est vrai ça, surtout quand on se rapelle que ces gens ne defendent pas du tout les travailleurs mais leurs membres ! Donc la classe moyenne, laisse moi rire. (troll lancé)

  25. Patrick Leclerc dit :

    Louis tu as attaquer tous ceux qui se teinne debout et ça je te le reproche énormément ce n’est pas toi n’y la S.S.J.B. ou même le M.M.F. qu’on voit dans la rue dénoncé le non respect des Québecois, mais nous militant alors arrète tes attaques cela ne pourra que ce retournée contre vous
    P.Leclerc

  26. Simon Jodoin dit :

    @ Louis, tu as écrit : « À mon avis, s’il y a des dangers avec un discours en circuit-fermé où les membres sont hostiles à toute pensée extérieure, nous n’en sommes pas encore aux chemises brunes. »

    Tu as sans doute raison, en tout cas au niveau des contenus. Je doute effectivement que le RRQ puisse, même à long terme, représenter un tel danger politique.

    Mais j’emploie en toute conscience l’expression « chemise brune » de manière archétypale si tu veux, afin de représenter un contenant : celui des formes et des caractéristiques de la pensée fascisante.

    Ohhhhhhh! Le vilain mot! Je ne l’emploie pas à la légère, comme on le fait souvent pour discréditer un opposant en le traitant de méchant. J’assume entièrement l’utilisation de ce qualificatif. Selon moi, le RRQ comme mouvement ainsi que les actions et le discours qui le caractérisent sont fascisant. Contrairement aux idées reçues, le fascisme n’est pas l’équivalent sémantique du racisme et n’a pas essentiellement comme programme le « nettoyage ethnique » (j’insiste sur ce dernier point). Ce terme n’est pas non plus à droite ou à gauche. C’est un contenant qui peut contenir plusieurs contenus, essentiellement différents.

    Je soumets à ton attention les quelques caractéristiques d’un mouvement faciste.

    - Exaltation de la nation au détriment des individus

    - Définition arbitraire de la vérité historique et dénonciation comme « mensonge de l’ennemi » tout ce qui n’est pas inclu dans cette définition

    - Objectif historique commun, visant à corriger les tares actuelles de l’histoire et éventuellement d’atteindre un Salut historique.

    - Identification d’un ennemi national et historique, représentant du mal absolu, auquel on prète l’intention de vouloir détruire l’objectif historique du groupe

    - Hiérarchie essentiellement fondée sur la figure du chef auquel il est interdit de s’opposer

    - Construction et diffusion d’un discours populistes et démagogique

    - Ostracisation de toute remise en question : celui qui émet un doute ou une critique est banni, considéré comme un traite, un ennemi (ou un collabo de ce dernier), un humain inférieur

    Sur le dernier point, je pense que je n’ai pas besoin de te faire un dessin… :-) Pour avoir observé certains épisodes de l’actualité récente, notamment les dossiers du 400e de Québec, de la reconstitution de 1759 et de l’autre Saint-Jean, je n’ai eu pour ma part aucune difficulté à identifier chacun de ces critères au sein du RRQ et de plusieurs sympathisants qui s’expriment sur le forum du Québécois. C’était carrément patent. Dans le cas de l’Autre Saint-Jean, c’était Marilyne Lacombe qui était une « pute », une « traître » et cie… Aujourd’hui, c’est toi qui est un « cas psychiatrique », un traitre qui fait la sale job de l’ennemi. Demain, ce sera quelqu’un d’autre…

    Je sais, ça semble très grave comme accusation, et comme je te dis, je l’assume personnellement et entièrement. Je n’ai pas l’habitude de donner dans le reductio ad hitlerum.

    Au sein de ces mouvements, réfléchir c’est désobéir, s’opposer c’est collaborer.

    Je te laisse le soin de déterminer si la publication de ce commentaire risque de te faire du tort. Je réitère que je l’assume pleinement et entièrement et que ce n’est pas à la légère que je qualifie de fascisante la démarche du RRQ et de son « chef ». Comme tu le dis bien, nous n’en sommes pas à la menace politique que représentait les chemises brunes de naguère, mais nous avons comme citoyen le devoir de demeurer vigilants. Il faut savoir identifier les graines de la haine avant d’avoir un arbre dans la cour qui brise nos fondations. Que l’on soit d’accord ou non sur la définition de la nationalité Québécoise ou sur le programme politique que nous devrions adopter, je demeure persuadé que peu importe les fins, il y a des moyens que nous devons catégoriquement refuser.

    @+

    S.

    • internationaliste dit :

      Je me souviens d’ailleurs du communiqué que le RRQ avait publié concernant l’Autre St-Jean en juin 2009 pour dénoncer la présence des artistes anglophones. Ils avait attaqué les Jeunes Patriotes du Québec étant donné que Marilyn Lacombe en faisait partie à l’époque, et ils ont publié une photo d’une manif des JPQ pour les accuser de trahison et les traîner dans la boue littéralement. Donc si je comprends bien on peut critiquer n’importe quelle organisation mais pas le RRQ n’est-ce pas? C’est du double standard!

