Le poids réel de la « minorité » historique anglaise

12 août 2010

Les anglophones de langue maternelle nés au Québec représentent 5,4% de la population. En répartissant au prorata les réponses multiples, et selon le recensement de 2006 – ce qui ne serait sûrement plus possible si Harper allait de l’avant avec ses attaques contre le questionnaire long – ils ne sont que 401 526 personnes sur une population totale de 7 435 902 citoyens. Un gros 5,4%, le voilà le poids de la minorité historique anglaise. Or, cette minorité jouit d’un réseau de cégeps anglophones accaparant 19% de l’ensemble de ressources attribuées au réseau collégial, de 27% – cinq fois leur poids démographique! – des sommes qui vont au réseau universitaire et d’un méga-hôpital qui coûtera plus de 1,5 milliards de dollars (1,8 milliards pour l’hôpital francophone).

CHUM-CUSM: l’apartheid linguistique

8 décembre 2009

Une élite rhodésienne s’accapare nos richesses collectives et taxe le labeur d’une majorité de subalternes n’ayant pas droit aux mêmes privilèges. Et si les petits nègres blancs d’Amérique veulent se faire bien soigner, qu’ils apprennent le SPEAK WHITE! Lorsque le peuple lui-même a intériorisé son propre sentiment d’infériorité linguistique, plus personne ne peut se choquer de ce qu’on se serve de ses bras et de sa sueur pour porter bien haut des élites qui le méprise.

De la viande morte à la langue morte

7 décembre 2009

Le Québec ne constitue pas une exception sur cette planète: tous les peuples minoritaires qui sont devenus bilingues sont disparus. Ce qui fut une forte minorité francophone ontarienne est devenue une chiure de goéland qu’on enlève avec l’essuie-glace d’un bilinguisme de façade et le liquide antigel du culte du multiculturalisme.

La fin ne justifie pas les moyens

23 septembre 2009

N’ayez crainte, je ne réinventerez pas la roue. La question de savoir si la fin justifie les moyens est trop complexe pour être débattue en quelques lignes. Ceci dit, trois événements récents m’ont poussé à me questionner sur le sujet. Doit-on tout faire pour gagner, et quelle est la valeur d’une victoire obtenue au prix [...]

L’indépendance… en anglais?!

4 juillet 2009

Le problème avec la marche pour l’indépendance et la création d’un groupe unilingue anglais, c’est qu’on dénature l’idée même d’indépendance. Au lieu d’être un outil permettant d’assurer notre survie collective en tant que peuple francophone d’Amérique du Nord, celle-ci devient une sorte de marque ce commerce, un simple branding qu’on lance haut et fort sans en mesurer les conséquences.



Je suis Louis Préfontaine

J’écris comme je vis. Je m’installe devant le clavier et mes doigts, insatiables, font le boulot. Mon but dans la vie est de vivre en écrivant des textes comme ceux que vous pouvez lire ici. J’ai des opinions fortes et le combat des idées ne me fait pas peur: je me suis déjà fait les dents!

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