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	<title>LouisPrefontaine.com &#187; féminisme</title>
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	<description>Opinions tranchées, réflexions pertinentes, anecdotes et journalisme-citoyen</description>
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		<title>Quand la publicité légitime la violence contre les hommes</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2009/12/04/publicite-violence-femmes-hommes</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 17:04:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Préfontaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[conseil du statut de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[égalitarisme]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[violence conjugale]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment est-il possible, en 2009, à la suite de toutes les études démontrant le partage égal de la violence entre les sexes au sein du couple, de lancer des campagnes publicitaires continuant de blâmer les hommes et de victimiser les femmes?  Parallèlement, comment peut-on accepter de financer un Conseil du statut de la femme à même les deniers publics alors que les hommes ont tout autant besoin d'aide que les femmes?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez sûrement vu <a href="http://www.violenceconjugale.gouv.qc.ca/campagne.php" rel="nofollow">la publicité</a> contre la violence conjugale mettant en vedette Patrice Robitaille.  Après avoir récité une litanie de noms de femmes, le comédien affirme dire non à la violence.  Pour une énième fois, on sous-entend que la violence conjugale est principalement l&#8217;oeuvre d&#8217;hommes qui attaquent des femmes, alors que les études démontrent clairement que la violence est bi-directionnelle.</p>
<p><img src="http://louisprefontaine.com/wp-content/uploads/2009/12/violence_h.jpg" alt="violence_h" title="violence_h" width="650" height="150" class="aligncenter size-full wp-image-4233" /></p>
<p><a href="http://www.violenceconjugale.gouv.qc.ca/campagne.php" rel="nofollow">Source de l&#8217;image</a></p>
<p>Ainsi, une <a href="http://www.bsv.admin.ch/dokumentation/publikationen/00101/index.html?download=NHzLpZig7t,lnp6I0NTU042l2Z6ln1acy4Zn4Z2qZpnO2Yuq2Z6gpJCDd3x9gGym162dpYbUzd,Gpd6emK2Oz9aGodetmqaN19XI2IdvoaCVZ,s-.pdf&amp;lang=de" rel="nofollow">étude suisse</a>, publiée en 2004, ayant suivi plus de 1150 femmes et 707 hommes, a démontré que 8% des femmes et 7 % des hommes reconnaissent bousculer, pousser ou secouer leur partenaire sous l’effet de la colère.  Près de 1,6% des hommes<em> et des femmes</em> avouent frapper leur partenaire, à coup de pied ou de poing et 0,6% des femmes et 0,7% des hommes admettent régulièrement rouer de coups leur partenaire, le maltraiter avec des objets ou l’étrangler.  En ce qui concerne la violence psychologique, 9 % des femmes contre 5 % des hommes déclarent menacer leur partenaire et 11 % des femmes contre 5 % des hommes avouent rabaisser volontairement leur partenaire en le dénigrant, en le vexant ou en trahissant sa confiance.</p>
<p>Une <a href="http://louisprefontaine.com/violence.pdf">autre enquête</a>, publiée par l&#8217;Institut de la statistique du Québec, arrive sensiblement aux mêmes conclusions.  Sur un total de 13 166 femmes et 10 600 hommes observés dans l&#8217;ensemble du Canada, un homme sur 55 et une femme sur 55 ont été victimes de violence de la part de leur conjoint ou d’un ex-conjoint au cours des 12 mois précédant l’enquête.  Au Québec seulement, les taux de prévalence sur une année de la violence conjugale de la part du conjoint actuel ou d’un ex-conjoint se situent à 15 ‰ chez les hommes (35 300 victimes) et à 14 ‰ chez les femmes (36 800 victimes).  Pire encore: cette enquête déconstruit le mythe selon lequel la violence contre les femmes ferait plus mal que celle contre les hommes: « <em>Chez l’ensemble des victimes du conjoint actuel ou d’un ex-conjoint, 51 % des femmes font état de violence mineure contre 49 % chez les hommes</em> ».  On le constate, encore une fois, une quasi-égalité des violences entre hommes et femmes au sein des couples.</p>
<p>Cette dernière étude faisait suite à une autre, publiée en 1999. <sup><a href="http://louisprefontaine.com/2009/12/04/publicite-violence-femmes-hommes#footnote_0_4232" id="identifier_0_4232" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" (( La violence conjugale en 1999. Denis Laroche. Bulletin de l&rsquo;Institut de la statistique du Canada, f&eacute;vrier 2002, volume 6, num&eacute;ro 2 ">1</a></sup>  On y apprenait que près de 2,2% des femmes et 1,9% des hommes disaient avoir été victimes d&#8217;un des dix actes de violence listés par l&#8217;enquête dans les douze mois la précédant.  Aussi, les pourcentages de la violence subie pour les cinq années antérieures de la part du conjoint actuel étaient de 3,6% pour les femmes contre 4% pour les hommes.</p>
