Le colonialisme continue

4 juillet 2010

À de nombreux niveaux, la Loi 101 n’a fait qu’ajouter une couche de vernis sur du bois pourri depuis l’intérieur. On se donne une apparence française, on affiche en français, on parle français, mais on pense toujours en anglais, on se considère toujours d’une manière anglaise et on demeure résolument déconnecté de nos racines françaises.

Faut-il boycotter le Festival d’été de Québec?

3 mai 2010

Comment peut-on parler d’ouverture sur le monde quand on ne choisit qu’une seule langue pour la vivre? Comment parler de diversité quand la plupart des spectacles auront lieu dans une même langue, selon des sonorités semblables et une culture musicale commune? La diversité, c’est nous. La survie du français au Québec et notre capacité à nous créer et à appuyer une culture riche et vivante assurent notre présence dans le temps et notre contribution à l’enrichissement et à la diversité culturelle mondiale.

Quand The Brick achète notre fierté pour 25$

6 janvier 2010

The Brick a fixé le prix de notre fierté parce que nous avons refusé de le faire. Nous préférons l’accommodement, la bonne entente, la ronde où tout-le-monde-il-est-gentil, où tout-le-monde-il-est-fin, où tout-le-monde-il-se-tient-par-la-main-et-danse. Nous acceptons de travailler dans une langue étrangère pour des salaires médiocres, nous décidons de faire fi de nos valeurs quand nous acceptons de nous faire servir en anglais dans des commerces, nous refusons de donner la moindre valeur à notre spécificité humaine.

La nébuleuse idéologique des Jeunes péquistes

20 décembre 2009

Il faut faire preuve d’une telle gymnastique intellectuelle si on veut suivre la nébuleuse idéologique de Jessy Héroux et de son parti, qu’on en vient presque à se demander si ceux qui y croient le font après réflexion ou par intérêt personnel. D’un côté, selon le sous-fifre des Jeunes péquistes de Québec, il serait mal d’exiger le français dans nos rapports sociaux au Québec. Exiger de pouvoir interagir dans la langue officielle du Québec, notre langue de naissance, notre langue commune, serait une marque de dégoût. Mais de l’autre, il serait souhaitable de refuser l’accès aux écoles anglaises à la « minorité » anglophone.

Pour en finir avec le projet Lisée

19 novembre 2009

Qu’on soit honnête un peu. Dans toute l’histoire de l’humanité, vous connaissez combien de peuples minoritaires qui ont survécu après avoir adopté la langue de la majorité? Le bilinguisme institutionnel constitue la première étape vers l’assimilation finale. C’est en rendant les franco-canadiens bilingues qu’on les a assimilés, et ce sont maintenant nos propres élites qui nous proposent la même recette.



Je suis Louis Préfontaine

J’écris comme je vis. Je m’installe devant le clavier et mes doigts, insatiables, font le boulot. Mon but dans la vie est de vivre en écrivant des textes comme ceux que vous pouvez lire ici. J’ai des opinions fortes et le combat des idées ne me fait pas peur: je me suis déjà fait les dents!

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