      En lisant certains commentaires contre Louis sur Facebook je n’en revenait pas de voir le style colon et grossier de certains d’entre eux. C’était pathétique. Je ne pense pas que Louis ait raison sur toute la ligne mais la campagne orchestrée contre lui est révoltante. Quand je vois ce genre de comportement je me dit qu’on est loin de réaliser l’indépendance du Québec.

    • Marc St-Pierre dit :

      À l’époque j’étais fédéraliste, et en faisant des études sur l’histoire du fascisme, j’avais aussi fait ce lien, qui était somme toute fait de manière honnête.

      Je me suis ravisé par la suite. Je me suis rendu compte de ma bêtise. Le point fondamental d’association entre fascisme et indépendantisme québécois est le nationalisme. Les autres ne points ne sont là que pour faire semblant que votre argumentation est solide, mais on pourrait les appliquer à plusieurs mouvements politiques, dans lequel le fascisme trouverait aussi une place.

      Le fascisme se base sur deux points fondamentaux : 1. le nationalisme, et j’ajoute une précision importante, un nationalisme exacerbé par le sentiment que sa nation est supérieure aux autres, et 2. l’apologie de la guerre comme moyen de prouver la supériorité nationale, c’est basé sur le darwinisme social. C’est la combinaison des deux points qui en fait une idéologie dangereuse. Or, le mouvement démocratique se situe dans la plus pure tradition démocratique. Personne, même chez les « méchants » du RRQ, n’envisage de faire la guerre pour la cause. Tous s’appuient sur le débat démocratique, et espèrent que le peuple finira par vouloir du pays en majorité. Quand on sait cela, associer fascisme et nationalisme relève de la mauvaise foi. Les Européens font ce genre d’association à tour de bras: ils ont tord. Ils se sentent tous coupables pour la tragédie de la Seconde Guerre Mondiale, mais s’ils y réfléchissaient sérieusement, ils se rendraient compte que le contexte d’aujourd’hui a changé, et que plus personne ne se fait la guerre de nos jours pour des questions de territoires et de revanche à prendre à cause d’humiliations nationales. Le nationalisme n’est autre qu’une volonté de défendre les intérêts de sa nation. Si personne aujourd’hui n’était nationaliste québécois, je ne donnerais pas 25 ans à l’anglais pour contrôler Montréal à 80%. Être nationaliste, c’est être fier de son identité culturelle, de sa patrie et vouloir la défendre. Vouloir la défendre ne signifie pas non plus que nous nous considérons notre nation comme supérieure aux autres, comme dans le cas du fascisme. Nous sommes une nation parmi d’autres, nous ne sommes pas supérieurs aux autres, mais pas non plus inférieurs, et nous avons le droit d’exister et de défendre nos intérêts.

      Quand on sait tout cela, n’importe quel lien entre nazisme, fascisme, anti-sémitisme ou wathever, avec les intépendantistes même radicaux relève de la démagogie facile et bête visant délibérément à diaboliser les indépendantistes.

      • Simon Jodoin dit :

        Cher Marc,

        Tu as écrit :« Le fascisme se base sur deux points fondamentaux ».

        Je ne sais où tu as « étudié le fascisme » comme tu l’avances assez pompeusement, mais je doute que ces deux points que tu soulignes puissent suffire à englober les multiples facettes du fascisme. Je m’étonne aussi que dans tes « études » tu sembles n’avoir croisé nulle part le culte du chef pourtant fondamental. Enfin…

        Concernant de second point, tu sembles confondre l’expansion militaire à l’expansion tout court…

        Quoi qu’il en soit, je te propose de méditer ce passage du manifeste du RRQ :

        « Nous sommes une nation forte qui a déjà prouvé dans l’histoire qu’elle avait tous les atouts d’une puissance agissante. Réussir ne dépend que de notre capacité à nous mobiliser en refusant toujours de se laisser fallacieusement convaincre par les sirènes de la soumission, en refusant d’abdiquer devant Ottawa. Partout sur la terre, des hommes et des femmes regardent notre révolution, (car l’indépendance en est une), et espèrent notre victoire. Car nous ne nous battons pas que pour nous-mêmes, mais pour une nouvelle humanité, une humanité plus juste et à l’intérieur de laquelle les peuples parviendront à s’émanciper pleinement. Notre indépendance changera la face de l’Amérique et marquera le recul de la Grande alliance anglo-saxonne, elle qui a exploité, au fil des siècles, les humains partout sur la terre. »

        J’ai beaucoup de difficulté à ne pas voir dans ce passage une sorte d’exhaltation de la « nation forte » Québécoise qui saura donner le pas à une « nouvelle humanité »…

        C’est comme genre, dans ta face…

        http://www.resistancequebecoise.org/manifeste.html

        Tu écris aussi : « Or, le mouvement démocratique se situe dans la plus pure tradition démocratique »

        Sans doute oui, le mouvement démocratique se situe dans la plus pure tradition démocratique. Voilà qui est bien. J’ai beaucoup de difficulté à saisir ce que tu tentes de me dire avec ça.