<p>Ces données sont cohérentes avec celles d&#8217;une <a href=" http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/050714/dq050714a-fra.htm" rel="nofollow">vaste enquête de Statistique Canada</a> sur le sujet, publiée à l&#8217;été 2005.  On y apprenait que 15% d’hommes contre 11% de femmes se sont fait menacer ou lancer un objet, 34% d’hommes contre 40% de femmes se sont fait pousser, gifler ou bousculer, 34% d’ hommes contre 10% de femmes se sont fait mordre, frapper avec un objet ou les pieds, 15% d’hommes (contre 25% de femmes) se sont fait battre, étrangler ou menacer avec une arme à feu ou un couteau et que 6% de l’ensemble des Canadiens mariés ou en union libre ont été victimes de violence conjugale, contre 7% des Canadiennes.   Encore une fois, la violence est bien partagée.</p>
<p>Une <a href="http://www.medecine.unige.ch/enseignement/apprentissage/module4/immersion/archives/2007_2008/travaux/08_r_hommes.pdf" rel="nofollow">autre investigation</a>, publiée en 2008 par l&#8217;Université de Genève, démontre également que les femmes ont plus souvent recours à l&#8217;arme blanche que les hommes.  Au sujet des hommes, qui sont autant victimes que les femmes, les auteurs concluent:</p>
<blockquote><p>Nous sommes cependant dans un cercle vicieux : sans reconnaissance [du statut de l'homme], sans structure pour l’accueillir, la démarche de l’homme pour sortir de son isolement est extrêmement difficile. Or l’isolement de ces hommes victimes de violence conjugale continue à maintenir la société dans l’ignorance ou la  méconnaissance de cette problématique qui reste d’autant plus cachée. A notre avis, une levée du tabou par l’ensemble de la société est nécessaire. Elle passe par l’information, la sensibilisation, la médiatisation et l’évolution des représentations des rapports sociaux entre les deux sexes.</p></blockquote>
<p>Bref, il faudrait éduquer la population sur le fait que la violence conjugale touche également les deux sexes et qu&#8217;en faisant des publicités plaçant systématiquement l&#8217;homme dans un rôle d&#8217;agresseur et la femme dans un rôle de victime, on rend encore plus honteux et difficile l&#8217;aide aux hommes qui en sont victimes.  Pire: on renforce le potentiel d&#8217;agression des femmes en leur lançant le message qu&#8217;elles seront toujours prises davantage au sérieux par les forces policières et judiciaires; on ouvre la porte au chantage et aux menaces de dénonciation à la moindre réplique de l&#8217;homme.  On superpose la dépossession extérieure à l&#8217;intérieure, simplement.</p>
<p>Il serait peut-être temps de penser différemment.</p>
<p>Comment est-il possible, en 2009, à la suite de toutes les études démontrant le partage égal de la violence entre les sexes au sein du couple, de lancer des campagnes publicitaires continuant  blâmer les hommes et de victimiser les femmes?  Parallèlement, comment peut-on accepter de financer un Conseil du statut de la femme à même les deniers publics alors que les hommes ont tout autant besoin d&#8217;aide que les femmes?</p>
<p>À la veille de l&#8217;anniversaire de la tuerie de Polytechnique, il serait peut-être temps de remettre les choses en perspectives.  Marc Lépine était un désaxé, un malade, un fou, et on ne pourra pas continuer éternellement à se servir de sa folie pour justifier un autre type de folie, soit la mise au rancart de toutes les études démontrant que la violence conjugale n&#8217;est pas l&#8217;apanage des hommes, mais bien des deux sexes.</p>
<p>À quand des publicités montrant des femmes agresseures et des hommes victimes?   Quand osera-t-on s&#8217;intéresser au sort d&#8217;hommes pris en étau entre leur dépendance pour une conjointe parfois violente et la honte et l&#8217;incompréhension qui les affligent s&#8217;ils décident de parler?  En occultant la violence que peuvent subir les hommes, ne légitime-t-on pas le triste sort de la moitié des victimes de violence conjugale?  Tant qu&#8217;on dépeindra l&#8217;homme comme un agresseur potentiel et la femme comme une victime assurée, comment pourra-t-on faire évoluer les mentalités?</p>
<p>À quand un Conseil de l&#8217;Égalité et des <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=185755563963&amp;ref=nf" rel="nofollow">Centres d&#8217;hommes</a> au Québec?</p>
<p>Tant de questions&#8230;  Quand même les études et les faits ne sont plus tenus en compte par nos décideurs, il ne reste bien que les questions.  Et l&#8217;espoir du changement, qui sait?  Dans une société ne se gargarisant d&#8217;égalité des sexes que si celle-ci implique des gains pour les femmes, voilà une réalité bien hideuse qu&#8217;on continue à camoufler.</p>
<p>Pendant ce temps, quelque part, un homme souffre de violence conjugale.  Et on se moque de lui.  Et on le traite de faible.  Voilà des blessures autrement plus profondes que de simples ecchymoses. </p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4232" class="footnote"> (( La violence conjugale en 1999. Denis Laroche. Bulletin de l’Institut de la statistique du Canada, février 2002, volume 6, numéro 2 </li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Domination masculine contre adeptes de Marc Lépine</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2009/11/12/la-domination-masculine-masculinistes-marc-lepine</link>
