1 août 2010
L’indépendance, c’est un véhicule, rien de plus. L’objectif, le seul qui compte, c’est la survie de notre langue et de notre identité. Si la majorité des francophiles et des nationalistes sont indépendantistes, c’est parce qu’ils ont compris que l’indépendance demeurait le meilleur moyen d’atteindre cet objectif. Mais cela ne fait pas de l’indépendance un objectif à atteindre. C’est un véhicule, rien de plus. Il faut se rendre dans une ville et nous avons une voiture. La faire démarrer et la mettre en marche ne constitue pas un but à atteindre; c’est l’arrivée dans la ville choisie qui constitue la finalité de l’action. Et si quelqu’un proposait un autre moyen de locomotion, il nous faudrait le considérer.
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3 mai 2010
Comment peut-on parler d’ouverture sur le monde quand on ne choisit qu’une seule langue pour la vivre? Comment parler de diversité quand la plupart des spectacles auront lieu dans une même langue, selon des sonorités semblables et une culture musicale commune? La diversité, c’est nous. La survie du français au Québec et notre capacité à nous créer et à appuyer une culture riche et vivante assurent notre présence dans le temps et notre contribution à l’enrichissement et à la diversité culturelle mondiale.
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6 janvier 2010
The Brick a fixé le prix de notre fierté parce que nous avons refusé de le faire. Nous préférons l’accommodement, la bonne entente, la ronde où tout-le-monde-il-est-gentil, où tout-le-monde-il-est-fin, où tout-le-monde-il-se-tient-par-la-main-et-danse. Nous acceptons de travailler dans une langue étrangère pour des salaires médiocres, nous décidons de faire fi de nos valeurs quand nous acceptons de nous faire servir en anglais dans des commerces, nous refusons de donner la moindre valeur à notre spécificité humaine.
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22 novembre 2009
La loi 101 au cégep, nous n’en aurions pas besoin si nos élites reconnaissaient la nécessité de s’opposer au bilinguisme institutionnel. S’ils usaient de leur tribune pour rappeler que si l’apprentissage de plusieurs langues peut être utile, voire nécessaire dans certains milieux, il ne faut pas qu’il l’emporte sur une valeur encore plus importante, telle la survie du français en Amérique du Nord.
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20 septembre 2009
Louise Harel n’a pas à participer à un débat en anglais organisé par CTV, tout comme rien ne l’oblige à être présente à n’importe quel autre forum organisé par quelque autre minorité linguistique de Montréal.
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