        Finalement, tu me dis aussi :« Quand on sait tout cela, n’importe quel lien entre nazisme, fascisme, anti-sémitisme ou wathever, avec les intépendantistes même radicaux relève de la démagogie facile et bête visant délibérément à diaboliser les indépendantistes. »

        Je ne sais pas ce qu’on doit faire « quand on sait tout cela » (quoi au juste?), mais ce que je sais c’est qu’il n’est nullement question dans mon propos de nazisme ou d’antisémitisme et encore moins de diaboliser « les indépendantistes ». Je pointe simplement le fait que le RRQ et Patrick Bourgeois déploient une idéologie fascisante et, en toute honnêteté, ça va me prendre pas mal plus que ton argument qui veut que « tu as étudié le fascisme » (où au juste???) pour changer d’avis.

        @+

        S.

      • Marc St-Pierre dit :

        Réponse à Simon :

        Bon je pensais qu’au moins tu avais de meilleurs textes du RRQ à nous montrer. Celui-ci n’a absolument rien de fascisant, à part peut-être pour les gens de la radio-poubelle qui voient le terrorisme et le fascisme un peu n’ importe où sans s’interroger sérieusement sur ces concepts. Le texte fait l’apologie de l’indépendance, qui est légitimée par la nation. Notre projet s’oppose naturellement au statu quo, au nationalisme canadien, et à l’influence du monde anglo-saxon, je ne vois pas en quoi c’est fascisant de le dire.

        Le fait d’affirmer que la nation québécoise est forte, est simplement un argument pro-indépendance. Nous avons les reins assez solides pour contrôler notre destinée. C’est très clair que l’auteur du texte n’a pas voulu dire que le Québec devrait aller se chercher de l’espace vital aux dépens du Canada anglais ou des États-Unis, un peu comme le voulaient le Japon, l’Italie et l’Allemagne aux dépens de leurs voisins. Relativement à nos voisins, nous sommes une petite nation, mais nous sommes forts dans le sens où rien ne peut nous empêcher d’être indépendants si nous le voulons. En voyant du « fascisant » dans ce texte, tu démontres encore mieux que j’aurais pu le faire ta mauvaise foi, ou sinon ta tendance à voir des extrémistes n’importe où, une fâcheuse habitude développée aussi par les gens de la radio-poubelle.

        Pour ce qui est du culte du chef, premièrement y a-t-il vraiment un culte du chef au RRQ ? Quand Falardeau était vivant, c’était lui qui prenait les devants de la scène. C’était lui le plus aimé parmi les amis du réseau. Patrick Bourgeois est le chef du RRQ, tout simplement. À ce que je sache, ce n’est pas anormal que certains mouvements aient des chefs. Par ailleurs, le culte du chef n’est pas appliqué que chez le fascisme. Le communisme (Staline, Mao etc.), le monarchisme (Louis XIV), la République (Bonaparte), la démocratie (Barack Obama, Kennedy) ont connu des périodes d’apologie du chef ou du moins de tentatives d’apologie du chef, sans qu’on puisse affirmer que c’est nécessairement un trait caractéristique de ces types de gouvernements. C’est pareil pour le fascisme. Je suis sûr que tu dirais au moins que le communisme a aussi pour particularité le culte du chef, pourtant ce n’est certainement pas le cas avec Hu Jintao présentement en Chine. En ce moment, Vladimir Poutine a une aura de popularité beaucoup plus grande que les Brejnev, Gorbatchev et Khroutchev de l’époque communiste. Le fascisme aurait pu très bien survivre sans faire l’apologie des successeurs d’Hitler et de Mussolini. Ces derniers étaient des révolutionnaires et ils auraient sans doute été glorifiés pour longtemps si l’Axe avait remporté la victoire en Europe durant la Seconde Guerre mondiale, tout comme l’ont été d’autres révolutionnaires qui eux ont eu la chance de gagner comme Georges Washington, Mao Zedong et Lénine. Donc le culte du chef est une particularité qui a été observée dans le fascisme des premières années, mais ce n’est pas ce qui permet de définir cette doctrine politique, tout comme cela ne permet pas de définir le communisme. Ce qui aide davantage à comprendre ce système politique, c’est le totalitarisme. C’est la politique du tout pour la nation. Tout est mobilisé, les médias aussi, il n’y a donc pas de véritable liberté d’expression, et le culte du chef peut être utilisé pour cimenter le sentiment national. Comme je le disais au point un, c’est le nationalisme très exacerbé qui est au centre du fascisme. On constate toujours que le fascisme se situe à des années lumières du RRQ.
        Je reviens sur ce que tu as dit : « Concernant de second point, tu sembles confondre l’expansion militaire à l’expansion tout court… » De quelle autre expansion que militaire tu parles ? Parce que quel mal il y a à souhaiter pour notre futur pays l’expansion culturelle et économique ? Sinon comme je l’ai expliqué plus haut, le second point fondamental qui permet de comprendre le fascisme est sa volonté de faire la guerre, avec des armes et en faisant couler le sang. Cela visait l’expansion du territoire aux dépens des nations plus faibles. C’était pour eux, le moyen de prouver la supériorité de leur race.
        Où ais j’étudié l’histoire ? Dans les livres d’historiens comme Pierre Milza que je te recommande pour augmenter tes connaissances sur quelque chose que tu connais visiblement mal.

        À +

      • Simon Jodoin dit :

        Il semble qu’il soit techniquement impossible de répondre à ton dernier commentaire plus bas, suite au mien. Je le fais donc ici.