		<comments>http://louisprefontaine.com/2009/11/12/la-domination-masculine-masculinistes-marc-lepine#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 19:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Préfontaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[complémentarité]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
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		<description><![CDATA[Les féministes ont poussé les hommes du faîte de leur antique domination, mais elles ne semblent pas concevoir qu'il existe de la place pour deux sur ce sommet, et que ce n'est pas parce qu'on pousse les uns vers le bas que les autres montent forcément.  Sous prétexte de régler des injustices réelles, elles en créent de nouvelles dont elles rejettent ensuite la responsabilité du revers de la main. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Léger malaise ce matin en lisant cette <a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/nouvelles/nouvelle-cinema/9968-des-disciples-de-marc-lepine-font-fuir-un-realisateur.html" rel="nofollow">nouvelle</a> d&#8217;un réalisateur belge ayant décidé de ne pas venir au Québec par crainte pour sa sécurité.  La raison?  Quelques sibyllines menaces de la part de certains individus se réclamant de Marc Lépine et semblant posséder une santé mentale du même ordre que le tueur de Polytechnique.  Des malades de l&#8217;esprit qui occultent et discréditent le combat de ceux &#8211; comme l&#8217;auteur de ces lignes &#8211; qui aimeraient une société plus égalitaire dans le respect de la complémentarité de chaque sexe.</p>
<p><img src="http://louisprefontaine.com/wp-content/uploads/2009/11/domination.jpg" alt="domination" title="domination" width="650" height="150" class="aligncenter size-full wp-image-3964" /></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/marestra/3130090307/" rel="nofollow">Source de l&#8217;image</a></p>
<p>« <em>Tout est possible: ces types sont suicidaires, ils se comparent à Marc Lépine et il y a des appels au passage à l&#8217;acte</em> », affirme Patric Jean, qui devait présenter son documentaire « La domination masculine » en sol québécois.  Oui, ces hurluberlus ne vont pas bien.  Se réclamer d&#8217;un individu ayant tué de sang froid quatorze femmes dans la fleur de l&#8217;âge, voilà qui glace la sang.  Ces gens ont davantage besoin de soins professionnels, à mon avis, que de l&#8217;attention médiatique qu&#8217;on leur confère.  Ils sont autant représentatifs de la mouvance masculiniste que le Conseil du Patronat puisse l&#8217;être du sort des moins-nantis.   </p>
<p>Ceci dit, ce n&#8217;est pas parce que quelques détraqués s&#8217;approprient une cause que la cause en soi n&#8217;a pas de valeur intrinsèque.  Il existe bel et bien un <a href="http://louisprefontaine.com/2008/06/17/sexisme-deux-poids-deux-mesures">deux poids, deux mesures</a>, dès qu&#8217;il est question des rapports entre les sexes au Québec.  On tolère un certain sexisme ambiant, présenté comme le « gros bon sens », à l&#8217;encontre des hommes, mais le contraire est dénoncé avec vigueur par le Conseil du statut de la femme et ses sbires.</p>
<p>En fait, ne s&#8217;agit-il pas là précisément du point de départ de toute l&#8217;injustice présumée?  Pourquoi un « Conseil du statut de la femme » plutôt que de l&#8217;homme ou de l&#8217;égalité?  Pourquoi s&#8217;intéresser à un seul sexe en particulier plutôt que de chercher des solutions pour faciliter les relations intersexuelles dans le respect de nos valeurs égalitaires?  Mais il ne s&#8217;agit que d&#8217;un exemple parmi d&#8217;autres de cette inégalité dans la recherche de l&#8217;égalité.</p>
<p>Ainsi, pourquoi tolère-t-on des centres d&#8217;entraînement pour femmes seulement, mais pas des tavernes uniquement pour les hommes?   On objecte généralement que les femmes ont envie de pouvoir s&#8217;entraîner en paix sans se faire reluquer constamment.  Soit.  Mais les hommes n&#8217;auraient-ils pas parfois envie de se regrouper entre eux sans avoir à se mettre sur leur trente-six avant de sortir?  N&#8217;auraient-ils pas envie eux aussi d&#8217;un endroit où se retrouver ensemble?  Il y a là un traitement médiatique inégal: la femme qui se fait refuser l&#8217;accès à la taverne voit son histoire propulsée à la première page des journaux, alors que l&#8217;homme vivant à un coin de rue d&#8217;un club de conditionnement physique et qui s&#8217;en fait interdire l&#8217;entrée &#8211; s&#8217;il trouve seulement le courage d&#8217;y mettre les pieds &#8211; subit seul son sa honte et sa frustration.</p>
<p>De même, pourquoi tolère-t-on la violence psychologique et ne la considère-t-on pas de la même manière que la violence physique, alors que la plupart des psychologues s&#8217;entendent pour dire qu&#8217;elle fait au moins aussi mal?  Bien sûr, on a télédiffusé quelques publicités sur le sujet, mais elles dépeignaient toujours l&#8217;homme comme étant l&#8217;auteur de cette violence, ce qui ne correspond pas du tout à la réalité, comme l&#8217;a démontré une étude de <a href="http://louisprefontaine.com/2009/01/27/violence-conjugale-mythe-homme-violent">Statistique Canada</a>.  Dans celle-ci, il a été établi que dans le contexte d&#8217;une relation de couple, les homme étaient plus nombreux que les femmes à se faire menacer ou lancer un objet, à se faire mordre, frapper avec un objet ou les pieds, et à être victimes de violence conjugale en général, physique ou psychologique.</p>
