Les chartes contre la démocratie québécoise

4 mars 2010

En faisant primer la liberté individuelle d’individus atomisés et déconnectés des valeurs globales de la nation québécoise, on rend toute protection de nos libertés collectives infiniment plus difficile à réaliser. On gaspille quantité d’énergie en procès, en requêtes, en lois, en amendement, alors qu’il pourrait être si simple de déterminer la suprématie du parlement. On regarde, comme un match de tennis ennuyant, la démocratie québécoise voter des lois à l’unanimité pour protéger notre langue, et une minorité d’avocats défendant une minorité d’anglophones les défaire en Cour suprême.

Racisme ordinaire

16 janvier 2010

Défendre le français à Montréal et au Québec, c’est défendre non seulement la pluralité et la diversité des cultures de par le monde, c’est aussi se battre pour l’indépendance des peuples. Lorsqu’un peuple se respecte assez pour exiger sa langue, il démontre qu’il n’est pas à vendre et qu’on ne peut pas le détruire à coup de réformes du FMI, comme celles qui ont poussé Haïti à la ruine.

Bilan de fin d’année (merci!)

9 décembre 2009

Faire ce que j’aime et faire avancer le Québec, voilà ce qui m’enchante. Être à la pointe d’une génération montante de Québécois qui, à l’image des premiers nationalistes du début du vingtième siècle, désire réinventer la société et placer le combat identitaire au coeur des décisions. En finir avec le rouge d’un côté et le bleu de l’autre; en finir avec ceux qui m’accusent d’être d’extrême-droite et les autres d’extrême-gauche; en finir avec les idées préconçues mortifiées à l’avance et qui oublient l’essentiel: assurer la survie de nos valeurs et s’assurer que cette survie ne se fasse pas au détriment des plus démunis. Un nationalisme civique, inclusif, centriste, et qui ne perdra jamais ces deux objectifs de vue. Jamais.

Banlieue: la défrancisation tranquille

26 novembre 2009

On constate un recul généralisé du français dans les banlieues, principalement à Laval. Dans cette ville, l’anglicisation est spectaculaire: -5% de personnes parlant le français à la maison en cinq ans, et une croissance de 30% de la population anglophone! À ce rythme, les francophones seront minoritaires dans l’île-Jésus vers 2026.

Pour un contrat d’intégration des immigrants au Québec

23 novembre 2009

Au lieu de demander aux immigrants de s’adapter à la culture des habitants du pays, on demande aux habitants du pays de s’adapter à la culture immigrante. Au lieu d’exiger des nouveaux arrivants qu’ils cherchent à s’intégrer à la culture de la majorité, on exige de la majorité qu’elle s’adapte à la minorité. C’est le monde à l’envers, simplement.

Peut-on faire confiance à Marois?

22 novembre 2009

La loi 101 au cégep, nous n’en aurions pas besoin si nos élites reconnaissaient la nécessité de s’opposer au bilinguisme institutionnel. S’ils usaient de leur tribune pour rappeler que si l’apprentissage de plusieurs langues peut être utile, voire nécessaire dans certains milieux, il ne faut pas qu’il l’emporte sur une valeur encore plus importante, telle la survie du français en Amérique du Nord.

Le Québec reçoit-il trop d’immigrants?

10 novembre 2009

Comment peut-on espérer sauver notre langue, dans un pays étranger, dans une Amérique du Nord où nous ne sommes que 2%, si en plus on nous impose une immigration supérieure à la majorité des pays développés? Comment rivaliser, en terme d’intégration, avec l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Angleterre ou l’Espagne? Ce sont tous des pays souverains dont la langue commune est unanimement reconnue et où le potentiel d’intégration y est donc beaucoup plus élevé qu’au Québec.

Je suis Louis Préfontaine

J’écris comme je vis. Je m’installe devant le clavier et mes doigts, insatiables, font le boulot. Mon but dans la vie est de vivre en écrivant des textes comme ceux que vous pouvez lire ici. J’ai des opinions fortes et le combat des idées ne me fait pas peur: je me suis déjà fait les dents!

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