        Le problème, c’est que le culte du chef, n’est pas le seul aspect. J’en ai donné d’autres. Il demeure cependant fondamental. Voilà ce que je te disais. Milza lui-même, auquel tu me renvoies, expose cette caractéristique du fascisme, en tout cas, lorsqu’il se retrouve au pouvoir.

        Paxton aussi, d’ailleurs, dans son anatomie du fascisme, range le besoin du chef « supérieur » dans les conditions essentielles à l’émergence du fascisme. Encore là, ce n’est pas la seule condition, mais c’en est une.

        Emilo Gentile n’hésite pas pour sa part à parler de « religion fasciste » où, encore une fois, le culte du chef apparaît comme essentiel.

        Je ne suis pas pour ma part historien. J’ai une formation en théologie où je me suis spécialement intéressé à la théologie politique et aux religions séculières. C’est donc par cette lorgnette que je me suis intéressé au fascisme et, ainsi, à ces différents auteurs. Et c’est encore avec ces lunettes que j’observe le RRQ.

        Je suis évidemment d’accord avec toi sur le fait qu’il peut y avoir culte du chef sans qu’il soit question de fascisme. Je n’ai jamais affirmé le contraire. Encore là, ce n’est pas le seul critère. Certes, le culte du chef n’englobe pas le fascisme, mais le fascisme englobe un culte du chef.

        Pour ce qui est de l’extrait du RRQ que je t’ai cité, encore une fois, s’il n’y avait que ça, on pourrait sans doute conclure qu’il ne s’agit que d’un texte un peu pompeux, où la poésie cégepienne l’emporte sur l’idéologie politique. Malheureusement, justement, il n’y a pas que ça. Bourgeois et le RRQ manipule à qui mieux mieux une sémantique de l’inimité, une logique guerrière contre un ennemi historique et héréditaire :« À mes yeux, il est clair que la stratégie consistant à considérer nos ennemis d’en face comme nos partenaires de demain est une pure connerie. Les fédéraux sont nos ennemis, et ils doivent être considérés comme tel. ». Ainsi, il n’hésite pas à disqualifier, voire bannir, tout intervenant qui ne souscrit pas à cette doctrine où l’antagonisme l’emporte sur la réconciliation. Simplement envisager que des fédéralistes puissent être des amis de la nation Québécoise semble être, à ses yeux, une hérésie.

        Il ne s’agit donc pas simplement, comme tu semble le croire, de faire l’apologie de l’indépendance mais bien d’imposer un manichéisme indiscutable où le fédéralisme représente le mal absolu et leurs représentants des impurs qu’il faut combattre.

        Je pourrais épicer cette recette de plusieurs éléments croisés à tous les instants dans le discours du RRQ et de ses sympathisants, où l’ennemi est un « sale », un « chien », une « pute »… Il ne m’en faut pas beaucoup plus pour y repérer la dichotomie « pur/impur », homme/sous-homme. Les opposants de Bourgeois sont systématiquement taxés d’être des « trisomiques », des malades psychiatriques, des « chiens », des sales… On se dispense ainsi d’argumenter avec eux de la même manière qu’on ne discute pas avec un caniche ou un fou.

        Ainsi, la « nouvelle humanité » (rien que ça…) annoncée dans l’extrait que je t’ai soumis devrait nous débarrasser de ces impies. L’indépendance nationale, dans la sémantique de Bourgeois, vise à « nettoyer » les impuretés de la nation.

        J’exagère? Peut-être… Et peut-être pas. Tel que je l’ai expliqué dans un autre commentaire au sein de la discussion qui nous occupe ici, je me contente pour l’instant d’indiquer le germe « fascisant » que représente une telle mentalité : on tend vers le fascisme. L’avenir nous dira si on aura un jour carrément les pieds dedans. Je n’en suis encore qu’au « repérage » (essentiel selon mon humble avis) des critères fascistes. Et pour te rassurer, cette réflexion est pour ma part empreinte de craintes réelles et non d’un simple exercice de disqualification de l’adversaire. J’en suis encore à me demander si finalement, on n’a pas affaire à des immatures qui s’amusent avec cette sémantique explosive comme des enfants jouent avec des allumettes, par simple ignorance du danger.

        Pour finir, tu me demandes s’il y a vraiment un culte du chef au RRQ. Je réponds que oui, à tout le moins en incubation. Le seul fait que ses apôtres n’hésitent pas à le comparer à Bourgault (considéré comme un « gigantissime » héros traditionnel de la « Cause »), à applaudir ses moindres propos en le félicitant d’être un « héros » ou « un grand », sans jamais remettre en question sa démagogie pourtant patente, me permet de le penser.

        C’est encore au stade de l’hypothèse, mais pour qu’il y ait une hypothèse, il doit d’abord y avoir une problématique…

        Bien à toi.

        @+

        S.

        ———————
        P.S. Serait-il possible de discuter sans recourir à tous ces amalgames sur la radio-poubelle? En utilisant ces références, ne tentes-tu pas toi-même de tomber dans la diabolisation facile de ton interlocuteur en l’amalgamant aisément à de grossiers incultes?