<p>Finalement, pourquoi personne ne parle de la suprême injustice, celle qui devrait occulter toutes les autres: l&#8217;espérance de vie?  En 2006, l&#8217;espérance de vie à la naissance d&#8217;une femme était de 83,3 ans, contre 78,3 ans pour un homme.  Cinq ans de moins!  On est loin ici des petits débats pépères d&#8217;équité salariale: être un homme au Québec signifie vivre en moyenne cinq années de moins qu&#8217;une femme.  Évidemment, certains bien-pensants s&#8217;empressent de souligner les différences physiologiques entre un homme et une femme; il serait donc <em>normal</em> selon ces casuistes qu&#8217;une femme vive plus longtemps qu&#8217;un homme parce qu&#8217;elle serait génétiquement programmée pour le faire.  Ce ne serait pas parce que l&#8217;homme s&#8217;échine plus durement à la tâche ou que ses conditions de travail à lui sont plus difficiles.  Non, non, c&#8217;est la génétique.</p>
<p>Or, ce qu&#8217;on ne veut admettre dans le sérail du pouvoir féministe, c&#8217;est qu&#8217;il y a là encore un deux poids, deux mesures.  Par exemple, pourquoi présente-t-on la <a href="http://louisprefontaine.com/2008/11/22/pourquoi-je-ne-voterai-jamais-quebec-solidaire">parité</a> des candidats, députés ou ministres politiques comme une avancée de la cause des femmes, alors que d&#8217;une manière naturelle, intrinsèque &#8211; peut-être même génétique &#8211; celles-ci sont <em>naturellement</em> moins portées vers la chose publique, ce combat viril des idées?  Dit autrement: pourquoi faudrait-il accepter que la nature ait choisi les femmes pour vivre plus longtemps que les hommes, mais faudrait-il se suppléer à celle-ci pour leur faciliter l&#8217;accès aux officines du pouvoir politique?  On se prive certainement de politiciens de qualité en choisissant un individu en fonction de son sexe plutôt que pour ses idées.  </p>
<p>Pour toutes ces raisons, je ressens à la fois un malaise vis-à-vis de désespérés qui idolâtrent Marc Lépine, mais également face à un documentaire se voulant un énième outil de la culpabilisation masculine.  Oui, l&#8217;égalité n&#8217;est pas encore atteinte, oui il reste des combats à mener, mais ceux-ci concernent autant les hommes que les femmes.  </p>
<p>Les féministes ont poussé les hommes du faîte de leur antique domination, mais elles ne semblent pas concevoir qu&#8217;il existe de la place pour deux sur ce sommet, et que ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on pousse les uns vers le bas que les autres montent forcément.  Sous prétexte de régler des injustices réelles, elles en créent de nouvelles dont elles rejettent ensuite la responsabilité du revers de la main.  </p>
<p>Et le plus triste, c&#8217;est que certains hommes &#8211; mais aussi des femmes de la nouvelle génération, plus réalistes vis-à-vis des injustices que subissent l&#8217;autre sexe &#8211; choisissent le ressentiment et le mépris des acquis de leurs aînées plutôt que de prendre la situation actuelle comme un défi permettant de bâtir une réelle égalité complémentaire, pacifiquement, dans le respect des institutions et du droit de parole de l&#8217;autre.</p>
<p>À quand un véritable débat sur l&#8217;égalité et la complémentarité des sexes au Québec?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Laraque et Octane 7.0: histoire de pitounes ou de sexisme?</title>
		<link>http://louisprefontaine.com/2009/10/13/octane70-laraque-publicite-sexisme-egalite</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 19:44:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Préfontaine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[S'acharner à s'opposer à toute vision sexualisée de la femme et à décrier quiconque affirmerait qu'on pourrait même s'intéresser au corps d'une femme pour ce qu'il est, soit un corps de femme, tout en courbes et en délices, est contre-productif.  Ça nous éloigne les uns des autres.  Ça nous divise.  Ça dépeint le sexe comme étant quelque chose de mal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À une certaine époque, l&#8217;Église catholique mettait à l&#8217;index les oeuvres jugées séditieuses.  Aujourd&#8217;hui &#8211; grande évolution &#8211; ce sont d&#8217;autres groupes qui s&#8217;en chargent.  Certains regroupements féministes, par exemple, qui dénoncent la <a rel="nofollow" href="http://www.youtube.com/watch?v=vuxyDmGaEpQ">nouvelle publicité</a> mettant en vedette le joueur de hockey George Laraque.</p>
<p><img src="http://louisprefontaine.com/wp-content/uploads/2009/10/laraque-octane70-sexisme1.jpg" alt="laraque-octane70-sexisme1" title="laraque-octane70-sexisme1" width="650" height="150" class="aligncenter size-full wp-image-3693" /></p>
<p><a rel="nofollow" href="http://www.youtube.com/watch?v=vuxyDmGaEpQ">Source de l&#8217;image</a></p>
