Sur la ligne de feu

2 mars 2010

Qu’on le veuille ou non, c’est une guerre. Une lutte entre nos valeurs, nos conceptions de l’espace public et des libertés, et celles d’individus sans scrupules qui croient pouvoir utiliser notre ouverture contre nous-mêmes, qui enfoncent nos portes ouvertes et occupent ensuite nos maisons. Et dans cette guerre, sur ce front, se trouvent des gens comme Tania qui, si elle a laissé tomber l’enseignement aux enfants, continue néanmoins d’apprendre notre langue et notre culture aux immigrants adultes et participe, en se prenant des balles de haine à chaque jour, à améliorer notre société et à favoriser une plus grande cohésion, dans le respect de nos valeurs communes.

Quand le pluralisme tue la pluralité

10 février 2010

La vraie diversité, celle qui mérite d’être choyée et protégée, est celle qui se perpétue dans le temps, qui se projette dans le futur. Ce sont les rites, les coutumes, les langues, les façons différentes de voir le monde qui existent dans chaque pays, au sein de chaque peuple. En refusant l’assimilation des nouveaux arrivants à leur société d’accueil, c’est de cet héritage qu’on se prive.

Pour un contrat d’intégration des immigrants au Québec

23 novembre 2009

Au lieu de demander aux immigrants de s’adapter à la culture des habitants du pays, on demande aux habitants du pays de s’adapter à la culture immigrante. Au lieu d’exiger des nouveaux arrivants qu’ils cherchent à s’intégrer à la culture de la majorité, on exige de la majorité qu’elle s’adapte à la minorité. C’est le monde à l’envers, simplement.

La vieille souche

17 novembre 2009

Des Facundo Medina, il y en a peut-être un sur vingt. J’en veux des milliers, mais c’est impossible: Facundo Medina, c’est l’erreur dans le système, la défaillance dans la matrice, l’écran bleu sur l’ordinateur qui gèle tout et qui force à relancer le système. C’est celui qui a vu la vieille souche, qui a pris le temps d’observer les rainures et les cicatrices de sa vieille écorce, qui a voulu s’interroger sur le futur et le destin de ce peuple qui se meurt faute d’avoir su se donner les moyens de survivre.

De Hérouxville à Ottawa: La Presse se ridiculise

15 novembre 2009

On en dira ce qu’on en veut, mais le problème des accommodements raisonnables n’est pas réglé. Le gouvernement Charest a caché la poussière sous le tapis en espérant que d’autres se chargeraient de la dissimuler sous le canapé. Ne soyons pas dupes: La Presse et le gouvernement du Canada possèdent la même croyance, c’est-à-dire celle que les francophones ne constituent qu’une ethnie parmi d’autres et qu’en tant que tel ils ne sont pas dignes de se questionner sur la place des immigrants dans la société.

Je suis Louis Préfontaine

J’écris comme je vis. Je m’installe devant le clavier et mes doigts, insatiables, font le boulot. Mon but dans la vie est de vivre en écrivant des textes comme ceux que vous pouvez lire ici. J’ai des opinions fortes et le combat des idées ne me fait pas peur: je me suis déjà fait les dents!

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