      • Marc St-Pierre dit :

        Au lieu de la mauvaise foi, j’ai maintenant l’impression que tu es paranoïaque. Ça fait deux fois que tu parles d’une soi-disant nouvelle humanité qui serait prônée par le RRQ, alors qu’aucun texte du groupe ne nous renvoie à une volonté de créer une nouvelle humanité… Là-dessus on dirait que tu divagues, non plus comme les grossiers personnages de la radio poubelle, mais plutôt comme certaines personnes [*modération*: les attaques personnelles ne sont pas permises]. Mais ce qui me fait croire à ta paranoïa c’est surtout cette phrase : « cette réflexion est pour ma part empreinte de craintes réelles ». Comme si un mouvement d’environ cent ou deux cents personnes pouvait inspirer des craintes réelles à qui que ce soit… Le RRQ ne vise même pas à prendre le pouvoir…

        De toute façon, le RRQ est surveillé par le SCRS; si le RRQ dérape, ce qui risque fort peu d’arriver, sois-en sûr, les faiblesses du RRQ seront exposées dans les journaux aussitôt qu’elles apparaîtront, pas besoin de quelqu’un comme toi pour en découvrir en « incubation ». Ce n’est pas pour rien que Patrick Bourgeois et les plus haut placés au RRQ insistent toujours pour que leurs militants soient non violents quand ils sortent dans la rue.

        Ensuite tu as dit :
        « tu me demandes s’il y a vraiment un culte du chef au RRQ. Je réponds que oui, à tout le moins en incubation. Le seul fait que ses apôtres n’hésitent pas à le comparer à Bourgault (considéré comme un « gigantissime » héros traditionnel de la « Cause »), à applaudir ses moindres propos en le félicitant d’être un « héros » ou « un grand », sans jamais remettre en question sa démagogie pourtant patente, me permet de le penser. »

        Jean Charest a été comparé par les siens à de grands bâtisseurs du Québec, il faut voir le ministre Béchard, la larme à l’œil, qui vante son chef pour voir ce qu’on essaie de faire avec l’image du premier ministre. On essaie de faire de lui un héros, ce qu’il n’est manifestement pas. Y as-tu vu quelque chose de fascisant?

        Le problème avec tout ça, c’est que tu es aveuglé par ton parti pris. Tu dis qu’il y a un genre de fascisme qui est en « incubation ». Pourquoi ne serait-ce pas plutôt un Bourgeault en devenir? On peut faire quelques comparaisons déjà quoique le style des deux personnes soit très différent. Mais au fond, la comparaison avec Bourgault est tellement inoffensive que ça conforte mon idée sur ta paranoïa. On a bien comparé Carey Price avec Patrick Roy, on n’a pas vu personne déchirer sa chemise sur la place publique pour ça… C’est normal de comparer les nouveaux avec les anciens. Y a franchement rien de fascisant là-dedans.

        Tu dis d’autre part que Bourgeois utilise la démagogie, c’est possible, mais dans l’ensemble, sur les grandes lignes, je m’accorde sur ses propos. Je ne pense pas par ailleurs qu’il ait le monopole de la démagogie… Son approche me paraît beaucoup plus honnête que Jean Charest par exemple.

        Tu dis aussi que Bourgeois et ses partisans traitent ceux qui ne sont pas de leur côté de tous les noms et d’ennemis… C’était le cas aussi de Pierre Falardeau. C’est le cas parfois entre les partisans de deux équipes de hockey, imagine quand la cause a une importance réelle… Pour ma part, je m’accorde sur lui quand il dit qu’on doit considérer les Canadiens comme des ennemis. Le Canada tel qu’on le connaît s’oppose naturellement au projet souverainiste. Il faut arrêter de se conter des histoires de conciliation et de diplomatie : les Canadiens vont tout faire pour gagner, peu importe qu’on leur fasse des beaux yeux ou pas.

        Pour ce qui est du fascisme, tu reviens encore sur le culte du chef, tu apportes une nuance : « Certes, le culte du chef n’englobe pas le fascisme, mais le fascisme englobe un culte du chef. » C’est peut-être vrai parmi les gouvernements fascistes qui ont existés, mais le culte du chef ne vient pas nécessairement avec le fascisme et ce n’est pas non plus ce qui permet de comprendre cette doctrine fondamentalement. Le culte du chef n’aurait tout au plus qu’une importance secondaire dans une définition de ce qu’est le fascisme.

        Donc, je pense avoir fait de mon mieux pour te faire raisonner sur le fascisme. Tu écris bien, tu sais comment utiliser la forme du texte pour te donner de la crédibilité, mais le fond comporte de graves lacunes. Avec des pirouettes intellectuelles, tu donnes l’impression que ton amalgame entre fascisme et RRQ est sérieux, alors que ça ne l’est pas du tout. Libre à toi de te discréditer en continuant à aller dans ce sens.