<p>Qu&#8217;on se dise d&#8217;abord les choses franchement: la publicité est nulle, le concept est nul, les comédiennes sont nulles et George Laraque a l&#8217;air du roi des nuls.  Même le produit, Octane 7.0, une boisson énergétique alcoolisée (super de se saoûler avant d&#8217;aller suer, non?), me donne envie de lâcher l&#8217;alcool et me mettre au jogging.   Le problème n&#8217;est pas là.  On se fout de savoir si une publicité est nulle ou non ou s&#8217;il est acceptable socialement de proposer des boissons alliant un dépresseur comme l&#8217;alcool à un stimulant comme la caféine.   Non.  Le gros problème, dixit l&#8217;intelligentsia féministe, c&#8217;est qu&#8217;on y voit un peu trop de popotins féminins.</p>
<p>« <em>Ce qui est dérangeant, c&#8217;est le nombre de stéréotypes [que la publicité] contient</em>,  expliquait Axelle Beniey, de la Concertation des luttes contre l&#8217;exploitation sexuelle, à Radio-Canada. <em>Elle contient beaucoup de stéréotypes sexistes. On a une bande de femmes insouciantes, à peine vêtues, la mine un peu niaiseuse</em> ».  Ah bon.  Comprenons-nous bien: si les filles avaient été habillées d&#8217;un beau petit tailleur et qu&#8217;elles avaient eu l&#8217;air intelligentes, ça aurait été correct.  Montrer des courbes, des fesses, des seins, des femmes allumées et excitantes, non non non.  Et si jamais tu bandes, tu périras en enfer!</p>
<p>En fait, c&#8217;est l&#8217;éternel deux poids, deux mesures.  La publicité dépeint constamment l&#8217;homme comme un gros zéro, au mieux comme un adolescent attardé incapable d&#8217;allumer un barbecue, au pire comme un chat se lançant dans les rideaux et exigeant sa pâtée.  Ce genre de « stéréotypes sexistes » n&#8217;émeut personne.  On n&#8217;assiste jamais à une conférence de presse de regroupements féministes réclamant que les hommes aient l&#8217;air un peu plus intelligents et affichent une mine moins niaiseuse.  Non, les féministes s&#8217;occupent du méchant sexisme à l&#8217;égard des femmes, et tant pis pour les hommes.</p>
<p>Et si c&#8217;était en partie à cause d&#8217;un certaine féminisme revanchard et insensible à l&#8217;évolution de la société que de nombreux hommes ne savaient plus <a rel="nofollow" href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200908/30/01-897223-les-quebecois-ne-savent-plus-draguer-to-drague-or-not-to-drague.php">comment aborder une femme</a>?</p>
<p>Car n&#8217;oublions pas: c&#8217;est bien entre autres choses la libido qui nous pousse les uns vers les autres.  On pourrait même dire que le sexe mène le monde.  S&#8217;acharner à s&#8217;opposer à toute vision sexualisée de la femme et à décrier quiconque affirmerait qu&#8217;on pourrait même s&#8217;intéresser au corps d&#8217;une femme pour ce qu&#8217;il est, soit un corps de femme, tout en courbes et en délices, est contre-productif.  Ça nous éloigne les uns des autres.  Ça nous divise.  Ça dépeint le sexe comme étant quelque chose de mal.</p>
<p>À l&#8217;époque, le sexe dans la position du missionnaire et pour procréer.  Aujourd&#8217;hui, dans le respect de la femme non-objet mais désirée sexuellement dans un contexte de non-infériorité et d&#8217;égalité.  Attendez, répétez après moi: l&#8217;homme doit considérer la femme comme son égale, ce qui est normal, mais ne doit pas pouvoir l&#8217;apprécier ou la désirer avant la chambre à coucher.</p>
<p>On progresse, mais que c&#8217;est lent!</p>
<p>Faut-il se surprendre qu&#8217;autant de femmes se tournent vers des hommes venus d&#8217;ailleurs et n&#8217;ayant pas subi cet étrange conditionnement pavlovien où il faut apprendre à ne pas s&#8217;intéresser physiquement à une femme?  Des hommes qui, le moment venu, sont capables de penser un peu moins en haut et un peu plus en bas..</p>
<p>Et si on se prenait moins au sérieux?  Oui, il y a des publicités qui dépeignent les hommes ou les femmes comme des idiots finis.  Oui, des femmes ou des hommes sont parfois en petites tenues ou jouent des rôles dégradants.  Et puis quoi, encore?  Les filles de la publicité de Octave 7.0 ont effectivement l&#8217;air niaiseuses et pulpeuses, semblant offrir des heures de plaisir charnel bien davantage que des discussions passionnantes sur la philosophie quantique.    Et alors?  C&#8217;est la vie, non?  L&#8217;homme qui va vers la femme, qui la contemple, qui la conquiert.  La femme qui se pâme, qui montre ses atours, et se laisse ou non saisir?  Pourquoi vouloir s&#8217;opposer à notre propre nature?</p>
<p>Si une femme ou un homme ne se sent pas respecté de cette façon, il ou elle a le droit de le dire et il est du devoir de l&#8217;autre de le respecter, mais ne devrait-on pas laisser chaque individu choisir?  Si une femme a envie de poser à moitié habillée et qu&#8217;un homme a le goût de la mater, si chacun y trouve son plaisir, pourquoi s&#8217;y opposer?</p>
<p>Au lieu de<a rel="nofollow" href="http://www.cyberpresse.ca/sports/hockey/200910/13/01-910913-publicite-controversee-laraque-presente-ses-excuses.php"> s&#8217;excuser</a>, George Laraque aurait pu lancer le message qu&#8217;il est possible d&#8217;apprécier le corps féminin sans pour autant manquer de respect aux femmes.   Il aurait ainsi davantage contribué à l&#8217;égalité des sexes que plusieurs décennies de débats vains sur ce que doit être ou ne pas être une femme ou un homme.   Autrement dit: si un individu a le goût de regarder un autre individu du sexe opposé (ou du même sexe) et de fantasmer un peu, cela ne devrait pas constituer un frein à l&#8217;égalité, mais plutôt un profond stimulus nous rappelant qu&#8217;avant d&#8217;être égaux, nous sommes surtout complémentaires.</p>
