Notre chien de garde a faim

20 mai 2010

Concrètement, on y confirme ce qui ne fait plus grand doute dans l’esprit des gens: les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. Ce qui est nouveau, plutôt, c’est la compréhension de la façon dont se produit cet accroissement des inégalités sociales. De 1976 à 2006, l’économie québécoise a cru de 71%. Au même moment, la majorité des gains de revenu a été au 10% des gens les plus riches pendant que les 70% les plus pauvres ont vu leur assiette fiscale régresser. Tous les déciles sous le décile 8, à l’exception des ultra-pauvres, ont subi une détérioration de leurs revenus au cours de cette période.

Budget 2010: prendre du pauvre pour donner au riche

30 mars 2010

Au-delà des chiffres et de l’appauvrissement généralisé de ceux qui n’ont pas les moyens de participer à la grande « richesse individuelle » prônée par le Parti Libéral et sanctifiée par le Parti Québécois, on constate que si ce budget demande des efforts à tous les citoyens, ceux-ci sont répartis différemment selon qu’on gagne plus ou moins d’argent. À une certaine époque, on croyait à la redistribution de la richesse. On comprenait que la pauvreté entraînait des coûts importants – ne serait-ce qu’au niveau du crime et de la santé. Aujourd’hui, on a inversé la pyramide et on opère désormais la redistribution inverse: on prend du pauvre et on donne au riche.

Le PQ, toujours plus à droite

13 mars 2010

Cette énième fuite en avant du véhicule rouillé d’un nom ayant déjà mérité ses lettres de noblesse, ne réussira, en cherchant à cloner le Parti Libéral, qu’à frustrer ses éléments de centre-gauche et à les inciter à joindre les rangs de Québec Solidaire ou d’autres partis à l’écoute des besoins de l’ensemble de la population. Le parti met définitivement la hache dans ce qui constituait, à l’origine, son essence, et a décidé de larguer sa gauche pour satisfaire des visées électoralistes et/ou les argentiers préparant sa triomphale victoire aux prochaines élections.

Le génocide des pauvres

8 mars 2010

Non, ce refus d’imposer les mieux-nantis, entreprises ou individus, ne constitue pas un fait divers. C’est la prémisse d’un changement de l’ordre social, d’une attaque non seulement contre l’État-providence, mais également contre la civilisation, contre nos valeurs humaines, contre cette conception que la vie est sacrée et que chaque humain a le droit de la vivre pleinement.

Les grands démolisseurs

24 février 2010

C’est une véritable foi dans le libre-marché. Ça n’a rien de rationnel. On en arrive à une logique complètement circulaire et fermée où toute proposition promettant de seulement limiter ou contrôler le marché se voit immédiatement discréditée à coups d’arguments idéologiques issus du petit catéchisme néolibéral. Hausser les impôts des plus riches? Êtes-vous fou, pensez à notre productivité! Mieux imposer les entreprises? Ça ne va pas, elle vont partir en Chine! Les propagandistes ont réponse à tout.



Je suis Louis Préfontaine

J’écris comme je vis. Je m’installe devant le clavier et mes doigts, insatiables, font le boulot. Mon but dans la vie est de vivre en écrivant des textes comme ceux que vous pouvez lire ici. J’ai des opinions fortes et le combat des idées ne me fait pas peur: je me suis déjà fait les dents!

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