      • Simon Jodoin dit :

        Marc St-Pierre a écrit : « Là-dessus on dirait que tu divagues, non plus comme les grossiers personnages de la radio poubelle, mais plutôt comme certaines personnes qu’on traite dans les institus psychiatriques. »

        Et voilà… CQFD comme on dit. C’est l’issue prévue et annoncée de bien des discussions sur ce sujet, telle que je l’ai exposé plus tôt dans celle-ci. Si vous vous opposez, si vous nous remettez en question, vous risquez fort d’être simplement simplement un désaxé…

        Tiens, ça me fait justement penser à un des critères de Umberto Eco dans sa réflexion sur l’Ur-Fascism, le « Fascisme éternel » :

        3. L’irrationalisme dépend également du culte de l’action pour l’action.

        L’action étant belle en soi, elle doit être accomplie avant — ou sans — la réflexion. La pensée est une forme d’émasculation. Par conséquent, la culture est suspecte dès lors qu’elle est identifiée à des attitudes critiques. La méfiance envers le monde intellectuel a toujours été un symptôme d’Ur-fascisme, de l’admiration d’Hermann Goering pour la tirade issue d’une pièce de Hanns Johst (« Quand j’entends le mot “culture”, je sors mon revolver ») à l’usage fréquent d’expressions telles que : « intellectuels dégénérés », « crânes d’œuf », « snobs décadents » ou « les universités sont des repères de rouges. ».

        Pourquoi ne suis-je pas étonné? Je me le demande bien.

        Pour le reste, tu ne m’en voudras pas si, ce cap étant franchi, je considère qu’il n’est plus très utile d’aller plus loin dans cette discussion en ta compagnie.

        Je te laisse sur cette autre citation de Eco, même si je doute que tu prendras le temps de bien la méditer :

        « L’Ur-fascisme est toujours parmi nous, parfois passant inaperçu, dans ses habits de civil. Ce serait tellement plus simple pour nous si quelqu’un apparaissait sur la scène mondiale en disant : « Je veux rouvrir Auschwitz, je veux que les chemises noires paradent de nouveau sur les places italiennes ». La vie n’est pas aussi simple. L’Ur-fascisme peut revenir sous les apparences les plus innocentes. Notre devoir est de le débusquer et d’identifier toutes ses nouvelles manifestations – chaque jour, dans chaque partie du monde. »

        Au plaisir Marc.

        S.

        P.S. Tout l’article entier de Eco traduit en français se trouve ici :
        http://www.futurquantique.org/home/57-fascisme-et-terrorisme/170-flashback–fascisme-eternel–14-facons-dexaminer-une-chemise-noire?tmpl=component&print=1&page=

      • Marc St-Pierre dit :

        Ah je savais pas que j’étais le premier ! C’est drôle parce que c’est la première fois que j’envois ce type d’attaque à un adversaire politique. Faudrait peut-être t’interroger sur le pourquoi ça t’arrives à toi et pas à d’autres.

        bye.

      • Marc St-Pierre dit :

        Dans mon précédent message on devrait plutôt lire : « je ne savais pas que je n’étais pas le premier ! »

  27. @Daniel Roy: Je ne crains pas de me faire des amis dans tous les camps. Mes ennemis ne sont pas les fédéralistes, mais les bornés et les dogmatiques. Je crois en l’indépendance, j’y travaille à chaque jour en me remettant constamment en question et en étant certain, jour après jour, que je fais les bons choix. Et si j’ai choisi l’indépendance, ce n’est pas d’une manière sclérosée, dans un petit contenant que je garde précieusement sous mon lit de peur qu’on ne me le vole, mais au grand jour, en m’opposant à tous les petits « cheufs » qui qualifient de traître quiconque n’adhère pas à leur vision des choses. L’indépendance, ce n’est pas avec les poings qu’on la fera, mais en convainquant nos concitoyens. Et, malheureusement, ce n’est pas avec des individus obtus, méprisants et irréfléchis comme Patrick Bourgeois (et Christian Bergevin, celui par qui est arrivé la controverse) qu’on y arrivera.

    @reblochon: Belle tentative! Mais la débat est trop chaud pour être dévié. Néanmoins, j’apprécie l’effort! :)

    @Patrick Leclerc: Je n’ai pas « attaqué tous ceux qui se tiennent debout ». Je m’en suis pris à ce que je croyais, naïvement, constituer une minorité au RRQ. Mais à voir la réponse monolithique et agressive qui a suivi, je crois que ce n’est peut-être pas la minorité tant que cela… Se tenir debout, Patrick, c’est avant tout être un homme capable de se remettre en question, d’accepter la critique constructive et d’être ouvert au débat. C’est aussi se refuser aux insultes faciles et gratuites comme celles que m’a servi votre cheuf. Se tenir debout, c’est avoir assez confiance dans ses idées pour ne pas avoir peur de les confronter aux autres; c’est considérer l’indépendance non pas comme un projet de petite politique se faisant à coups de poings sur la gueule, mais comme une idée-maîtresse assez forte et naturelle pour qu’on puisse contribuer à la promouvoir partout pacifiquement… sans craindre la dissension est les arguments.

    @Simon Jodoin: Je partage tes craintes vis-à-vis de la façon dont le RRQ semble organisé. Il me semble tout à fait vrai qu’il y a des ressemblances avec des mouvements dont on souhaiterait qu’ils demeurent dans les poubelles de l’histoire.

    Ceci dit, certaines de ses luttes furent nécessaires et – tu ne m’aimeras pas – j’ai appuyé ses actions contre l’Autre Saint-Jean car il fallait s’opposer à la bilinguisation de notre fête nationale.