<p>Et c&#8217;est de cette complémentarité, dans le respect d&#8217;un homme qui aime conquérir et d&#8217;une femme qui apprécie montrer ses formes, que peut naître la véritable égalité.  Celle qui nous donne le recul nécessaire pour considérer une publicité nulle d&#8217;un gars baraqué jouant au hockey avec des pitounes pour ce qu&#8217;elle est: une publicité nulle d&#8217;un gars baraqué jouant au hockey avec des pitounes.  Et non pas quelque dégradation imaginée méritant l&#8217;opprobre général et la mise à l&#8217;index.</p>
<p>Et si on remplaçait le Conseil du statut de la femme par un Conseil de l&#8217;égalité, ou mieux encore, de la complémentarité?</p>
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		<title>Polytechnique: quand le féminisme radical cherche des coupables</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 04:05:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Préfontaine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Certaines féministes sont prêtes à tout pour récupérer un événement comme la sortie du film Polytechnique afin de faire valoir leur vision féminocentriste du monde. C&#8217;est le cas de Micheline Carrier, éditrice du site féministe radical Sysiphe.org et qui a publié un texte assez éloquent dans Le Devoir de cette fin de semaine.  Dans sa lettre, elle  soutient qu&#8217;on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2180" title="feminisme-radical" src="http://lelectronlibre.net/carnet3/wp-content/uploads/2009/02/feminismgraphic-300x240.gif" alt="feminisme-radical" width="300" height="240" />Certaines féministes sont prêtes à tout pour récupérer un événement comme la sortie du film Polytechnique afin de faire valoir leur vision féminocentriste du monde. C&#8217;est le cas de Micheline Carrier, éditrice du site féministe radical <a href="http://sisyphe.org">Sysiphe.org</a> et qui a publié un texte assez éloquent dans <a href="http://www.ledevoir.com/2009/02/14/233658.html">Le Devoir </a>de cette fin de semaine.  Dans sa lettre, elle  soutient qu&#8217;on aurait agi contre le racisme si toutes les victimes du 6 décembre 1989 avaient été noires et elle s&#8217;insurge contre ceux qui veulent dépolitiser cette tuerie.<br />
<span id="more-2179"></span><br />
Par une étrange récupération des émeutes de Montréal-Nord, Mme. Carrier soutient que si les victimes avaient toutes été noires, on aurait considéré cela comme du racisme et on aurait agit en conséquence, ce qui sous-entend qu&#8217;il faudrait dénoncer le sexisme sur la base des actions violentes de Marc Lépine. Elle affirme: « <em>Ne croyez-vous pas que cette communauté aurait été justifiée de n&#8217;analyser ce geste que comme du racisme? Croyez-vous que ses membres auraient eu tort de se sentir meurtris par ce drame et qu&#8217;ils auraient enterré l&#8217;événement en décidant de ne plus jamais en parler?</em>»  Elle a raison: on aurait considéré ce geste comme étant raciste.  Un geste raciste commis par un déséquilibré.  Mais pourquoi ouvrir une grande discussion nationale sur le racisme (ou le sexisme) pour les actions d&#8217;un seul individu, très malade de surcroît?</p>
<p>Si Lépine n&#8217;avait pas tué des femmes, ça aurait été autre chose.  Dans sa dernière lettre, il écrivait:</p>
<blockquote><p>« <em>J’avais déjà essayés dans ma jeunesse de m’engager dans les Forces comme élève-officier, ce qui m’aurais permit de possiblement pénétrer dans l’arsenal et de procédé Lortie dans une rassia. Ils m’ont refusé because associàl. J’ai donc attendu jusqu’a ce jour pour mettre à exécution mes projets.</em> »</p></blockquote>
<p>  Cet homme constituait une bombe ambulante attendant le bon moment pour détoner.  </p>
<p>Aurait-on idée de lancer de grandes généralisations sur le sort des Noirs au Québec sur la base des actions d&#8217;un psychopathe raciste?  Ou devrions-nous nous pencher sur le phénomène de la haine des politiciens parce que Denis Lortie a décidé le 8 mai 1984 de pénétrer par la force à l&#8217;Assemblée Nationale?  Et pourquoi ne pas lancer une commission d&#8217;enquête sur le sort des étudiants du Cégep parce que Kimveer Gill a décidé le 13 septembre 2006 d&#8217;y commettre une tuerie?  Inutile.  Un jour un humain disjoncte.  Des baleines s&#8217;échouent sur la plage.  Les fils se touchent.</p>
<p>Ces choses-là arrivent.</p>
<p>L&#8217;important n&#8217;est pas le crime lui-même, ni qui il visait, que ce soient des Noirs, des femmes, des Juifs, des hommes.  Ce qui compte est la réaction de la majorité vis-à-vis de ce crime, pas la nature du crime lui-même. En clair, le crime de la Polytechnique était un acte isolé perpétré par une personne aux prises avec de sérieux troubles mentaux. Qu&#8217;il ait commis ce massacre au nom de Dieu, de Allah, de la race aryenne ou des hommes victimisés importe peu: cet homme était malade et son geste n&#8217;a heureusement pas trouvé d&#8217;écho positif au sein de la société. On l&#8217;a dénoncé et a on a violemment rejeté son geste et les idées sous-jacentes à sa tuerie.</p>