    Ce n’est pas sur la finalité que j’en ai contre Bourgeois et ceux de son groupe qui s’identifient à ses méthodes, mais plutôt, justement, sur les méthodes. Il y a une telle haine de la pensée libre, un tel refus de la dissidence, un tel mépris du questionnement…

    Quand on m’a rapporté ce matin les paroles de Gilles Rhéaume, qui comparait Bourgeois à Pierre Bourgault, j’ai failli m’étouffer. Bourgault, le libre-penseur, celui qui détestait tous les dogmes, qui refusait d’enfermer sa pensée dans une petite boîte noire, qui travaillait d’arrache-pieds à construire un discours cohérent…

    Quand on doit laisser son cerveau au vestiaire pour joindre un mouvement, c’est là que j’ai peur. Et même si la cause défendue par le mouvement est juste, les méthodes ne le sont pas. Et je refuserais qu’on travaille pour une cause juste en s’aliénant le 95% de la population qui ne veut pas de ces méthodes.

    Merci pour vos commentaires!

  28. Achat local dit :

    Il me semble que cette discussion aurait due être faite en privée. De nos jours, un numéro de téléphone ça se trouve en 3 cliques de souris. Appelez-vous et réglez ça si cela mérite d’être réglé, sinon passez à autre chose et n’en parlons plus…

    Je n’approuve pas les méthodes du RRQ et je dois avouer que mes contacts avec eux furent anecdotiques et plutôt désagréables, je n’irai pas dans les détails… Je suis donc en accord avec le contenu de ce billet, cependant il me semble qu’il y a des problèmes plus importants à régler et des débats plus intéressants à faire.

  29. Simon Jodoin dit :

    @ Louis, tu as a écrit : « tu ne m’aimeras pas ».

    Eh eh … S’il fallait que je me mette à aimer ou ne pas aimer tous ceux qui ont des positions contraires aux miennes, ça ne serait pas beau des fois dans mon couple!

    Je sais bien quelle était ta position sur ce dossier à l’époque -et qu’elle n’a probablement pas changée depuis. Nous sommes en désaccord profond sur ce point. Voilà tout. Je n’irai pas te faire des « fingers » dans ta cour.

    Ce n’est pas une question d’amour… !:-) Quand j’ai pris position dans ce dossier, j’en ai beaucoup parlé autour de moi avec artistes/journalistes/producteurs/créateurs/médias, notamment pour signer une lettre ouverte commune (ce que nous avons fait comme tu le sais peut-être). Certains n’ont pas endossé, n’étaient pas d’accord, c’est ben correct. De plus, même entre les signataires, nous sommes loin d’être tous d’accord sur les enjeux nationaux. Mais pour ça, on s’entendait. Sur ce coup là, j’étais d’accord avec Curzi, Françoise David ou Josée Legault par exemple, ce qui n’est pas toujours le cas.

    N’en déplaise aux sectaires de tout acabit, adeptes du « crois ou meurt », c’est ça la politique: aux accords sur certains dossiers se succèdent des désaccords sur d’autres. Ça m’arrive même de ne plus être d’accord avec moi-même! :-) S’il faut attendre d’être tous d’accord sur tout, et ce éternellement, pour changer des choses, on ne changera rien au final.

    Allez… @+

    S.

  30. Jonathan Lemire dit :

    Je crois que vous confondez mouvement de résistance et mouvement fasciste. Vous confondez enchaînement et libération. Vous devriez relire sur les différents mouvements de lutte nationale ayant réussi à travers le monde, et les différents mouvements de lutte nationale toujours en lutte, et vous verrez que plusieurs aspects de « votre » définition du fascisme colle à la presque totalité de ces mouvements. Pourtant aucun de ces mouvements n’a rien à voir avec le fascisme. Votre attaque dépasse de loin le cadre du RRQ et elle est d’une tristesse inouïe pour nos frères en lutte à travers le monde… le combat des indépendantistes québécois n’en est pas un de repli sur soi. Libre à vous d’effacer ce commentaire comme vous avez effacé mon dernier commentaire, car la censure est ausi une caractéristique fasciste, mais vous savez que j’ai raison.

    • Simon Jodoin dit :

      Personnellement, je ne censure rien ici (ni nulle part d’ailleurs)…

      Je peux bien relire toute ta bibliothèque, mais de ton côté tu devrais relire mon intervention. J’ai employé le mot « fascisant » à escient et en toute connaissance de cause : qui tend vers le fascisme, une tendance vers le fascisme.

      Je n’ai d’ailleurs pas fourni une définition du fascisme au sens strict, comme tu sembles le penser, mais bien des critères d’identification.

      Pour ce qui est d’englober ainsi à tous les « différents mouvements de lutte nationale » ou encore le « combat des indépendantistes Québécois », je te laisse faire cette généralisation si tu crois que c’est fondé. Pour ma part, je me limiterai au sujet de mes observations.

      S.