<p>Ainsi, et contrairement aux propos de Mme. Carrier, cet événement n&#8217;a rien de politique.   Un individu déséquilibré a décidé de faire porter le poids de ses échecs sur les épaules des femmes et a décidé de les tuer. Il aurait pu choisir d&#8217;autres causes pour expliquer ses échecs, mais il a choisi les femmes. Il était malade dans sa tête et a agi comme le font les personnes qui sont malades dans leur tête. Fin de l&#8217;épisode. A-t-on besoin de produire des thèses et d&#8217;analyser pendant vingt ans la folie d&#8217;un individu isolé? Quand une pièce est défectueuse dans une voiture, on s&#8217;en débarrasse et c&#8217;est tout. On ne cherche pas à comprendre le sens de la rupture d&#8217;un joint de dilatation. Le pièce s&#8217;est brisée, le gars était malade, c&#8217;est tout.  Nous sommes des millions et il arrive qu&#8217;une erreur se produise dans le lot.  Marc Lépine était cette pièce défectueuse et chercher une justification politique à son geste s&#8217;avère contre-productif, voire dangereux.</p>
<p>Quand Mme. Carrier affirme que « <em>les féministes n&#8217;ont pas récupéré ce drame, [qu'] elles l&#8217;ont analysé et ont cherché à en comprendre le sens</em> » tandis que les « <em>masculinistes, l&#8217;ont récupéré, eux, et mènent depuis 20 ans une guerre contre les femmes et les féministes qu&#8217;ils rendent responsables de tous leurs problèmes, comme le faisait Lépine, et parfois avec les mêmes mots </em>» elle opère dans les faits une récupération bien pire que celle dont elle accuse ses adversaires idéologiques d&#8217;opérer.   En clair, en réclamant le droit de politiser cette tragédie et d&#8217;en « comprendre le sens », elle donne le droit aux masculinistes, dont l&#8217;apparition est peut-être la résultante directe de cette insensibilité vis-à-vis des nouvelles inégalités subies par les hommes, d&#8217;en faire de même.</p>
<p>En effet, comment réclamer le droit de juger du sort des femmes à partir des actes d&#8217;un individu isolé tout en le refusant à autrui?  Si on politise, on doit accepter que ses adversaires fassent de même.  Si Mme. Carrier s&#8217;insurge que certains masculinistes tirent des conclusions erronées sur la situation des hommes en regard de cette tragédie, elle devrait peut-être reconnaître qu&#8217;elle y contribue activement en récupérant cet événement tragique pour promouvoir ses idées radicales.</p>
<p>Nous ne pourrons jamais éviter que des individus disjonctent et commettent l&#8217;irréparable.  Nous pouvons cependant contribuer à réduire les idées extrémistes qui circulent au sein de la société et qui agissent comme terreau fertile pour les esprits faibles ou troublés.  Et puisque le radicalisme entraîne le radicalisme, il conviendrait peut-être de se questionner sur le rôle négatif joué par certaines féministes qui essaient de cupabiliser les hommes pour une tragédie dont ils ne sont ni complices ni victimes.</p>
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		<title>Violence conjugale: le mythe de l&#8217;homme violent</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 02:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Préfontaine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avez-vous visionné la nouvelle campagne de publicité contre la violence conjugale? Sur Cyberpresse, on a pu la voir toute la journée: une femme semble en train de se noyer, et on invite l&#8217;internaute à cliquer sur un bouton pour l&#8217;aider. Ensuite, on peut se diriger vers le site relié à la publicité où on nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://yachinyou.com/node/89"><img class="alignleft size-full wp-image-2020" title="crying_man" src="http://lelectronlibre.net/carnet3/wp-content/uploads/2009/01/crying_man.jpg" alt="crying_man" width="250" height="336" /></a>Avez-vous visionné la nouvelle campagne de publicité contre la violence conjugale?  Sur <a href="http://cyberpresse.ca">Cyberpresse</a>, on a pu la voir toute la journée: une femme semble en train de se noyer, et on invite l&#8217;internaute à cliquer sur un bouton pour l&#8217;aider.  Ensuite, on peut se diriger vers le <a href="http://violenceconjugale.gouv.qc.ca">site</a> relié à la publicité où on nous offre également la possibilité de regarder une publicité (où une autre femme est victime) pour la <a href="http://violenceconjugale.gouv.qc.ca/video.php">télévision</a>.  Peut-on s&#8217;opposer à une telle campagne de sensibilisation?  Non.  Mais on peut souligner le fait que les deux publicités font état de femmes victimes et que le site a été entièrement conçu pour des femmes.</p>
<p>Ainsi, si je suis victime de violence conjugale et que je consulte ce site, je me fais d&#8217;abord consoler en me disant que je ne suis pas « seul<strong>e</strong> ».  Ensuite, on m&#8217;invite à cliquer sur différentes ressources, dont le Centre de solidarité lesbienne, la Maison des femmes sourdes de Montréal et « L&#8217;R des centres des femmes du Québec ».  Heureusement, on a également pensé à ma conjointe, qui peut consulter la section « services d&#8217;aides pour les conjoints violents » où elle peut notamment accéder au groupe « À coeur d&#8217;homme »&#8230;  Ai-je besoin d&#8217;en rajouter?  Le site offre principalement de l&#8217;aide aux <em>femmes</em> victimes de violence conjugale et aux <em>hommes</em> agresseurs.  Final bâton.</p>
<p>Pourtant, une étude de Statistique Canada, publiée en août 2005, a démontré que les hommes aussi sont victimes de cette violence.</p>
<ul>
<li>15% d&#8217;hommes se sont fait menacer ou lancer un objet (contre 11% de femmes);</li>
<li>34% d&#8217;hommes se sont fait pousser, gifler ou bousculer (40% de femmes);</li>
<li>34% d&#8217; hommes se sont fait mordre, frapper avec un objet ou les pieds (10% de femmes);</li>
<li>15% d&#8217;hommes se sont fait battre, étrangler ou menacer avec une arme à feu ou un couteau (25% de femmes);</li>
<li>6% de l&#8217;ensemble des Canadiens mariés ou en union libre ont été victimes de violence conjugale (7% des Canadiennes).</li>
</ul>
<p>On le constate, la violence n&#8217;a pas de sexe; tant les hommes que les femmes ont à subir des situations violentes, que ce soit de la violence psychologique, physique ou les deux.  Le problème, actuellement, réside dans le fait que les hommes ne portent pas assez plainte.    En 2003, 16 458 crimes reliés à la violence conjugale ont été rapportés à la police. Ces crimes ont fait 13 840 victimes féminines (84 %) et 2618 victimes masculines (16 %).<sup><a href="http://louisprefontaine.com/2009/01/27/violence-conjugale-mythe-homme-violent#footnote_0_2018" id="identifier_0_2018" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Minist&egrave;re de la S&eacute;curit&eacute; publique (2005). La violence conjugale. Statistiques 2003. Sainte-Foy, QC : Direction de la pr&eacute;vention et de la lutte contre la criminalit&eacute;, Minist&egrave;re de la S&eacute;curit&eacute; publique. ">1</a></sup>  En clair, hommes et femmes échangent coups et insultes, menaces et autres violences destructrices, mais au bout du compte la femme porte plainte, pas l&#8217;homme.</p>
<div align="center"><!-- WSA: rules for context 'interieur-texte' said: don't show ad --></div>
<p>Or, ne s&#8217;agit-il pas là d&#8217;une injustice?  Comment se fait-il que les hommes soient autant victimes de violence conjugale que les femmes mais qu&#8217;ils soient si peu nombreux à porter plainte?   Si j&#8217;osais une réponse, je dirais que les hommes ont peur de porter plainte et qu&#8217;ils préfèrent se cacher, convaincus qu&#8217;ils ne seraient pas crus de toute façon et que de se faire violenter par une femme est un signe de faiblesse.  Moi-même, j&#8217;ai attendu de m&#8217;être fait mordre, frapper, égratigner et bousculer avant d&#8217;oser demander à un policier si mon ex-copine avait le droit de faire cela.  Sauf que pendant que j&#8217;imprimais l&#8217;article de loi pour lui montrer qu&#8217;elle ne pouvait pas me traiter de cette façon, elle appelait la police et jouait les victimes.  Et qui a-t-on cru dans cette histoire?  Disons simplement que j&#8217;ai eu à aller jusqu&#8217;en déontologie et que justice ne m&#8217;a jamais été totalement rendue&#8230;</p>
<p>En fait, selon moi, le gros problème avec cette nouvelle campagne de publicité est le suivant: au lieu d&#8217;aider les hommes à surmonter leur honte et leur crainte des préjugés, elle contribue à les enfermer dans ce cycle dépressif de l&#8217;image de l&#8217;homme-violent et de la femme-victime.  Si j&#8217;étais un homme qui vient de manger une volée ce soir, que je regardais ces publicités et que je me retrouvais sur le site, je me sentirais bien seul.  Porterais-je plainte, sachant que non seulement on ne risque pas de me prendre au sérieux à la police mais qu&#8217;en plus il n&#8217;existe pour ainsi dire pas de ressources pour m&#8217;aider?  Mais non; je vais panser mes plaies et me convaincre que je suis un raté et qu&#8217;un homme se doit d&#8217;être fort et fier et qu&#8217;un homme qui subit la violence d&#8217;une femme ne mérite l&#8217;aide de personne.</p>
<p>Ainsi, lorsqu&#8217;on sortira les prochaines statistiques, on constatera encore une fois que les femmes ont massivement porté plainte à la police et on en tirera la conclusion erronée qu&#8217;elles sont davantage victimes et on fera encore plus pour les aider.  Et le serpent continuera de manger sa queue.</p>
<p>Sauf que pendant ce temps, il y a des hommes qui souffrent et d&#8217;autres qui se font accabler du poids de leur sexe soi-disant violent et qui se sentent dévalorisés par les actions irréfléchies de nos représentants.  À quand des politiques d&#8217;aides aux victimes réelles, et pas seulement à celles qui portent plainte?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2018" class="footnote">Ministère de la Sécurité publique (2005). La violence conjugale. Statistiques 2003. Sainte-Foy, QC : Direction de la prévention et de la lutte contre la criminalité, Ministère de la Sécurité publique. </li></ol>]]></content:encoded>
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