    • Je tiens simplement à repréciser, pour ceux qui, comme le p’tit bum, préfèrent jouer des jeux politiques plutôt que d’apprendre à lire correctement un texte, que ma critique, à l’origine, ne concernait qu’une minorité de gens au RRQ, et non pas le RRQ lui-même. Ce sont des individus de piètre qualité comme Christian Bergevin et le p’tit bum Bourgeois qui ont propagé les faussetés et les autres interprétations.

      Je suis et je resterai toujours indépendantiste, et je suis et resterai toujours un admirateur et quelqu’un qui appuie les mouvements de résistance. Cela ne me libère toutefois pas de mon droit de dénoncer la stupidité, de mon côté ou d’un autre.

      Mais quand vous, ou d’autres, affirmez que ma cible, à l’origine, était le RRQ, vous mentez et vous démontrez que vous n’avez pas su lire correctement le premier texte.

      Je vous conseille de faire attention dans votre confiance aveugle envers le p’tit bum Bourgeois. Saviez-vous, par exemple, qu’il a banni une de ses plus fidèles supporteurs, qui l’appuyait depuis cinq ans, pour la simple raison qu’elle a appuyé mes critiques sur ma page Facebook?

      Saviez-vous également que le p’tit bum Bourgeois ment quant aux réalisations du RRQ en s’appropriant le travail des autres, notamment quant aux études cachées de l’OQLF?

      Saviez-vous aussi que le p’tit bum Bourgeois vit sur le dos de ses propres membres en leur vendant des chandails à 65$, des jupes à 70$ et d’autres vêtements trop chers? En voilà un que son estomac intéresse au moins autant que la cause.

      Je vous conseille humblement de vous méfier de la stupidité, où qu’elle soit. C’était mon message, mais celui-ci a été distortionné par des individus ayant des objectifs politiques à atteindre, et ils n’hésitent pas à vous manipuler pour atteindre leurs fins.

  31. Francois dit :

    Et bien j’exprime mon support ici.
    Bien que je sois très rarement en accord avec les opinions exprimées sur ce blogue, je le lis continuellement et c’est un plaisir à chaque fois pour la qualité de l’argumentation, de la langue et pour la consistance des valeurs…

    En fait M. Préfontaine, je suis certain que j’aurais un plaisir ’sadique’ (:)) à prendre une bière avec vous. Le plaisir de rencontrer un adversaire de taille, celui que l’on estime… :)

    Ceci dit, j’offre mon support moral dans votre position ici. ( sachant très bien que c’est la dernière chose que vous avez besoin dans cette argumentation :) ).

  32. Ouhgo dit :

    En suivant le conseil de se méfier de la stupidité, je corrige l’affirmation sur le prix des produits vendus par RRQ: c’est le moyen de subsistance du réseau de résistance. Pat., tout comme Falardeau, ou même Bourgault, sont des héros romantiques. C’est à dire que dans le discours parlé, ils laissent monter l’émotion, élément essentiel d’ailleurs pour toucher une foule. Quand ils parlent d’ennemis, ils n’inventent rien, Chrétien, Guitté, Pelletier et d’autres, devant le juge Gommery, sont venus se vanter de n’avoir eu aucun scrupule à déborder les lois du Québec sur le référendum puisque le Canada était en guerre. Ils se basent sur l’histoire: après les plaines d’Abraham, le Canada n’a jamais cessé sa guerre à l’élément français: violence incendiaire et ad hominem sur les terres des vaincus, rapporte Durham, pendaison et exil des patriotes, conscriptions forcées guerres des Boers (1900), les 2 guerres mondiales, Trudeau en 1970, en 1980, 1982 (rapatriement unilatéral avec toute puissance monarchisante de la Cour Suprême) Toutes les invasions de la charte de la langue française, sans aucune limite de dépenses prises à même nos taxes…jusqu’à l’offensive actuelle de destruction du Québec inc. Caisse de dépôt, valeurs mobilières, pillage des ressources naturelles incluant hydro-québec qu’on veut canadianiser, les doubles mégahôpitaux sans équité entre les langues, les grands projets qui ne lèvent pas au Qc pendant qu’on développe Toronto, toujours avec nos taxes… S’il n’y a pas assez de preuves de l’existence de cette guerre… qu’est-ce alors qu’un ennemi???????? Si on ne peut pas passer quelques imprécisions verbales à un gars qui voue toute sa vie à une cause désespérée! Oui, cause désespérée parce que les groupuscules meurent d’envie quand un animateur prend un peu de galon… pas d’union pour la cause, pas de cause… Canada se lèche déjà les babines de nous voir bientôt parqués dans unr Réserve de francophones, peuplade vaincue, appauvrie, méprisée, exhibée aux anglos du monde comme tribu ayant osé se dresser (par petits pelotons épars) devant l’empire britannique. Craindre ce héros dévoué à son peuple, qui écrit dans son journal, dans ses livres, qui parle dans des cercles restreints, radios, groupes de rue, pour montrer que nous existons, parce qu’aucun parti politique n’ose même avouer avoir renoncé à cette noble tâche!

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Je suis Louis Préfontaine

J’écris comme je vis. Je m’installe devant le clavier et mes doigts, insatiables, font le boulot. Mon but dans la vie est de vivre en écrivant des textes comme ceux que vous pouvez lire ici. J’ai des opinions fortes et le combat des idées ne me fait pas peur: je me suis déjà fait les dents!

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